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RDC

Un chef coutumier et 4 civils tués dans deux attaques à Beni

Soldats des FARDC à Paida, près de Beni, dans la province du Nord-Kivu en RDC, le 7 décembre 2018.

Un chef traditionnel et quatre civils ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche dans deux attaques dans le territoire de Beni, théâtre de violences permanentes dans l'est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris des sources militaire et administrative.

"Nous avons repoussé la nuit une attaque des ADF (Allied Democratic Forces, rebelles musulmans ougandais) à Magboko près d'Oicha. Les combats se sont poursuivis jusqu'à la fuite de l'ennemi que nous poursuivons. Malheureusement, deux civils ont été exécutés", a déclaré à l'AFP le major Mak Hazukay, porte-parole de l'armée dans le Nord-Kivu (est).

A Eringeti, situé à 30 km de cette première localité attaquée et à 60 km au nord de la ville de Beni, un chef coutumier a été tué avec deux autres civils dont une femme", a indiqué Donat Kibwana, administrateur du territoire de Beni.

"Si à Magboko, l'incursion des ADF ayant fait deux morts a débuté vers 23 heures, pour le cas d'Eringeti, les enquêtes sont en cours pour identifier les auteurs de cet acte", a précis M. Kibwana.

"Les victimes de Magboko ont été tuées à la machette alors que celles d'Eringeti ont été tuées par balles tirées par des éléments en uniformes non encore identifiés", a souligné Teddy Kataliko, l'un des responsables de la société civile du territoire de Beni.

"C'est inconcevable qu'un chef du village soit abattu dans un milieu où l'armée est déployée", a-t-il ajouté.

Miliciens musulmans ougandais présents dans l'est de la RDC depuis 1995, les ADF sont accusés par le gouvernement congolais et la mission de l'ONU, la Monusco, d'être responsables des massacres des civils dans la région de Beni, ayant fait plus de mille morts depuis octobre 2014.

Cette appréciation est remise en cause par un rapport du Groupe d'étude sur le Congo (GEC) de l'Université de New York, selon lequel les ADF portent effectivement une part très importante de responsabilité dans ces tueries, mais au côté d'autres éléments armés, parmi lesquels des soldats de l'armée régulière.

Le village de Mukoko déserté à Beni après les massacres (vidéo)
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Dans l'est congolais, plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers sont actifs depuis plus de deux décennies.

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Renocotre entre Félix Tshisekedi et Mark Greene sur Ebola

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Le chef de l'ONU bientôt en RDCongo pour encourager à lutter contre Ebola

Antonio Guterres Secrétaire général des Nations Unies lors du débat général de la 73ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York le 25 septembre 2018.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, se rendra en fin de semaine prochaine en République démocratique du Congo, notamment dans le Kivu (est) pour rencontrer des survivants et des personnels soignants, a annoncé mercredi son porte-parole.

Antonio Guterres est attendu samedi 31 août dans cette province congolaise au terme d'un voyage qui l'aura conduit au préalable en France pour un sommet du G7 et au Japon pour une conférence sur le développement en Afrique, a précisé Stéphane Dujarric, lors de son point de presse quotidien.

Cette visite en RDC, initialement envisagée à l'été 2018, avait été repoussée à plusieurs reprises pour diverses raisons.

Son déplacement dans ce pays durera trois jours avec une première visite dans la province du Nord Kivu "pour mobiliser davantage de moyens face à l'épidémie d'Ebola", a indiqué le porte-parole. Il rencontrera des survivants et des personnels soignants dans un centre de traitement contre la maladie.

Dans l'est congolais, il étudiera aussi l'application du mandat de la force de Casques bleus pour protéger les civils et aider les autorités à consolider la stabilité dans le pays, a-t-il ajouté.

Antonio Guterres verra ensuite à Kinshasa le président congolais Félix Tshisekedi et d'autres responsables gouvernementaux, des membres de l'opposition et des représentants de la société civile.

Depuis une année, la RDC lutte contre la dixième épidémie d'Ebola sur son sol. La maladie qui se transmet par contact humain direct a déjà tué plus de 1.930 personnes. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) l'a élevée au rang d'urgence sanitaire mondiale.

