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États-Unis

Trump lancera sa campagne pour un second mandat depuis la Floride

Le président Donald Trump lors de la remise des diplômes de la US Air Force Academy dans le Colorado le 30 mai 2019.

Le suspense était inexistant tant Donald Trump évoque le scrutin présidentiel de 2020 à la moindre occasion, avec un appétit évident.

Mais le calendrier est désormais fixé: le milliardaire républicain lancera officiellement sa campagne pour un second mandat le 18 juin, depuis la Floride, Etat-clé qu'il avait remporté lors de l'élection de 2016.

"J'annoncerai ma candidature (...) avec la Première dame Melania et le vice-président Mike Pence le 18 juin à Orlando" a tweeté vendredi le président américain qui entend s'appuyer sur la bonne santé de l'économie américaine pour obtenir quatre années de plus à la tête de la première puissance mondiale.

Le rassemblement, dans une enceinte pouvant accueillir 20.000 personnes, devrait lui offrir l'occasion de mettre en lumière ses talents de "showman" qui ont fait mouche en 2016.

Donald Trump, qui aura 73 ans dans deux semaines, dit régulièrement son impatience d'en découdre, de replonger dans la bataille: "Je veux que cette campagne électorale commence immédiatement!", lançait-il tout sourire début mai depuis Panama City Beach, ville de Floride où il a enregistré des scores spectaculaires.

La Floride est un Etat traditionnellement très disputé. Barack Obama l'avait emporté en 2012 face à Mitt Romney avec un peu moins d'1% d'écart et Donald Trump a devancé en 2016 Hillary Clinton, avec un tout petit peu plus d'1% d'écart.

Le nom de son adversaire démocrate lors du scrutin du 3 novembre 2020 est pour l'heure la grande inconnue: 23 hommes et femmes sont candidats à l'investiture du parti et la course s'annonce très ouverte.

- "Quatre ans de plus!" -

Joe Biden, ancien vice-président de Barack Obama, est pour l'heure en tête dans les sondages dans le camp démocrate, mais il est beaucoup trop tôt pour en tirer des conclusions.

L'ex-sénateur, septuagénaire comme Trump, se targue d'avoir gardé le contact avec la base ouvrière et de pouvoir rivaliser avec l'ancien homme d'affaires de New York dans les régions industrielles où règne un fort sentiment de déclassement social.

Lors des rassemblements Make America Great Again, où la foule scande "Quatre ans de plus !", le milliardaire républicain évoque souvent, avec force détails, sa victoire de 2016, avant de se projeter vers la prochaine échéance.

"Vous vous souvenez ? Vous vous souvenez ?...", lançait-il ainsi à Grand Rapids, dans le Michigan, il y a quelques semaines, face à une foule conquise.

Cet Etat traditionnellement démocrate fut le théâtre d'un véritable exploit pour le magnat de l'immobilier en novembre 2016. Il l'a en effet emporté là où Barack Obama avait gagné haut la main en 2008 comme en 2012.

Mais le Michigan illustre aussi la difficile équation de Donald Trump pour 2020. Depuis son arrivée au pouvoir, il n'a jamais montré sa volonté d'élargir sa "carte électorale", et une réélection passe donc par une nouvelle performance sur les mêmes terres.

Or la voie s'annonce étroite si l'on en juge par les élections de mi-mandat qui ont montré un retour en force des démocrates dans la "Rust Belt" ("ceinture de rouille").

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Trump s'en prend aux médias après les critiques sur les chants de ses supporters

Le président Donald Trump, alors candidat, en campagne électorale à Phoenix, Arizona, le 29 octobre 2016.

Donald Trump a attaqué vendredi la couverture médiatique, qu'il a qualifiée de "dingue", des cris proférés par une centaine de ses partisans, qui ont demandé mercredi de "renvoyer" des Etats-Unis une élue démocrate d'origine somalienne.

"Renvoyez-la ! Renvoyez-la !", avaient scandé mercredi soir en Caroline du Nord des supporters du milliardaire républicain lors d'un de ses meetings, en visant l'élue à la Chambre des représentants Ilhan Omar, l'une des deux premières femmes musulmanes élues au Congrès américain.

Sous le feu des critiques depuis cette séquence, Donald Trump a répliqué vendredi en dénonçant l'"alliance malsaine" des médias avec ses opposants démocrates.

"C'est incroyable de voir comment les médias sont devenus fous à propos des chants +renvoyez-la+ dans une salle pleine... mais restent totalement calmes et acceptent les déclarations les plus ignobles et écoeurantes faites par les trois élues de gauche radicale", a tweeté Donald Trump.

"Les médias grand public, qui ont perdu toute crédibilité, sont officiellement ou officieusement devenus un morceau du Parti de Gauche Radicale Démocrate", a-t-il poursuivi. "C'est pathétique à regarder !"

Le président américain est engagé depuis le week-end dernier dans une bataille verbale avec plusieurs élues démocrates à la Chambre des représentants, dont Ilhan Omar, toutes issues de minorités, et à qui il intime de "quitter" les Etats-Unis si elles ne les "aiment pas".

Donald Trump avait tenté jeudi de se distancier des chants de ses partisans, sans convaincre : "Cela ne m'a pas plu. Je ne suis pas d'accord avec cela", a-t-il déclaré, assurant --contre toute évidence-- avoir essayé de les interrompre en reprenant rapidement la parole.

"Je suis convaincue que c'est un fasciste", a répondu jeudi Ilhan Omar, à propos du président américain. "Le cauchemar (de Donald Trump) est de voir une réfugiée somalienne parvenir au Congrès", a-t-elle lancé. "Nous allons continuer à être le cauchemar de ce président, parce que sa politique est un cauchemar pour nous".

La chambre basse du Congrès américain, à majorité démocrate, avait formellement condamné mardi lors d'un vote les "commentaires racistes" de Donald Trump.

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