Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

États-Unis

Démission de l'élu anti-IVG qui voulait faire avorter sa maîtresse aux Etats-Unis

Tim Murphy s'exprime depuis Washington, le 17 mars 2017.

Le parlementaire républicain américain Tim Murphy a annoncé qu'il démissionnait du Congrès, après avoir demandé à sa maîtresse d'avorter, quand il la croyait enceinte.

Tim Murphy, un élu anti-avortement, avait annoncé mercredi qu'il ne se représenterait pas pour un nouveau mandat à la Chambre des représentants l'année prochaine.

"Cet après-midi j'ai reçu une lettre de démission, qui sera effective le 21 octobre, de Tim Murphy", a déclaré le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan.

Tim Murphy, un médecin de 65 ans qui siège au Congrès depuis 17 ans, affiche des positions anti-IVG et a voté récemment en faveur d'une nouvelle proposition de loi visant à interdire les avortements au-delà de la 20e semaine de grossesse.

Un scandale a éclaté mardi quand un journal local de Pennsylvanie, le Pittsburgh Post-Gazette, a découvert un message furieux envoyé en janvier dernier par une psychologue avec laquelle il avait une liaison.

"Tu n'as aucun problème à afficher partout une position pro-vie (anti-avortement, ndlr) alors que ça ne te posait pas de problème de me demander d'avorter encore la semaine dernière", a écrit la femme, qui finalement n'était pas enceinte.

"Je ne les ai pas écrits, c'est mes collaborateurs. Quand je les ai lus j'ai grimacé. Je leur ai demandé de ne plus en écrire, je le ferai moi-même", avait alors répondu Tim Murphy.

Il n'est pas le premier républicain anti-avortement à se retrouver au milieu d'un scandale d'hypocrisie sur le sujet. Un de ses collègues, Scott DesJarlais, avait incité son ex-femme et une maîtresse à avorter dans les années 2000, selon plusieurs médias. Il siège toujours au Congrès.

Avec AFP

See all News Updates of the Day

Joe Biden, désormais dans la course à la présidence des Etats-Unis

Joe Biden, désormais dans la course à la présidence des Etats-Unis
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:30 0:00

Le chef du Pentagone disculpé de toute faute dans ses liens avec Boeing

Le ministre de la Défense par intérim, Patrick Shanahan, au centre, accompagné du Chef d'état- major, le général Joseph Dunford, à gauche, et du secrétaire en charg de l'armée de l'Air (Air Force), Heather Wilson, devant le Comité des services armés du Sénat.

Le ministre américain de la Défense par intérim Patrick Shanahan a été disculpé jeudi de toute violation des règles d'éthiques du Pentagone à l'issue d'une enquête interne sur ses liens avec son ancien employeur Boeing, chez qui il a passé 30 ans.

M. Shanahan "a pleinement respecté ses engagements et ses obligations éthiques en ce qui concerne Boeing et ses concurrents", a indiqué dans un communiqué l'Inspecteur général du ministère de la Défense, un organisme indépendant chargé des enquêtes internes sur cette administration tentaculaire.

Cette annonce ouvre la voie à une éventuelle nomination par le président Donald Trump de M. Shanahan au poste de ministre de la Défense, qui devra être confirmée par le Sénat.

Dans une plainte déposée en mars, l'organisation Citoyens pour la responsabilité et l'éthique à Washington (CREW) avait demandé à l'Inspecteur général d'ouvrir une enquête à la suite d'informations rapportées par le site d'informations Politico sur des propos que M. Shanahan aurait tenus en privé en faveur de Boeing et au détriment de son concurrent Lockheed Martin.

"Par sa conduite et ses commentaires, le ministre par intérim pourrait avoir violé les règles d'éthique du Pentagone", indiquait le groupe.

A son arrivée en juin 2017 en tant que numéro deux du ministre de la Défense Jim Mattis, M. Shanahan avait signé un accord avec le Pentagone par lequel il s'engageait à ne participer à aucune discussion concernant Boeing.

Outre M. Shanahan lui-même, l'inspecteur général a précisé avoir entendu 33 témoins, consulté 5.600 pages de documents publics et 1.700 pages de documents classés secret-défense.

"Nous n'avons confirmé aucune des allégations", précise le rapport. "Nous avons déterminé que M. Shanahan n'a pas fait les commentaires qui lui étaient attribués, n'a pas fait la promotion de Boeing, et n'a pas dénigré ses concurrents".

"Le bureau de l'inspecteur général a pris ces accusations au sérieux", a souligné l'inspecteur général Glenn Fine. "Les témoignages démontrent que M. Shanahan a pleinement respecté ses obligations et ses engagements éthiques à l'égard de Boeing et ses concurrents."

M. Shanahan a été propulsé à la tête du Pentagone lorsque M. Mattis a démissionné avec fracas en décembre pour protester contre le retrait de Syrie décidé unilatéralement par le président Donald Trump.

M. Trump n'a toujours pas nommé de candidat pour succéder à Jim Mattis.

Le Monde Aujourd’hui à Khartoum, à Kinshasa, à Washington

Le Monde Aujourd’hui à Khartoum, à Kinshasa, à Washington
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:30:00 0:00

L'ancien vice-président démocrate Joe Biden à la conquête de la Maison Blanche

L'ancien vice-président démocrate Joe Biden à la conquête de la Maison Blanche
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:06 0:00

Le rapport Mueller en images

Le rapport Mueller en images
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:50 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG