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Une cyberattaque paralyse des cibles dans 17 pays dont au Kenya et en Afrique du Sud

Des répartiteurs du service d'ambulances gratuites Rescue.co devant des écrans d'ordinateur à Nairobi, au Kenya, le 11 juin 2020.

Au moins deux pays africains, le Kenya et l'Afrique du Sud, feraient partie des 17 nations touchées par une cyberattaque massive dont les auteurs présumés réclament une rançon de 70 millions de dollars.

La cyberattaque, qui a eu lieu vendredi, serait la plus grande attaque mondiale de ransomware jamais enregistrée. Les équipes de cybersécurité travaillent fébrilement pour réparer les dégâts, tandis qu'un gang lié à la Russie, REvil, est accusé d'en être l'auteur.

Selon les experts, ce n'est pas une coïncidence si REvil a lancé son attaque au début du week-end du 4 juillet, sachant que les bureaux américains seraient peu occupés.

REvil a proposé tard dimanche, dans une publication sur son site dark web, une clé logicielle de décryptage universelle qui permettrait de déverrouiller toutes les machines touchées, en échange de 70 millions de dollars en crypto-monnaies.

Pour sa part, le FBI, la police fédérale américaine, annonce dans un communiqué qu'il a ouvert une enquête.

Le président américain Joe Biden a laissé entendre samedi que les États-Unis réagiraient s'il était établi que le Kremlin était impliqué de près ou de loin.

Large éventail de victimes

Un large éventail d'entreprises et d'organismes publics ont été touchés par cette énième attaque, notamment dans les services financiers, les voyages et les loisirs et le secteur public.

En général, les auteurs de ransomware s'infiltrent dans les réseaux et sèment un logiciel qui ces réseaux en otage en brouillant toutes leurs données. Les victimes obtiennent une clé de décodage lorsqu'elles paient.

La chaîne d'épicerie suédoise Coop a déclaré que la plupart de ses 800 magasins seraient fermés pour un deuxième jour dimanche, car le fournisseur de leur logiciel de caisse enregistreuse était paralysé. En Allemagne, une société de services informatiques dont l'identité n'a pas été révélée a déclaré aux autorités que plusieurs milliers de ses clients avaient été compromis, selon l'agence de presse dpa.

La plupart des victimes de ransomware ne signalent pas publiquement les attaques et ne révèlent pas si elles ont payé une rançon.

Le cercle vicieux des rançons

L'analyste Brett Callow d'Emsisoft a déclaré qu'il soupçonnait REvil d'espérer que les assureurs pourraient faire leurs calculs et déterminer que les 70 millions de dollars leur reviendraient moins cher que des temps d'arrêt prolongés.

Les gangs de ransomware sophistiqués du niveau de REvil examinent généralement les dossiers financiers d'une victime - et les polices d'assurance s'ils peuvent les trouver - à partir des fichiers qu'ils volent avant d'activer le ransomware.

Ce n'était pas la première attaque de ransomware qui passe par les fournisseurs de services informatiques. En 2019, des hackers ont entravé les réseaux de 22 municipalités texanes par l'intermédiaire d'un seul fournisseur de services. La même année, 400 cabinets dentaires américains ont été paralysés dans une attaque similaire.

La société de cybersécurité ESET a identifié des victimes dans au moins 17 pays, notamment au Royaume-Uni, en Afrique du Sud, au Canada, en Argentine, au Mexique, en Indonésie, en Nouvelle-Zélande et au Kenya.

Actif depuis avril 2019, REvil fournit un ransomware-as-a-service, ce qui signifie qu'il développe le logiciel de paralysie de réseaux et le loue à de soi-disant affiliés qui infectent les cibles et se taillent la part du lion des rançons.

Les responsables américains affirment que les bandes de ransomware les plus puissantes sont basées en Russie et dans les États alliés et opèrent avec la tolérance du Kremlin et parfois en collusion avec les services de sécurité russes. Des accusations rejetées par Moscou.

Des mois après le piratage de Solarwinds, les autorités américaines sur le qui-vive
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Troisième suicide parmi les policiers qui avaient défendu le Capitole

Des barrières anti-émeutes et du fil barbelé renforcent la zone de sécurité au Capitole, à Washington, le 19 janvier 2021.

Les autorités américaines ont annoncé lundi le troisième décès par suicide de l'un des policiers qui étaient intervenus au capitole lorsque le bâtiment avait été pris d'assaut par des manifestants en colère le 6 janvier.

Selon un communiqué de la police métropolitaine de Washington DC, l'agent en question, Gunther Hashida, a été retrouvé mort à son domicile jeudi dernier.

En poste à la police métropolitaine depuis mai 2003, il faisait partie de l'équipe d'intervention d'urgence au sein de la division des opérations spéciales.

