Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Médias

La France confirme la "disparition" du journaliste Olivier Dubois

Des soldats de la force conjointe du G5 Sahel assistent à l'inauguration du nouveau quartier général de Bamako le 3 juin 2020.

Un journaliste français, Olivier Dubois, collaborateur de différents médias, affirme avoir été kidnappé début avril au Mali par des jihadistes affiliés à Al-Qaïda, dans une vidéo à la provenance indéterminée circulant sur les réseaux sociaux mercredi.

Un responsable aux Affaires étrangères françaises à Paris a confirmé à l'AFP la "disparition" d'Olivier Dubois, qui a coopéré avec des médias français comme le Point Afrique ou le quotidien Libération.

Dans un brève vidéo d'une vingtaine de secondes, Olivier Dubois explique avoir été enlevé le 8 avril à Gao (nord) par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM, ou Jnim en arabe), principale alliance jihadiste au Sahel.

Assis par terre, les jambes croisées sur une toile de couleur verte, dans ce qui semble être une tente, il dit s'adresser à sa famille, à ses amis et aux autorités françaises "pour qu'elles fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour me faire libérer".

Le journaliste, vêtu d'un costume traditionnel rose clair, la barbe bien taillée, regarde fixement la caméra et s'exprime d'une voix ferme. Les mouvements de ses doigts et d'une jambe semblent néanmoins traduire une certaine nervosité.

"Nous confirmons la disparition au Mali de M. Olivier Dubois. Nous sommes en contact avec sa famille ainsi qu’avec les autorités maliennes. Nous procédons aux vérifications techniques d’usage", a assuré à l'AFP un responsable du ministère français des Affaires étrangères.

Le quotidien Libération, pour lequel il travaillait régulièrement depuis avril 2020, a indiqué ne pas souhaiter faire de commentaire dans l'immédiat.

Il n'y avait plus de Français otage dans le monde depuis la libération en octobre 2020 de Sophie Pétronin, une septuagénaire enlevée près de 4 ans plus tôt, par des hommes armés à Gao également, où elle vivait et dirigeait depuis des années une organisation d'aide à l'enfance.

Mme Pétronin avait été libérée en même temps que l'homme politique malien Soumaïla Cissé, décédé depuis, et que deux Italiens, Nicola Chiacchio et Pier Luigi Maccalli, également enlevés par des jihadistes.

Malgré des conjectures persistantes, le gouvernement malien n'a jamais confirmé le paiement d'une rançon, en plus de la libération de 200 prisonniers, dont un certain nombre de jihadistes, contre la liberté de ces quatre otages.

En octobre 2020, la Suisse avait été informée que le GSIM) avait exécuté Béatrice Stöckli, une missionnaire évangélique, qui avait été enlevée en janvier 2016 à Tombouctou. En mars dernier, le ministère suisse des Affaires étrangères avait indiqué que son corps avait pu être retrouvé et formellement identifié.

Le Mali est en proie depuis 2012 à une poussée jihadiste partie du Nord, qui a plongé le pays dans une crise sécuritaire et s'est étendue au centre du pays. Les violences se sont également propagées au Burkina Faso et au Niger voisins.

Les violences - jihadistes, intercommunautaires ou autres - ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, malgré l'intervention des forces de l'ONU, française et africaines.

Toutes les actualités

Des détenus s'essayent à la radio dans une prison du Colorado

Des détenus s'essayent à la radio dans une prison du Colorado
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:10 0:00

Le Colorado tente d’offrir des possibilités d’apprentissage aux détenus, notamment dans cette prison où ceux-ci peuvent s'essayer à la radio.

Les journalistes éthiopiens se disent harcelés par les autorités

Les journalistes éthiopiens se disent harcelés par les autorités
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:23 0:00

Au cours du mois dernier, la police éthiopienne a arrêté au moins 19 journalistes et les maintient dans des centres de détention sans inculpation. Des groupes de défense des droits humains affirment que le gouvernement cible intentionnellement les journalistes.

En Éthiopie, des journalistes détenus sans inculpation

En Éthiopie, des journalistes détenus sans inculpation
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:23 0:00

Au cours du mois dernier, la police éthiopienne a arrêté au moins 19 journalistes et les maintient dans des centres de détention sans inculpation.

Face aux étudiants, Blinken dit défendre la liberté de la presse

Face aux étudiants, Blinken dit défendre la liberté de la presse
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:18 0:00

Des étudiants en journalisme ont demandé au secrétaire d'État américain Antony Blinken pourquoi les États-Unis traitent avec des pays qui auraient tué des journalistes, comme l'Arabie saoudite, tout en condamnant d'autres comme Cuba, pour avoir menacé la liberté de la presse.

Six mois de prison pour un patron de presse algérien

L'Algérie figure à la 146e place (sur 180) du classement mondial de la liberté de la presse 2020 établi par RSF.

Le directeur de la station algérienne Radio M et du site d'information Maghreb Emergent, Ihsane El Kadi, poursuivi pour un article de presse, a été condamné mardi à six mois de prison ferme.

"Ihsane El Kadi a été condamné aujourd'hui par le tribunal Sidi M'hamed à Alger à six mois ferme et 50.000 dinars (322 euros) d'amende", a déclaré à l'AFP Said Salhi, vice-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l'Homme (LADDH). M. Salhi a précisé que le verdict n'a pas été assorti d'un mandat de dépôt et que M. El Kadi reste en liberté.

"Une condamnation de trop alors que nous avons déjà plusieurs journalistes en prison ou sous le coup de poursuites judiciaires. Pourtant, le délit de presse a été abrogé", s'est insurgé M. Salhi. "Le pouvoir doit changer de cap, le journalisme n'est ni un délit, ni encore un crime", a ajouté ce militant des droits de l'Homme.

M. El Kadi a confirmé cette peine sur Twitter, regrettant d'avoir été condamné "pour un article d'analyse sur plainte du ministre de la communication Amar Belhimer sur des chefs d'accusation pour lesquels il n a pas qualité de plaignant".​ "Sentiment de colère et de tristesse. Contraint d'aller en appel", a-t-il ajouté.

Le journaliste a en effet été jugé à la suite d'une plainte de l'ancien ministre de la Communication Amar Belhimer pour un article publié sur le site de Radio M sur le mouvement islamiste Rachad et les protestations pro-démocratie du Hirak. Basé à l'étranger, le mouvement Rachad est classé comme organisation terroriste depuis mai 2021 par les autorités algériennes.

Selon les médias locaux, M. El Kadi était accusé de "diffusion de fausses informations à même de porter atteinte à l'unité nationale", et "réouverture du dossier de la tragédie nationale" des années 1990. Ce dernier chef d'accusation est passible de jusqu'à cinq ans de prison en vertu de la "Charte pour la paix et la réconciliation", censée tourner la page de la guerre civile de la "décennie noire" (1992-2002).

L'Algérie figure à la 134e place (sur 180) du classement mondial de la liberté de la presse 2022 établi par RSF.

Voir plus

XS
SM
MD
LG