Soixante-deux personnes accusées de massacres de civils en Ituri

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L'eau du lac Kivu cruciale dans la lutte contre Ebola à Goma

Des hommes et des femmes puisent l’eau du lac Kivu, à Goma, pour aller la vendre dans des quartiers non ou mal desservis par la Régie de distribution et traitement d’eau du Nord-kivu.

La lutte contre Ebola à Goma, carrefour commercial en proie à de graves pénuries d'eau dans l'est de la République démocratique du Congo, dépend de la générosité du lac Kivu qui alimente en eau les équipes sanitaires.

Une règle d'or pour éviter la propagation d'Ebola: se laver les mains régulièrement. A Goma, l'équipe de la riposte à Ebola a besoin de 33 m3 d'eau par jour pour ravitailler une dizaine de points de contrôle de la maladie, indique Léon Salibaya, un responsable de l'équipe chargée de la prévention et contrôle des infections.

"L'eau du lac nous aide particulièrement dans la prévention, car elle est abondante", explique Jean Nepo, superviseur de la riposte contre Ebola au port public de Goma.

Trouver de l'eau est pourtant un casse-tête à Goma. Le réseau de distribution géré par l'opérateur public, la Regideso, est vétuste et ne couvre pas l'ensemble des quartiers de cette ville d'environ deux millions d'habitants.

"L'opérateur public ne couvre que la moitié des besoins en eau des habitants de la ville", selon Mutete Mwenyemali, un responsable administratif local.

Tous les jours de nombreuses personnes vont s'approvisionner au lac, au bord duquel s'alignent les camions citernes dans l'attente du pompage.

- Lavage obligatoire -

Les responsables de la riposte organisent plusieurs rotations de camions-citernes au quotidien. Une fois récupérée, l'eau du lac est traitée au chlore, puis distribuée dans les réservoirs situés aux différents points de contrôle.

Placés en hauteur, ces réservoirs - estampillés OIM (Organisation internationale pour les migrations) ou Unicef (Fonds des Nations unies pour l'enfance) - sont visibles dans la ville au niveau des points de contrôle. Des membres des équipes de la riposte y puisent de l'eau chlorée qui sert au lavage des mains des passants.

Mobiles, certains agents vont vers des passants munis des carafes à pression, les obligeant à se laver les mains pour les désinfecter avant de poursuivre leur chemin.

Depuis une année, la RDC lutte contre la dixième épidémie d'Ebola sur son sol. La maladie qui se transmet par contact humains directs et étroit a déjà tué plus de 1.930 personnes. Cette épidémie a longtemps été cantonnée aux régions rurales du Nord-Kivu (essentiellement Beni et Butembo) et en Ituri voisine.

Mais quatre cas, dont deux mortels, sont récemment apparus à Goma, avec les risques de propagation propres à une grande ville densément peuplée, du surcroit plate-forme de transport régionale. Cette évolution a amené l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a élevé l'épidémie au rang d'urgence sanitaire mondiale.

Les points de contrôle publics où les lavages des mains sont obligatoires sont notamment situés au port, à la frontière avec le Rwanda et dans quelques artères très fréquentés de Goma.

Le lac Kivu est un élément essentiel de l'arrêt de la propagation de la maladie mais aussi une ressource précieuse pour la population locale. Ici tout le monde récupère cette eau: les particuliers, les hôtels, les écoles, les centres de santé, les débits de boisson.

Les foyers ne sont pas en reste. Des femmes, des jeunes, filles et garçons, portant des bidons jaunes convergent toute la journée en petits groupes vers le lac pour y puiser de l'eau. Ils en profitent aussi pour prendre un bain. Pendant ce temps, des femmes font la lessive ou la vaisselle.

"Si le lac n'était pas là, ça serait catastrophique. Peut être que les équipes de la riposte iraient prendre l'eau ailleurs, peut être au Rwanda, mais ça serait terrible. Le lac, c'est notre seule source de vie en eau potable", soupire Jacques Sinzahera, un activiste pro-démocratie.

Avec AFP

Foire internationale des arts et de la créativité à Bukavu

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