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Une Indienne de 10 ans autorisée à avorter après des viols répétés


Des écoliers à Nai Basti près de New Delhi en Inde le 22 mars 2017.

La fillette, que sa mère laissait fréquemment à la maison pendant qu'elle allait travailler sur des chantiers du bâtiment, a raconté qu'elle avait été victime de viols répétés de la part de son beau-père. Ce dernier a été arrêté.

Quand l'enfant a signalé les viols, le délai de 20 semaines, au-delà duquel les interruptions volontaires de grossesse (IVG) ne sont autorisées que dans les cas où la vie de la mère ou de l'enfant est en danger, était dépassé.

La justice avait été saisie. "La cour a décidé de s'en remettre à l'avis d'un conseil de médecins et les médecins ont décidé de pratiquer l'IVG", a déclaré un porte-parole de la police. L'intervention aura lieu rapidement, selon la même source.

Ces derniers mois, la plus haute juridiction indienne a été saisie par un certain nombre de femmes, y compris des victimes de viols et de la traite d'êtres humains, demandant l'autorisation d'avorter après avoir dépassé le délai légal.

Les défenseurs des droits des femmes militent pour prolonger ce délai à 24 semaines, faisant valoir que les victimes de viol ne se précipitent pas pour déclarer leur grossesse.

L'Inde a un triste bilan en matière de viols. En 2012, le viol et meurtre d'une étudiante en kinésithérapie à New Delhi avait révulsé le pays, et jeté une lumière crue sur les violences subies par les femmes dans ce pays de 1,25 milliard d'habitants.

Dans la seule capitale, 2.199 viols ont été signalés en 2015, soit une moyenne de six par jour.

Une commission de l'ONU sur les droits de l'enfant s'était alarmée en 2014 de la fréquence des abus sexuels commis sur des enfants, déclarant qu'une victime de viol sur trois en Inde était mineure.

Avec AFP

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