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Un des organisateurs d'un festival "pour la paix" tué à Goma, en RDC


Quelques organisateurs du festival Amani pleurent un des leurs, Norbert Paluku dit 'Djoo', tué par un policier la veille du début de l’évènement à Goma, Nord-Kivu, 10 février 2017. Crédit/Facebook Amani Festival

Un des organisateurs du "Festival Amani" pour la promotion de la paix dans l'est de la République démocratique du Congo par la musique a été tué dans la nuit de jeudi à vendredi, à la veille de sa 4e édition, indiquent des sources concordantes.

"Nous avons le regret et l'immense peine de vous annoncer le décès de notre cher ami Norbert Paluku dit 'Djoo', membre actif du foyer culturel de Goma et du festival Amani", peut-on lire vendredi sur la page facebook du festival.

Le festival Amani ("paix" en swahili) en est à sa quatrième édition qui se tient du 10 au 12 février à Goma, capitale de la province troublée du Nord-Kivu.

"Un policier a tué par balle cette nuit l'un des organisateurs du festival Amani lors d'une altercation", a confirmé à l'AFP, une source policière sous couvert d'anonymat.

Le tueur est "actuellement en état d'arrestation", a-t-elle ajouté.

Âgé de 30 ans, "Djoo a tenté de s'interposer entre un policier et un scout lors des préparatifs du festival", a expliqué Éric Paluku, un autre membre de l'organisation du festival, affirmant avoir été témoin du drame.

"Emmenés d'urgence à l'hôpital, Djoo y est décédé peu après des suites de ses blessures et le jeune scout y est encore hospitalisé en état critique", peut-on encore lire sur la page facebook.

Cette activité culturelle rassemble des musiciens et danseurs venus de la RDC et de l'étranger pour partager un message de paix.

La province du Nord-Kivu, comme l'ensemble de l'Est congolais, est déchirée par plus de vingt ans de conflits armés, alimentés par des différends fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières de la région et des rivalités entre puissances régionales.

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