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La campagne électorale pour la présidentielle a pris fin

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Finie la campagne, les Togolais s’apprêtent à aller aux urnes

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3,6 millions d'électeurs togolais appelés aux urnes samedi

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Les candidats et les enjeux de la présidentielle togolaise

Jean-Pierre Fabre à Lomé, le 20 février 2020. (VOA/Kayi Lawson)

Dernier jour de campagne électorale au Togo. Les candidats ont cette ultime journée pour convaincre les indécis et les rallier à leur cause. Le point sur trois candidats: Faure Gnassingbé, Jean-Pierre Fabre et Agbéyomé Kodjo.

Faure Gnassingbé, 53 ans, est candidat à sa propre succession. Le président sortant gouverne le Togo depuis 2005, à la suite du décès de son père Gnassingbé Eyadéma. En 15 ans, Faure Gnassingbé se vante d’avoir relancé l’économie du pays et entamé des projets sociaux.

Un argument qui séduit Ankou Bavo, qui compte lui renouveler sa confiance. « J’irai voter le président Faure Essozimna pour reconduire son mandat. Parce que déjà il nous a octroyé 25% des marchés de l’état. Et il a conduit le pays à être 3e sur le plan mondial et 1er en Afrique. Je fais allusion au rapport Doing Business. Avec tout ça pourquoi rompre le contrat avec lui ? Vaut mieux l’encourager, vaut mieux lui donner une chance pour continuer », indique ce jeune entrepreneur rencontré lors du meeting du président sortant à Agbélouvé, dans la préfecture de Zio.

La campagne électorale prend fin ce jeudi
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Que faire d’une croissance économique sans incidence sociale, ironisent les adversaires de Faure Gnassingbé, qui estiment que les Togolais végètent dans la pauvreté. Le pays occupe la 167e place dans le Rapport sur le développement humain 2019 publié en décembre par le Programme des Nations unies pour le développement.

Un défi que reconnait Faure Gnassingbé, qui se dit conscient que sur le plan social des efforts restent à consentir, notamment en ce qui concerne la réduction du taux de chômage. « Comme dans tous les pays africains, le plus important défi pour nous, c’est l’emploi », admet-il.

Faure Gnassingbé, lors d’un meeting à Sokodé, le 20 février 2020. (VOA/Kayi Lawson)
Faure Gnassingbé, lors d’un meeting à Sokodé, le 20 février 2020. (VOA/Kayi Lawson)

Jean-Pierre Fabre, 67 ans, est son plus redoutable challenger. Candidat pour la troisième fois, même s’il est en perte de vitesse dans les sondages, il se dit confiant. Sa campagne repose essentiellement sur le projet de faire du Togo un état de droit.

« Sans état de droit, il n’y a pas d’emploi. Un investisseur, on ne le trompe pas, parce qu’il y a les sous. Si tu veux le tromper, il va investir ailleurs. Et c’est pour ça que nous luttons. Un état de droit et l’investisseur, il viendra investir. Il sait que s’il y a un problème les tribunaux sont là pour départager », a expliqué le candidat de l’Alliance nationale pour le changement, lors d’une rencontre avec ses sympathisants ces derniers jours.

Pour ses partisans, cette troisième fois sera la bonne. Ils ne perdent pas patience et s’accrochent à une phrase attribuée au premier président du Togo, Sylvanus Olympio : « La nuit est longue mais le jour vient ».

Jean-Pierre Fabre, son plus grand challenger et candidat pour la troisième fois, même s’il est en perte de vitesse dans les sondages, se dit confiant. Il bat essentiellement campagne pour faire du Togo un état de droit.

"Première préoccupation Etat de droit. Toute affaire cessante état de droit. Le reste suit. Sans état de droit, il n’y a pas d’emploi. Un investisseur, on ne le trompe pas, parce qu’il y a les sous. Si tu veux le tromper, il va investir ailleurs. Et c’est pour ça que nous luttons. Un état de droit et l’investisseur, il viendra investir. Il sait que s’il y a un problème les tribunaux sont là pour départager", a démontré le candidat de l’Alliance nationale pour le changement, lors de la rencontre avec son électorat ces derniers jours. Dans son programme de société Jean-Pierre Fabre fait aussi la part belle à l’économie et au social.

Pour ses partisans, cette troisième fois sera la bonne. Ils ne perdent pas patience et s’accrochent à une phrase du premier président du Togo, Sylvanus Olympio. "La nuit est longue mais le jour vient".

