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La seule clinique d'avortement du Kentucky devant la justice

  • VOA Afrique

Des manifestants anti-avortement à Denver le 11 février 2017.

Un juge américain doit décider du sort de la seule clinique offrant l'interruption volontaire de grossesse dans l'Etat du Kentucky au terme d'un procès qui débute ce mercredi et pourrait avoir des conséquences sur les régulations encadrant l'avortement dans tous les Etats-Unis.

La clinique EMW Women's Surgical Center poursuit en justice le Kentucky, dans le sud des Etats-Unis, pour des exigences de sécurité qu'elle juge déraisonnables et coûteuses.

Si la clinique est déboutée et forcée de fermer ses portes, le Kentucky deviendrait le seul Etat américain sans clinique pratiquant l'avortement.

"Ce serait un peu historique", a réagi Rusty Thomas, un dirigeant religieux et chef du groupe anti-avortement Operation Save America.

Ce procès est le premier à tester une décision de la Cour suprême des Etats-Unis, l'an dernier, qui accorde aux cliniques pratiquant l'avortement des protections supplémentaires, alors que le nombre de lois votées au niveaux des Etats fédérés pour imposer des restrictions à l'avortement a grimpé en flèche au cours des dernières années.

Sept Etats américains ne possèdent plus qu'une seule clinique pratiquant l'avortement, selon l'institut Guttmacher, un organisation oeuvrant pour les droits reproductifs et sexuels.

La raison tient à la prise de contrôle de nombre de législatures par des républicains très conservateurs totalement opposés à l'avortement, explique Elizabeth Nash, de l'Institut Guttmacher.

"Il y a eu une véritable polarisation sur l'avortement", poursuit-elle.

Le procès du Kentucky porte sur la question de savoir s'il est raisonnable pour le gouvernement local d'exiger qu'une clinique pratiquant des avortements soit connectée à un hôpital en cas d'urgence.

La clinique EMW affirme avoir déjà des plans d'urgence en place pour transporter les patients dans un hôpital en cas de complication, et voit dans cette exigence un "fardeau indu", tel que défini par la Cour suprême, qui a aboli l'année dernière une loi semblable au Texas.

L'Etat affirme au contraire être le garant de la sécurité des patients et assure que les femmes auront toujours accès à la possibilité d'avorter, même si la clinique est forcée de fermer.

Le juge a rendu une ordonnance provisoire en début d'année pour empêcher la fermeture de la clinique, en s'appuyant sur le fait que l'établissement gagnera probablement son procès.

Avec AFP

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