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Togo

Un chocolat bio fait parler du Togo

Opération de pesage du chocolat, à Lomé, le 27 juin 2019. (VOA/Kayi Lawson)

“Choco Togo” est une jeune entreprise togolaise qui promeut la transformation du cacao sur place et assure aux cultivateurs locaux un prix d'achat nettement au-dessus des prix du marché.

Nous sommes dans une unité de production de Chocolat à Lomé. Et oui, depuis 2014, le Togo produit du chocolat et non des moindres.

Choco Togo, le chocolat made in Togo, dont les caractéristiques en font un chocolat particulier. Eric Agbokou, directeur de Choco Togo.

Togo: un chocolat bio produit de façon semi artisanale
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"Choco Togo est un chocolat bio, un chocolat naturel, un chocolat qui se différencie des autres chocolats. Parce que nous ne faisons que du chocolat noir. Nous ne pouvons pas faire un chocolat en bas de 50% de teneur de cacao parce que les gens veulent manger du chocolat et non du sucre. C’est un chocolat qui résiste à la température ambiante. Aujourd’hui nous sommes à 30 degrés et au-delà, nous n’avons pas besoin de réfrigérateur pour pouvoir conserver notre chocolat".

Choco Togo dispose de deux sites, le premier se trouve Kpalimé, à 110 kilomètres au Nord-ouest de Lomé, où se fait le décorticage des fèves avant que la pâte de cacao n’arrive sur le site de la production du chocolat proprement dit, qui est à Lomé. Ewoènam Dégli, Assistante de production à Choco Togo

Directeur de Choco Togo Eric Agbokou, à Lomé, le 20 juin 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Directeur de Choco Togo Eric Agbokou, à Lomé, le 20 juin 2019. (VOA/Kayi Lawson)

"Une fois la pâte de cacao à Lomé, on prépare ça dans la machine avec du sucre roux pour avoir un chocolat plus raffiné. Au niveau de la production, nous avons premièrement le tempérage qui permet au chocolat d’être plus éclatant et plus dure à casser. Après le tempérage, on a le pesage, le moulage et la réfrigération. Après ça on a le démoulage et là on commence les emballages. On a l’emballage primaire, l’emballage secondaire, l’étiquetage et puis le raphia".

Choco togo fait partie des produits ‘made in Togo’ que le pays affiche fièrement lors des foires et fora économiques. Le français Yan Novert a découvert Choco Togo, lors d’un forum à Lomé et en a été conquis.

"On a pu avoir l’occasion de gouter à ce chocolat qui est très bon. Bravo à l’initiative et j’ai compris que c’est fait par des femmes, c’est encore mieux. Les pays européens recherchent maintenant des produits qui ne sont pas forcément trop transformés. A partir du moment où ça reste naturelle, c’est positif".

Du chocolat Choco Togo, à Lomé, le 27 juin 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Du chocolat Choco Togo, à Lomé, le 27 juin 2019. (VOA/Kayi Lawson)

Choco Togo se réclame aussi une entreprise sociale comme le soutient son directeur Eric Agbokou.

"Notre vision, c’est que le cacao n’est pas plus important que le cacaoculteur. L’homme est au centre de nos démarches. Le cacao doit être vendu à un prix particulier permettant au cacaoculteur aussi de jouir de la vie. C’est pourquoi à notre niveau, nous ne payons pas le cacao au prix du marché. Nous payons toujours au double du prix du marché. Donc si le cacao aujourd’hui est à 1000 francs, nous le prenons à 2000".

Pour produire ses chocolats, Choco Togo utilise une variété rare du cacao appelée "Amelonado". Du décorticage jusqu’à l’emballage en passant par la production, toute la chaîne est assurée par une cinquantaine de femmes.

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Le corps de la paix s'affirme au Togo

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Moto: Port de casque obligatoire à partir du 20 septembre au Togo

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Permis de conduire obligatoire pour les motocyclistes dès le 20 septembre

Un conducteur de moto remorquant 3 passagers à Lomé, le 14 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)

Pour les sept premiers mois de l’année, plus de 350 personnes ont trouvé la mort dans un accident de circulation. Le ministère togolais de la sécurité et de la protection civile met en cause les conducteurs de moto, dont la grande majorité roule sans permis de conduire.