Agbéyomé Kodjo, lors d’un meeting à Agbodrafo, le 20 février 2020. (VOA/Kayi Lawson)
Agbéyomé Kodjo, lors d’un meeting à Agbodrafo, le 20 février 2020. (VOA/Kayi Lawson)

L’alternance est au cœur de la campagne d’Agbéyomé Kodjo, 65 ans, ex-Premier ministre sous Gnassingbé Eyadéma.

Après avoir tourné le dos au parti au pouvoir en 2002, il tente l’aventure présidentielle pour la première fois en 2010 mais n’obtient que 0,9% des suffrages exprimés.

Dix ans plus tard, celui qui se réclame désormais « candidat unique de l’opposition », a un grand atout. Il a le soutien de l’archevêque émérite de Lomé, Mgr Philippe Kpodzro.

« Les choix de Dieu ne sont pas les choix des hommes. [Agbéyomé Kodjo] est l’homme par lequel nous aurons une alternance pacifique sans effusion de sang », a soutenu le prélat lors d’un meeting à Vogan.

Agbéyomé kodjo dit vouloir faire de l’unité nationale une priorité pour son quinquennat s’il est élu. « Le premier acte que je poserai, j’irai moi-même en prison libérer Kpatcha Gnassingbé. Le deuxième acte, je me déplacerai pour aller rencontrer Tikpi Atchadam, rencontrer François Boko et je les ramènerai. Ce sont aussi des actes qui participent de toutes les façons à la réconciliation nationale », souligne-t-il en faisant référence respectivement au demi-frère du président actuel et à deux de ses adversaires en exil.

Présidentielle togolaise : Faure Gnassingbé en campagne à Sokodé
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De son côté, Faure Gnassingbé compte gagner au premier tour.

Un souhait utopique, répond l’opposition dans son ensemble, qui assure que cette élection présidentielle est plutôt un référendum contre le système en place depuis plus de 50 ans.

Quatre autres candidats sont en lice pour le scrutin du 22 février : Aimé Gogué, Tchassona Traoré, William Kouessan et Komi Wolou.

Présidentielle au Togo: un groupe de la société civile perd le droit de déployer des observateurs

Le recensement électoral à Lomé, au Togo, le 1er octobre 2018. (VOA/Kayi Lawson)

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a annulé mercredi l'accréditation accordée à la Concertation nationale de la société civile (CNSC) pour déployer des observateurs lors du scrutin présidentiel du 22 février, l'accusant "d'ingérence" dans le processus électoral.

La CNSC est un regroupement d'une soixantaine d'organisations togolaises, qui avait prévu de déployer quelque 500 observateurs dans l'ensemble du pays.

"Votre association est en train de s'apprêter à mener une activité d'ingérence dans le processus électoral, ce qui est bien contraire à l'objectif pour lequel elle a été accréditée", a écrit le président de la CENI, Tchambakou Ayassor, dans un courrier adressé aux responsables de la CNSC.

"Aussi, nous sommes au regret de vous signifier l'annulation de ladite accréditation qui vous a été délivrée et vous prions de bien vouloir la retourner à la CENI, accompagnée de tous les badges et accréditations individuelles reçus", a-t-il ajouté dans cette lettre, que l'AFP a pu consulter.

Le directeur exécutif de la CNSC, Koffi Délia Kepomey, interrogé par l'AFP, a expliqué que son conseil d'administration se réunirait pour décider de "la conduite à tenir".

Les autorités ont déjà rejeté fin janvier la demande d'accréditation en tant qu'observateur électoral du Conseil épiscopal justice et paix de l'Eglise catholique, invoquant "ses positions partisanes sur la situation politique" au Togo, qui a connu d'importantes manifestations anti-pouvoir depuis 2017.

D'autre part, les candidats de l'opposition se sont tous plaints de ne pas avoir touché la subvention que l'Etat devait leur verser pour mener campagne.

Au total sept candidats sont en lice pour la présidentielle, dont le chef de file historique de l'opposition, Jean-Pierre Fabre, l'ancien Premier ministre, Kodjo Agbéyomé, et le président Faure Gnassingbé, qui briguera un quatrième mandat.

Ce dernier est au pouvoir depuis 2005, après avoir succédé à son père Gnassingbé Eyadéma, qui a dirigé le pays d'une main de fer pendant 38 ans. Il a été réélu en 2010 et en 2015 au terme de scrutins contestés.

Policiers et militaires ont voté par anticipation dès mercredi pour la présidentielle, afin de pouvoir assurer le 22 février la sécurité du vote général.

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