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Pour les commerçants sénégalais, une fête de l'Eid au goût amer


Faute de clients, les tailleurs se limitent à exposer leurs modèles, à Dakar, le 22 mai 2020. (VOA/Seydina Aba Gueye)

D'ordinaire, l'Eid englobe tout un business au Sénégal. Des tailleurs aux vendeurs de produits agro-alimentaires, en passant par les éleveurs... Pas cette année, car la maladie Covid-19 a paralysé la quasi-totalité de ces activités.

Au Sénégal, Eid rime avec joli boubou mais cette année cette tendance n’est pas à l'ordre du jour à cause du coronavirus. Chez les couturiers, la forte affluence a laissé place au néant comme l'affirme Abdoulaye Khouma, tailleur à Wakhinane Nimzatt, dans la banlieue de Dakar.

"Ça ne marche pas depuis que le coronavirus est rentré dans le pays", indique le couturier, qui ajoute que depuis 2 mois il ne reçoit plus de commandes. Une tendance qui se poursuit en cette période de Korité.

Un coup dur pour Abdoulaye et ses collègues tailleurs qui se tournent les pouces. Selon ce père famille, son atelier "pratiquement fermé" prouve que le secteur traverse une période de vache maigre.

COVID-19: l'activité économique sénégalaise paralysée
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Tout comme les couturiers, les éleveurs de volaille sont également sans ressources durant une période où ils sont d'habitude assaillis par les clients. Le poulet servi pour le grand festin de l'Eid est profondément affecté par la maladie Covid-19.

Serigne Saliou Seck est éleveur dans la périphérie de Dakar. Il dit vivre l'un de ses pires moments avec la crise née de la pandémie qui a soulevé de véritables problèmes. Les clients ne viennent plus, ce qui a complètement fait baisser les revenus habituels à l’approche de la fête de Korité. Pour s'en sortir, les éleveurs ont baissé les tarifs pour que les "clients puissent avoir les poulets à un prix favorable", explique-t-il.


Dans les marchés, les vendeurs de produits agro-alimentaires vivent le même calvaire. L'engouement habituel suscité par l'Eid a été balayé par le coronavirus.

Ousseynou Gaye ne voit plus l'ombre d'un client. "Le business ne marche pas", se lamente le commerçant. Actuellement les commerçants investissent à perte, explique-t-il. "On est aussi obligé de baisser les prix, ça c’est une évidence", conclut-il, dépité.

Dans les ateliers de couture, les poulaillers ou les marchés, le constat est le même: l'activité est au point mort.

La fête de l'Eid, qui était une source conséquente de revenus, a perdu son ampleur à cause du coronavirus. Au grand dam des acteurs.

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