Il s'agit du troisième suicide connu parmi les policiers qui avaient été déployés pour mettre fin à l'assaut du Capitole le 6 janvier. Ce jour là, le Congrès s'était réuni pour valider les résultats de l'élection présidentielle de novembre 2020, remportée par le démocrate Joe Biden, qui avait triomphé sur le républicain Donald Trump.

Gunther Hashida était marié et le père de trois enfants, rapporte le quotidien New York Daily News. Avant lui les policiers Jeffrey Smith et Howard Liebengood s'étaient suicidés peu de temps après les événements du 6 janvier.

A ce jour, plus de 500 personnes ont été inculpées à travers les États-Unis dans le cadre de ces événements.

Manifestation de la diaspora africaine en Inde après la mort d'un Congolais en détention

Patrouille de police dans une rue de Bangalore, en Inde, le 12 août 2020.

Selon la presse indienne, il s'agit d'un ressortissant de la RDC.

Une manifestation de la diaspora africaine en Inde a eu lieu lundi, après l'annonce officielle de la mort d'un étudiant congolais qui était entre les mains de la police, a-t-on appris de source officielle.

L'étudiant congolais, Joel Shindani Malu, avait été arrêté dans la nuit parce qu'il était soupçonné de posséder des drogues, selon une source policière.

Criant au racisme, la communauté africaine de la ville, mobilisée par un groupe dénommé "Fédération panafricaine", a organisé une manifestation suite à laquelle au moins six ressortissants de pays africains ont été blessés dans des échauffourées avec la police.

Le quotidien Deccan Herald précise qu'il s'agit d'un ressortissant de la République démocratique du Congo. Son visa et son passeport avaient expiré en 2015, selon la chaîne indienne NEWS18. Les tentatives de la VOA de confirmer ces détails auprès des autorités congolaises n'ont pas reçu une réponse immédiate.

Joel Malu, 27 ans, a été arrêté par la police dimanche pour possession d'une petite quantité de pilules d'ecstasy, une drogue illégale, et il est décédé en garde à vue lundi matin d'un arrêt cardiaque, selon un responsable.

L'étudiant avait auparavant été diagnostiqué comme souffrant de bradycardie, et les tentatives pour le ranimer furent vaines, selon la même source.

Après son décès, plusieurs ressortissants de pays africains ont organisé une manifestation devant le commissariat de police et se sont bagarrés avec des policiers.

Les manifestants ont réfuté l'affirmation de la police selon laquelle Joel Malu était mort d'un arrêt cardiaque et ont accusés de l'avoir détenu à tort. La police a fait usage de matraques pour repousser les manifestants et en a arrêtés une douzaine.

La police a ajouté avoir ouvert une enquête sur ce décès.

Les ressortissants des pays africains accusent souvent la police indienne de harcèlement et de racisme.

Nombre d'entre eux affirment qu'ils sont régulièrement détenus sur la base de fausses accusations de trafic de drogue et qu'ils sont quotidiennement victimes de discrimination.

Avec AFP et Reuters

Espagne: après un an d'exil, Juan Carlos toujours cerné par les enquêtes

L'ancien roi d'Espagne, Juan Carlos

Le 3 août 2020, l'ex-roi d'Espagne Juan Carlos quittait son pays pour entamer un exil doré aux Emirats. Un an plus tard, les enquêtes judiciaires qui l'ont poussé à partir sont toujours en cours et hypothèquent son éventuel retour.

L'ancien monarque, âgé de 83 ans, avait alors expliqué vouloir "faciliter" à son fils Felipe VI "l'exercice" de ses fonctions devant "les conséquences publiques de certains événements passés de (sa) vie privée".

Mais sa destination, les Emirats arabes unis, avait encore plus attisé les critiques, alors que ses liens avec les monarchies du Golfe sont au centre des soupçons sur sa fortune opaque.

Juan Carlos fait l'objet d'enquêtes en Espagne et en Suisse, où la justice cherche à déterminer s'il a empoché une commission dans le cadre de l'attribution à des entreprises espagnoles d'un contrat pour la construction d'un train à grande vitesse en Arabie saoudite en 2011.

Au centre de cette affaire figure un virement de 100 millions de dollars qu'il aurait reçu en 2008 de l'ancien roi saoudien Abdallah sur un compte en Suisse.

Visé en Espagne par deux autre enquêtes judiciaires, Juan Carlos a tenté d'éviter les poursuites en procédant depuis fin 2020 à deux régularisations fiscales d'un montant total de plus de 5 millions d'euros.

Mais la justice n'a pas encore statué et le fisc a, de surcroît, ouvert lui aussi une enquête pour déterminer l'origine de ces fonds.

Juan Carlos n'a été jusqu'ici poursuivi pour aucun délit. Mais ces enquêtes ont terni un peu plus la réputation de cette figure clé de la transition vers la démocratie après la fin de la dictature franquiste en 1975, qui a dû abdiquer en 2014 alors que se multipliaient déjà les révélations sur sa vie privée.