La situation ne sera plus possible car dès le 20 septembre, le permis de conduire sera obligatoire pour les motocyclistes au Togo.

Entre le 1er janvier et le 31 juillet 2019, 3178 accidents se sont produits sur les routes togolaises, ayant occasionné 354 décès et 4483 blessés.

Yark Damehane, ministre togolais de la Sécurité et de la protection civile, au cours d’une conférence de presse à Lomé, le 7 mars 2018. (VOA/Kayi Lawson)
Yark Damehane, ministre togolais de la Sécurité et de la protection civile, au cours d’une conférence de presse à Lomé, le 7 mars 2018. (VOA/Kayi Lawson)

Pour le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, les causes de ces accidents sont le non-respect du code de la route notamment l’excès de vitesse, des dépassements mal faits, la distraction en circulation en raison de l’utilisation du téléphone portable, la conduite en état d’ébriété et/ou sous l’influence de stupéfiants.

Les conducteurs de moto ont une connaissance assez limitée du code de la route, soutient Yark Damehane, le ministre togolais de la Sécurité et de la Protection civile.

"Le permis de conduire concerne beaucoup l’apprentissage du code de la route. Malheureusement, nos compatriotes motocyclistes ont encore, je dirai, du caillou dans le pied. Parce qu’ils se disent permis ou sans permis, je peux piloter ma moto, avec les conséquences que nous venons de voir", déplore le ministre Damehane, qui annonce que dès le 20 septembre le permis de conduire sera exigé à tout motocycliste.

"On arrête un motocycliste, il n’a pas de permis, sa moto est en fourrière", a dit en substance Yark Damehane le 9 aout dernier, lors d’une conférence de presse à Lomé.

Des motocyclistes en circulation à Lomé, le 14 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)
Des motocyclistes en circulation à Lomé, le 14 août 2019. (VOA/Kayi Lawson)

Le permis de conduire obligatoire pour les conducteurs de moto, est une mesure que salue Jean, détenteur d’un permis de conduire pour moto depuis 2015.

Après avoir indexé les conducteurs de taxi moto, qui, selon lui, "ne maîtrisent pas le code de la route et circulent n’importe comment", Jean fait noter que pour une application objective de la mesure, il faut que tout motocycliste y soit soumis.

"Il faut que le ministre sache bien que ‘charity begins at home’. Les agents de sécurité, eux-mêmes, n’ont qu’à essayer d’avoir d’abord leur permis pour servir d’exemple", a-t-il indiqué, faisant allusion au fait que des agents des forces de l’ordre circulent avec des motos sans plaque d’immatriculation.

20 septembre, une date pas très réaliste

La mesure annoncée par le gouvernement est unanimement ovationnée par les Togolais quoique certains estiment que la date du 20 septembre doit être revue.

"L’initiative en soi est bonne mais il faut laisser un peu de temps. Le 20 septembre est une date, si on peut dire un peu anarchique, excusez-moi le terme", a laissé entendre un conducteur de taxi moto.

Jean, cité plus haut, renchérit que le délai est trop court pour que tous les motocyclistes puissent entrer en possession de leur permis de conduire avant le 20 septembre.

"Il faut prolonger un peu le délai. Au moins dans le mois d’octobre, ça peut être faisable. Quand est ce qu’on va commencer à apprendre le code. Le 20 septembre, c’est déjà proche. On ne peut pas", a soutenu un autre motocycliste au micro de VOA Afrique à Lomé.

Pour réduire les accidents de circulation, Kodjo Agbétrobou, un usager de la route fait une toute autre proposition. "Ce n’est pas le permis de conduire qui va permettre de réduire le nombre d’accidents", analyse-t-il. Il propose une augmentation des amendes pour des infractions au code de la route.

En cas de non-respect des feux tricolores, il propose que le contrevenant paie 25.000 voire 30.000 francs CFA.

"Là, le conducteur sait que quand il ne va pas respecter les feux tricolores, il aura à perdre beaucoup de sous. Parce que ce n’est pas par manque de permis qui fait causer les accidents mais c’est un manque de conscience dans la conduite", ajoute Kodjo Agbétrobou tout coléreux.

Le Togo s’est doté d’une loi relative au code de la route et le gouvernement compte l'appliquer dans toute sa rigueur, pour réduire les morts sur les routes togolaises.

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