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Trump affiche son soutien aux militants anti-avortement

Des participants à une manifestation anti-avortement devant une clinique du "Planned Parenthood" à Denver, Colorado, le 11 février 2017.

Des milliers de militants contre le droit à l'avortement ont rendez-vous vendredi à Washington pour un rassemblement annuel baptisé "Marche pour la vie", au cours duquel Donald Trump interviendra par lien vidéo, une grande première.

Quelques centaines de mètres seulement sépareront M. Trump, qui s'exprimera à 17h15 TU depuis la roseraie de la Maison Blanche, et les manifestants réunis sur l'esplanade du National Mall. Mais la parole présidentielle se fera entendre par écran géant interposé à destination de cet électorat conservateur crucial.

>> Lire aussi : Interdiction des mots "foetus" et "transgenre": l'administration Trump vivement critiquée

Trump est "le président le plus pro-life de l'histoire américaine", a assuré jeudi le vice-président Mike Pence, en utilisant l'expression revendiquée par les opposants au droit à l'interruption volontaire de grossesse (IVG).

M. Pence était devenu l'an dernier le premier vice-président américain à assister à la "March for Life", un grand défilé annuel des militants "pro-life", composés pour beaucoup de chrétiens traditionalistes.

Donald Trump, plusieurs fois divorcé et qui par le passé s'est dit en faveur du droit à l'avortement, n'est pas un leader évident pour les opposants à l'IVG. Mais ceux-ci sont bien conscients d'avoir marqué des points grâce à lui ces douze derniers mois.

Le discours vidéodiffusé de M. Trump sera le premier d'un président en exercice. De précédents présidents républicains, comme Ronald Reagan et George W. Bush, se sont adressés aux marcheurs par téléphone.

La "Marche pour la vie" marque un anniversaire considéré comme funeste par ses participants: "Roe v. Wade", l'arrêt emblématique de la Cour suprême qui a légalisé l'avortement le 22 janvier 1973 dans tous les Etats-Unis.

>> Lire aussi : Selon Mike Pence, la lutte contre l'avortement vit un tournant "historique" aux Etats-Unis

Chaque année depuis 1974, les militants anti-avortement marchent donc aux alentours de cette date du National Mall jusqu'à la Cour suprême, dont ils espèrent un revirement historique sur "Roe v. Wade".

Ils savent que si Donald Trump se retrouvait en position de nommer à la haute cour un deuxième juge conservateur au cours de son mandat, ce rêve pourrait devenir réalité.

En attendant, avec une Maison Blanche, des dizaines d'Etats et un Congrès contrôlés par les opposants à l'avortement, leur cause progresse à coups de petites victoires.

Le gouvernement américain a ainsi annoncé jeudi créer une nouvelle division ministérielle consacrée aux libertés de conscience et religieuse, qui soutiendra les médecins, infirmières et autres personnels médicaux refusant d'accomplir certains soins qu'ils estiment contraires à leurs convictions.

Cette division offrira notamment un appui aux professionnels de santé qui ne veulent pas être associés aux avortements ni s'occuper de personnes transgenres.

Cette initiative inquiète des associations, qui redoutent une discrimination dans l'accès aux traitements médicaux dont pourraient souffrir certaines catégories de la population.

"Personne ne devrait se voir refuser des soins, y compris un avortement sûr et légal", a réagi l'organisation de planning familial Planned Parenthood.

"Le gouvernement met les bouchées doubles pour légaliser la discrimination à l'encontre des femmes et des LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et trans), au nom de la religion", a pour sa part dénoncé Louise Melling, une responsable juridique de l'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU).

Avec AFP

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Le chef du Pentagone disculpé de toute faute dans ses liens avec Boeing

Le ministre de la Défense par intérim, Patrick Shanahan, au centre, accompagné du Chef d'état- major, le général Joseph Dunford, à gauche, et du secrétaire en charg de l'armée de l'Air (Air Force), Heather Wilson, devant le Comité des services armés du Sénat.

Le ministre américain de la Défense par intérim Patrick Shanahan a été disculpé jeudi de toute violation des règles d'éthiques du Pentagone à l'issue d'une enquête interne sur ses liens avec son ancien employeur Boeing, chez qui il a passé 30 ans.

M. Shanahan "a pleinement respecté ses engagements et ses obligations éthiques en ce qui concerne Boeing et ses concurrents", a indiqué dans un communiqué l'Inspecteur général du ministère de la Défense, un organisme indépendant chargé des enquêtes internes sur cette administration tentaculaire.

Cette annonce ouvre la voie à une éventuelle nomination par le président Donald Trump de M. Shanahan au poste de ministre de la Défense, qui devra être confirmée par le Sénat.

Dans une plainte déposée en mars, l'organisation Citoyens pour la responsabilité et l'éthique à Washington (CREW) avait demandé à l'Inspecteur général d'ouvrir une enquête à la suite d'informations rapportées par le site d'informations Politico sur des propos que M. Shanahan aurait tenus en privé en faveur de Boeing et au détriment de son concurrent Lockheed Martin.

"Par sa conduite et ses commentaires, le ministre par intérim pourrait avoir violé les règles d'éthique du Pentagone", indiquait le groupe.

A son arrivée en juin 2017 en tant que numéro deux du ministre de la Défense Jim Mattis, M. Shanahan avait signé un accord avec le Pentagone par lequel il s'engageait à ne participer à aucune discussion concernant Boeing.

Outre M. Shanahan lui-même, l'inspecteur général a précisé avoir entendu 33 témoins, consulté 5.600 pages de documents publics et 1.700 pages de documents classés secret-défense.

"Nous n'avons confirmé aucune des allégations", précise le rapport. "Nous avons déterminé que M. Shanahan n'a pas fait les commentaires qui lui étaient attribués, n'a pas fait la promotion de Boeing, et n'a pas dénigré ses concurrents".

"Le bureau de l'inspecteur général a pris ces accusations au sérieux", a souligné l'inspecteur général Glenn Fine. "Les témoignages démontrent que M. Shanahan a pleinement respecté ses obligations et ses engagements éthiques à l'égard de Boeing et ses concurrents."

M. Shanahan a été propulsé à la tête du Pentagone lorsque M. Mattis a démissionné avec fracas en décembre pour protester contre le retrait de Syrie décidé unilatéralement par le président Donald Trump.

M. Trump n'a toujours pas nommé de candidat pour succéder à Jim Mattis.

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