Les célébrations du 40e anniversaire du coup d'Etat militaire manqué du 23 février 1981, qu'il a contribué à faire échouer, ont dû se dérouler cette année en son absence.

Île paradisiaque

Si les détails des enquêtes le visant continuent de filtrer dans la presse espagnole, Juan Carlos est, lui, resté loin des projecteurs depuis un an sur l'île paradisiaque de Nurai, où il réside et où ses filles Elena et Cristina lui rendent visite régulièrement.

Il a donné une seule interview en février pour assurer au média en ligne OKDiario qu'il était en bonne santé et faisait de l'exercice "deux heures par jour", après la publication de photos le montrant en train d'être aidé par deux gardes du corps pour marcher.

Soucieux de préserver l'image de la monarchie, Felipe VI a pris ses distances avec son père, dont il a renoncé l'an dernier à l'héritage et qu'il a privé de son allocation annuelle de près de 200.000 euros.

Et selon José Apezarena, auteur de plusieurs livres sur Felipe VI, il ne veut pas donner son feu vert au retour de son père.

"Il est seul et s'ennuie"

Habituellement très mondain, "Juan Carlos est seul et s'ennuie" aux Emirats, souligne le journaliste. "Il veut revenir et l'a expliqué à son fils", mais "la position du palais royal" est de ne pas l'autoriser à revenir "tant que ses problèmes avec la justice ne sont pas terminés".

Abel Hernández, autre spécialiste des questions royales, croit au contraire que Juan Carlos pourrait faire son retour d'ici à "la fin de l'année" pour mettre fin, selon lui, à une "anomalie".

"C'est le roi qui a ramené la démocratie en Espagne", il n'est pas inculpé et "a régularisé sa situation avec le fisc, il ne semble donc pas très normal qu'il reste hors d'Espagne", juge-t-il.

Les ennuis de Juan Carlos ont donné des arguments aux partisans de l'abolition de la monarchie, comme le parti de gauche radicale Podemos, membre de la coalition gouvernementale, qui réclame une commission d'enquête parlementaire. Une initiative bloquée par les socialistes du Premier ministre Pedro Sánchez et la droite.

Deux sondages en début d'année ont montré que le soutien à la monarchie avait progressé depuis l'exil de Juan Carlos, redevenant majoritaire.

Mais selon une enquête publiée dimanche par le quotidien de droite La Razón, 42,9% des Espagnols pensent tout de même que les ennuis de l'ancien roi nuisent au règne de son fils.

Des rebelles attaquent un village centrafricain et tuent au moins six civils

Des casques bleus de la MINUSCA patrouillent devant la cathédrale de Bangassou le 3 février 2021, un mois après une attaque des rebelles.

Au moins six civils ont été tués samedi en Centrafrique après une attaque par des rebelles d'un village situé dans le nord-ouest du pays, près de la frontière avec le Tchad et le Cameroun, a annoncé la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

"Ce matin à l'aube des éléments du groupe 3R (Retour, Réclamation, Réhabilitation) ont lancé une attaque d'ampleur contre les positions des forces armées centrafricaines au village de Mann", à plus de 550 km de Bangui, "et en ont temporairement pris le contrôle", a affirmé à l'AFP le lieutenant-colonel Abdoulaziz Fall, porte-parole de la Minusca.

"Six civils ont été tués et il y a plusieurs blessés", a-t-il ajouté.

"La situation est sous contrôle et des patrouilles de contrôle ont été conduites dans le village et ses alentours par les Casques bleus", a-t-il précisé.

L'information a été confirmée à l'AFP par Bernard Dillah, député de cette région.

Le député Martin Ziguélé, opposant au régime du président Faustin Archange Touadéra, a pour sa part réagi dans un communiqué, exprimant sa "tristesse" après "l'attaque par le groupe armé 3R qui s'est soldée par sept victimes civiles et militaires et une personne kidnappée par les assaillants".

Lundi, une attaque lancée par des rebelles avait blessé un Casque bleu et tué un soldat centrafricain à Obo, à 900 km à l'Est de Bangui.

Les 3R, majoritairement composés de Peuls, sont l'un des plus puissants groupes armés de Centrafrique. Fin décembre, ils ont participé à la coalition rebelle qui a cherché à renverser le président Touadéra et faire échec à sa réélection.

Les forces gouvernementales ont réussi depuis à reprendre aux rebelles les agglomérations et une bonne partie des deux tiers du pays qu'ils contrôlaient depuis plusieurs années, essentiellement grâce au renfort de soldats rwandais et à la présence de centaines de paramilitaires russes combattant à leurs côtés.

A la demande de Bangui, la Russie a commencé en 2018 à déployer ces paramilitaires, notamment pour former l'armée centrafricaine et assurer la sécurité rapprochée du président Touadéra. Leurs effectifs ont été renforcés fin 2020 pour venir à la rescousse d'une armée très démunie face à l'offensive lancée par les rebelles.

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