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Passe d'armes entre Trump et Biden, avec Kim Jong Un en toile de fond

Joe Biden et Donald Trump.

L'équipe du candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden a dénoncé mardi des propos "indignes" de la fonction présidentielle en réponse à Donald Trump, qui a déclaré être d'accord avec le Nord-Coréen Kim Jong Un quand il traite son rival d'"individu au faible QI".

Les remarques du président américain, faites au cours d'un voyage officiel au Japon et dans le cadre solennel d'une conférence de presse avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe, sont "indignes de sa fonction", a réagi l'équipe de Joe Biden.

L'ancien vice-président de Barack Obama domine la course à l'investiture démocrate pour se présenter contre le républicain en novembre 2020.

Donald Trump, 72 ans, a déjà affublé Joe Biden, 76 ans, de nombreux surnoms, dont celui de "Joe-Dodo" ("Sleepy Joe") pour moquer son manque supposé d'énergie.

Mais cette fois, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer le fait que Donald Trump prenne le parti du dirigeant de ce régime isolé pour insulter un ancien vice-président. D'autant plus qu'il a fait ces commentaires lors du Memorial Day, jour où l'Amérique rend hommage à ses militaires morts à la guerre.

"Se trouver dans un pays étranger, un jour de Memorial Day, et prendre à plusieurs reprises le parti d'un dictateur meurtrier contre un compatriote américain se passe de commentaires", a écrit la numéro deux de l'équipe de campagne de Joe Biden, Kate Bedingfield.

"Cela correspond à son habitude de soutenir des autocrates aux dépens de nos institutions", a-t-elle ajouté.

L'équipe Biden a attendu mardi pour réagir afin de respecter la journée d'hommage aux militaires, a précisé l'un de ses responsables.

Loin de revenir sur ses propos, Donald Trump a ensuite ironisé sur la polémique:

"Je défendais en fait Joe-Dodo Biden pendant que je me trouvais dans un pays étranger. Kim Jong Un l'a appelé +idiot au faible QI+ et bien d'autres choses, alors que j'ai répété la déclaration du président Kim avec un bien plus léger +individu au faible QI+. Qui peut se mettre en colère à cause de ça?", a-t-il tweeté.

- Cadence lente -

Joe Biden n'a pas fait allusion à la polémique mardi, lors de sa première apparition publique depuis le grand meeting de son début de campagne, le 18 mai.

Pendant plus d'une heure, il a parlé et répondu aux questions d'enseignants membres du grand syndicat américain AFT, à Houston au Texas.

Et comme en réponse aux critiques qui se sont multipliées ce week-end sur son absence publique, il a annoncé plusieurs autres rencontres cette semaine et publié ses premières propositions détaillées, justement sur l'éducation.

Le rythme lent du début de campagne du septuagénaire suscite en effet des interrogations, d'autant que ses 22 rivaux pour l'investiture du parti démocrate multiplient les rencontres avec les électeurs, parfois --littéralement-- au pas de course.

Ses rares évènements publics n'ont en tout cas pas empêché Joe Biden de conforter sa large avance en tête de la course démocrate dans les sondages, avec 34,7% selon la moyenne établie par le site RealClearPolitics, contre moitié moins pour Bernie Sanders (17,7%), tous les autres candidats faisant moins de 10%.

Après une déjà très longue carrière en politique, plusieurs anciens épisodes controversés menacent toutefois sa campagne, ainsi que ses habitudes très "tactiles". Plusieurs femmes ont ainsi dénoncé ses gestes d'affection, les jugeant trop marqués.

Faisant apparemment fi de ces remarques, il a pris mardi par les épaules une petite fille de 10 ans qui venait de lui poser une question avec les enseignants, après lui avoir dit, apparemment sincèrement attendri: "Je suis sûre que tu es aussi intelligente que tu es jolie".

Avec AFP

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Le favori centriste Biden combatif dans un vif débat démocrate

L'ancien vice-président Joe Biden, entouré d'autres candidat de la primaire démocrate.

Attendu sur sa pugnacité, le favori de la primaire démocrate Joe Biden a opté pour l'offensive jeudi lors d'un débat télévisé, taclant ses principaux rivaux, les sénateurs Elizabeth Warren et Bernie Sanders, sans se laisser déstabiliser par les plus petits candidats.

