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Un journaliste français porté disparu dans le nord du Mali

Un soldat français se tient à l'intérieur d'un hélicoptère militaire à Gao, dans le nord du Mali, le 19 mai 2017.

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, le journaliste français Olivier Dubois dit avoir été enlevé le mois dernier dans le nord du Mali par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), une branche locale d'Al-Qaïda.

Dans la vidéo, le journaliste est assis sous une tente et demande aux autorités et à ses proches de faire "tout ce qui est en leur pouvoir pour me faire libérer".

Il précise que c'est dans la ville de Gao qu'il a été enlevé, le 8 avril 2021.

La disparition du journaliste a été confirmée mercredi à l'agence Reuters par une source au ministère français des Affaires étrangères.

La source a ajouté que le ministère était en contact avec la famille du journaliste, effectuant des vérifications techniques sur l'authenticité d'une vidéo vue en ligne.

Sur Twitter, Christophe Deloire, directeur général de Reporters sans frontières (RSF), a demandé la libération d'Olivier Dubois, exhortant les autorités maliennes et françaises à tout faire pour obtenir sa libération.

Il ajoute que l'ONG avait été informée de la disparition d'Olivier Dubois deux jours après son enlèvement mais elle avait décidé, en concertation avec les rédactions qui emploient habituellement le journaliste, de ne pas rendre l'événement public, afin, dit-il, de ne pas entraver une éventuelle résolution rapide.

Olivier Dubois travaille habituellement pour l'hebdomadaire Le Point et le quotidien Libération.

La France est intervenue au militairement au Mali depuis 2013 pour, dit-elle, lutter contre les islamistes armés qui menaçaient alors la capitale Bamako après avoir pris le contrôle du nord du pays. Cette intervention s'inscrit désormais dans une coalition plus large de cinq pays sahéliens confrontés à des degrés divers à une menace djihadiste.

Le GSIM a revendiqué en décembre et janvier la mort de cinq soldats français dans deux attaques distinctes au Mali.

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Perquisition au domicile de l'ex-président américain Donald Trump

ARCHIVES - L'ancien président américain Donald Trump visite le 17e arrondissement de la police de New York lors de la commémoration du 20e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 à New York (États-Unis), le 11 septembre 2021.

L'ancien président américain Donald Trump a annoncé lundi que sa célèbre résidence de Floride, Mar-a-Lago, avait été "perquisitionnée" par la police fédérale (FBI).

"Notre nation vit des jours sombres, ma belle demeure, Mar-a-Lago à Palm Beach, en Floride, est assiégée et a été perquisitionnée et occupée par de nombreux agents du FBI", a-t-il déclaré dans un communiqué, se disant victime d'une "persécution politique".

"Après avoir travaillé et coopéré avec les agences gouvernementales concernées, cette perquisition non annoncée de mon domicile n'était ni nécessaire ni appropriée", a-t-il affirmé.

"Ils ont même forcé mon coffre-fort!", s'est indigné Donald Trump. Contacté par l'AFP, le FBI, qui n'a pas encore confirmé la perquisition, n'a pas souhaité faire de commentaire.

Le républicain n'a pas indiqué les raisons de cette opération policière. Il est lié, de près ou de loin, à plusieurs dossiers judiciaires en cours. L'intervention concernerait la potentielle mauvaise gestion de documents classifiés, qui avaient été envoyés à Mar-a-Lago, a déclaré une source proche du dossier au Washington Post.

La façon dont le milliardaire gérait ses documents officiels lorsqu'il se trouvait à la Maison Blanche est au coeur de plusieurs investigations. L'ancien président est accusé d'avoir délibérément négligé certains de ses dossiers avant leur transmission pourtant obligatoire aux Archives nationales américaines.

Cette agence fédérale avait demandé à la justice américaine d'ouvrir une enquête sur ces faits, selon plusieurs médias américains. Elle avait dû récupérer en Floride quinze cartons de documents que Donald Trump avait emportés avec lui lors de son départ de Washington en janvier 2021.

Dans ces boîtes, des lettres de Barack Obama et du leader nord-coréen Kim Jong Un, une carte des États-Unis qui avait fait l'objet d'échanges houleux avec le service météo américain, mais aussi, selon le Washington Post, plusieurs documents marqués "secret défense".

Les Archives nationales assurent que le républicain n'avait en aucun cas le droit de partir avec ces cartons: en vertu d'une loi de 1978, tout président américain doit transmettre l'ensemble de ses e-mails, lettres et autres documents de travail à cette agence, chargée de les conserver.

"Rendre des comptes"

Le personnel de la Maison Blanche découvrait aussi régulièrement des liasses de papiers bouchant les toilettes, et soupçonnait le président de vouloir se débarrasser de documents, selon un livre à paraître d'une journaliste vedette du New York Times.

Une commission parlementaire cherche également à faire la lumière sur le rôle que le milliardaire a joué dans l'assaut contre le Capitole le 6 janvier 2021. Ce jour-là, des centaines de ses partisans avaient semé la violence et le chaos à l'intérieur du siège du Congrès, retardant la certification de la victoire de Joe Biden à la présidentielle.

Le ministère de la Justice enquête sur cette attaque, mais n'a pour l'heure pas engagé de poursuites contre l'ancien président.

