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Une vingtaine de pays dans le monde interdisent l'IVG


Le Parlement polonais lors d'un débat sur la loi sur l'IVG à Varsovie, en Pologne, le 6 octobre 2016.

De nombreux pays dans le monde, principalement en Afrique et Amérique latine, restreignent fortement l'avortement et 19 l'interdisent totalement, à l'instar du Chili, jusqu'à maintenant.

Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), ces pays sont le Chili, le Salvador, le Nicaragua, le Surinam, Haïti et la République Dominicaine sur le continent américain; les Philippines et les îles Palaos en Asie; le Sénégal, la Guinée-Bissau, le Gabon, le Congo, Madagascar, Djibouti et la Mauritanie en Afrique. En Europe, seuls Malte, Andorre, le Vatican et Saint-Marin sont dans ce cas.

Certains autres pays autorisent l'avortement sous des conditions très restrictives.

Ainsi, dans beaucoup de pays africains, l'IVG n'est accessible qu'en cas de danger pour la vie de la mère, comme en Côte d'Ivoire, en Somalie, en RDC, en Ouganda, au Soudan du Sud ou en Libye.

Dans ce cas spécifique, l'interruption de grossesse est aussi tolérée dans plusieurs Etats d'Asie, notamment en Syrie, au Liban, en Afghanistan et au Yémen, ainsi qu'au Bangladesh, au Sri Lanka ou en Birmanie. En Amérique du Sud, quelques pays comme le Guatemala, le Paraguay et le Venezuela ne l'autorisent que dans ce cas-là.

Ce sont les femmes d'Europe et d'Amérique du Nord qui bénéficient des législations les plus libérales.

L'Irlande a quitté en 2013 le cercle très restreint des pays européens où l'avortement est totalement interdit, mais ne l'autorise qu'en cas de danger pour la mère. Le viol, l'inceste ou la malformation du foetus ne sont pas des raisons légales d'avorter dans ce pays, où une telle intervention est passible de la prison à vie.

Chypre et la Pologne font partie des pays européens les plus restrictifs. Dans ces deux Etats, l'IVG n'est autorisée qu'en cas de problèmes médicaux, de viol ou de malformations du foetus. A l'automne 2016, le gouvernement conservateur polonais a tenté de limiter encore plus le droit à l'avortement, en ne l'autorisant que si la vie de la mère était en danger, mais a dû y renoncer sous la pression de manifestations.

Avec AFP

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