Après un été marqué par des erreurs et propos confus qui ont réveillé des doutes sur sa forme physique et intellectuelle, Joe Biden, 76 ans, s'est montré incisif dans ce débat marathon de trois heures, défendant farouchement ses positions centristes face aux deux candidats plus à gauche.

"Nous sommes les Etats-Unis d'Amérique. Jamais, lorsque nous nous sommes décidés à faire quelque chose, avons nous été incapables de le faire", a-t-il déclaré, comme pour prouver sa détermination.

L'ancien vice-président de Barack Obama a également revendiqué, à plusieurs reprises, ses liens avec le premier président noir des Etats-Unis encore très populaire dans l'électorat démocrate.

Malgré ses faux pas, Joe Biden reste solidement en tête des sondages(26,8% selon la moyenne établie par le site RealClearPolitics), bénéficiant d'un grand capital sympathie, de son image de modéré capable de battre Donald Trump en 2020 et du fort soutien des Noirs.

Juste derrière lui dans les sondages, Bernie Sanders, 78 ans (17,3%) et Elizabeth Warren, 70 ans (16,8%), ont maintenu un front uni lors de ces échanges, à Houston (Texas).

Dans un moment remarqué, un petit candidat, plafonnant à 1% des sondages, a attaqué M. Biden: "Avez-vous déjà oublié ce que vous avez dit il y a deux minutes?", a lancé Julian Castro, ancien ministre de Barack Obama, s'attirant des huées dans le public. Biden a ignoré la pique.

- "cassé" -

Etoile montante de la primaire, Elizabeth Warren a évité de s'en prendre à ses rivaux.

Se démarquant par sa veste rouge vif parmi les costumes sombres, elle a joué sur son image de candidate au programme déjà très étoffé.

"Je sais ce qui est cassé, je sais comment le réparer et je vais mener la lutte pour le faire", a-t-elle affirmé, en déclinant ses promesses très à gauche.

Après plusieurs fusillades très meurtrières cet été dont deux au Texas, les questions sur les armes à feu ont donné certains des moments forts, l'ex-élu de la Chambre des représentants Beto O'Rourke, originaire de cet Etat, a plaidé pour la confiscation des fusils d'assaut, dans un pays où la question du droit au port d'armes divise profondément.

"Bien sûr qu'on va prendre votre AR-15, votre AK-47", a-t-il lancé sous des applaudissements nourris.

Cinq mois avant les premiers votes de la primaire, dans l'Iowa, cette émission marque le vrai coup d'envoi de la rentrée, et l'accélération de cette longue campagne. Vingt candidats sont toujours en lice, un record.

- Tous contre Trump -

Pour les petits candidats, tous loin derrière, ce débat marque l'une des dernières occasions de grimper dans les sondages... et de s'attirer les financements indispensables pour poursuivre la campagne.

Après un coup d'éclat face à Biden en juin, la sénatrice Kamala Harris est retombée dans les sondages (6,5%).

Complètent la liste le jeune maire de South Bend, Pete Buttigieg (4,8%), l'homme d'affaires et seul non-professionnel de la politique sur scène Andrew Yang (3%), Beto O'Rourke (2,8%), le sénateur Cory Booker (2,3%), la sénatrice Amy Klobuchar (1,2%) et l'ancien ministre d'Obama Julian Castro (1%).

Derrière les échanges souvent vifs sur la santé ou le commerce international, un seul sujet a fait l'unanimité parmi les dix candidats à l'investiture démocrate sur le plateau de ce débat : l'impératif de battre Donald Trump.

"Le président le plus dangereux de l'Histoire", un "extrémiste blanc", un homme d'affaires qui profite des troupes pour s'enrichir: les attaques ont fusé contre le milliardaire républicain.

En face, Donald Trump fait campagne pour sa réélection en dépeignant ses opposants comme des "socialistes" menaçant le "rêve américain".

Pendant que les démocrates débattait, lui s'en moquait lors d'un dîner avec des élus républicains à Baltimore près de Washington, en reprenant les surnoms dont il les affuble régulièrement: "Joe l'endormi", "Pocahontas" en référence à la polémique sur les origines amérindiennes longtemps revendiquées par Elizabeth Warren et "Bernie le fou".

Avec AFP

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