Fin juillet, le ministre de la Justice Merrick Garland n'avait toutefois pas écarté cette possibilité. "Nous avons l'intention de faire rendre des comptes à quiconque est responsable pénalement pour (son rôle dans) les événements autour du 6 janvier, dans une quelconque tentative d'interférer avec le transfert légal du pouvoir d'une administration à l'autre", a-t-il dit.

Enfin, deux enquêtes, l'une civile et l'autre pénale, sont menées à New York sur des soupçons de fraudes financières au sein de la Trump Organization. Donald Trump, toujours très populaire parmi les républicains, flirte de plus en plus ouvertement avec l'idée de se présenter à l'élection présidentielle de 2024.

Chasse aux mineurs illégaux après un viol collectif en Afrique du Sud

La police s'est tenue à distance, tirant des grenades assourdissantes depuis un hélicoptère pour disperser la foule.

Des milliers de manifestants sud-africains en colère ont pourchassé jeudi des mineurs clandestins, fermé des puits informels et incendié des maisons après le viol collectif de huit femmes à l'ouest de Johannesburg la semaine dernière.

Armés de machettes, de clubs de golf et de marteaux, des foules d'habitants du township de Kagiso, à Krugersdorp, ont poursuivi les travailleurs dans les vieilles mines disséminées dans les environs de la capitale économique. Connus sous le nom de "zama zamas", ces mineurs sont en majorité des migrants en situation irrégulière dans le pays.

Les journalistes de l'AFP présents sur les lieux ont vu des habitants mettre le feu à une maison appartenant à un présumé chef de gang. Des images de la télévision locale ont aussi montré des manifestants utilisant des rochers pour sceller des puits improvisés dans un quartier de Kagiso connu sous le nom de Soul City.

Le 28 juillet, un gang d'hommes armés s'était introduit sur le tournage d'un clip vidéo et avait violé huit jeunes femmes qui faisaient partie du casting, près de Krugersdorp, une petite ville à une trentaine de kilomètres à l'ouest de Johannesburg.

Des dizaines de mineurs clandestins ont été arrêtés depuis et font l'objet de poursuites au motif qu'ils sont entrés illégalement dans le pays et possèdent des biens volés – mais pas directement en relation avec le viol collectif.

"Les zama zamas doivent partir, ils attaquent nos sœurs", a déclaré à l'AFP Daniel Nzuma, un manifestant de 39 ans, estimant que la police "a échoué" à rétablir l'ordre. "L'armée doit venir aider la police dans cette zone pour protéger la communauté", a-t-il ajouté.

Des grenades assourdissantes tirées depuis un hélicoptère

La police s'est tenue à distance, tirant des grenades assourdissantes depuis un hélicoptère pour disperser la foule. Dans la soirée, les autorités ont déclaré que la situation s'était stabilisée et que 29 personnes sans papiers avaient été arrêtées pour immigration illégale.

Une enquête pour meurtre a été ouverte après que le corps d'un homme a été retrouvé dans la matinée sur le lieu des manifestations, a déclaré la police, sans toutefois préciser les circonstances du décès.

La capitale économique d'Afrique du Sud, qui compte environ six millions d'habitants, est construite autour de terrils montagneux et de fosses caverneuses laissés par plusieurs générations de sociétés minières venues exploiter les sols depuis la ruée vers l'or des années 1880.

Aujourd'hui, des gangs armés de mineurs informels se battent pour le contrôle des puits abandonnés afin d'exploiter ce qu'il reste d'or dans la région. Leur présence suscite la peur et un ressentiment croissants sur fond de grande pauvreté et de crise économique.

Affaire Breonna Taylor: 4 policiers inculpés deux ans après

Affaire Breonna Taylor: 4 policiers inculpés deux ans après
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La condamnation de la basketteuse Brittney Griner en Russie est "inacceptable", dénonce Biden

Arrêtée en février à Moscou avec une vapoteuse contenant du liquide à base de cannabis, la double championne olympique a été happée dans la crise géopolitique entre la Russie et les Etats-Unis.

Le président américain Joe Biden a vivement dénoncé jeudi la condamnation de la basketteuse américaine Brittney Griner à 9 ans de prison par un tribunal russe pour trafic de drogue.

"C'est inacceptable et je demande à la Russie de la libérer immédiatement afin qu'elle puisse retrouver sa femme, ses proches et ses coéquipières", a-t-il fustigé dans un communiqué quelques instants après l'annonce du verdict.

Le dirigeant américain s'est engagé à travailler "sans relâche" et à "explorer toutes les voies possibles" afin d'oeuvrer à sa libération.

La Ligue féminine nord-américaine de basket (WNBA) a déploré une condamnation "injustifiée et malheureuse". "Le verdict (...) était prévisible et Brittney reste détenue à tort", a regretté l'instance dans une déclaration conjointe avec la NBA.

La star des Phoenix Mercury était venue en Russie pour jouer pendant l'intersaison américaine, une pratique courante pour les basketteuses de WNBA qui gagnent souvent mieux leur vie à l'étranger qu'aux Etats-Unis.

Arrêtée en février à Moscou avec une vapoteuse contenant du liquide à base de cannabis, peu avant l'offensive russe en Ukraine, la double championne olympique a été happée dans la crise géopolitique entre la Russie et les Etats-Unis.

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a accusé Moscou d'utiliser "des détentions injustifiées afin de faire avancer ses propres intérêts".

Les avocats de la star internationale du basket ont annoncé qu'elle ferait appel de sa condamnation.

L'un des ex-ministres maliens poursuivis réclame une commission rogatoire

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