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Troubles en Iran : des vidéos émergent sur le Net, révélant l'ampleur de la répression

Manifestation à Téhéran en Iran le 16 novembre 2019.

Des vidéos de manifestants en sang et de tireurs perchés sur des toits ont émergé avec le retour progressif d'internet en Iran, coupé pendant des troubles qui ont entraîné l'une des répressions les plus brutales de la République islamique, selon des analystes.

Déclenchées le 15 novembre par l'annonce d'une hausse du prix de l'essence, les manifestations, violentes par endroits, se sont rapidement étendues à plusieurs dizaines de localités.

Mais l'accès des protestataires au monde extérieur via internet a été tout aussi rapidement coupé par les autorités, selon NetBlocks, qui surveille la liberté d'accès à internet et a fait part d'une interruption quasi-totale durant au moins une semaine.

Pendant ce blackout, la répression a été "plus brutale" que lors de précédents mouvements de contestation en Iran, affirme à l'AFP Kamran Matin, chercheur en relations internationales à l'université du Sussex (Grande-Bretagne).

"Toutes les vidéos que j'ai vues avant la coupure d'internet montrent que l'intervalle entre le début des rassemblements et les +tirs pour tuer+ était très court".

Fin novembre, le guide suprême Ali Khamenei a affirmé que son pays avait mis en échec "un complot dangereux" orchestré principalement par les Etats-Unis et Israël, ennemis jurés de Téhéran.

Mais, dans le sillage du retour progressif d'internet, des vidéos provenant de la centaine de sites théâtres de manifestations ont commencé à circuler, donnant une autre version des faits.

- Images tremblantes -

Sur ces images tremblantes, l'on peut voir des forces de sécurité tirant à bout portant sur des manifestants désarmés ou les frappant à coups de bâtons, tandis que des corps ensanglantés jonchent le sol.

Des cris d'effroi et des slogans retentissent contre l'appareil sécuritaire et la classe dirigeante, dénonçant l'inflation et le fort taux de chômage.

Dans une vidéo filmée à Téhéran, dont Amnesty International a garanti l'authenticité, des membres des forces de sécurité surgissent de l'arrière d'un bâtiment et tirent sur des manifestants.

Une autre montre plusieurs hommes armés vêtus d'un uniforme noir tirant sur des gens du toit d'un bâtiment gouvernemental à Javanroud, dans la province de Kermanshah (ouest).

Pendant les manifestations, stations-service, commissariats, centre commerciaux, mosquées et bâtiments publics ont été incendiés ou attaqués, selon les médias locaux.

Au moins "208 personnes" ont été tuées dans la répression, a affirmé lundi Amnesty, selon qui le "bilan réel" est même "vraisemblablement supérieur".

L'Iran a qualifié de "mensonges absolus" ces bilans fournis par des "groupes hostiles". Les autorités iraniennes n'ont confirmé la mort que de cinq personnes --quatre membres des forces de l'ordre tués par des "émeutiers" et un civil--, et annoncé environ 500 arrestations dont 180 "meneurs".

A l'inverse, le président américain Donald Trump, qui a fait de l'Iran une de ses bêtes noires, a évoqué mardi "peut-être des milliers et des milliers" de morts.

Dans ce contexte, reconstituer les faits par le visionnage des vidéos, même avec une vérification scrupuleuse, reste un défi.

Car selon Nick Waters, du site d'investigation Bellingcat, des images d'anciennes manifestations pourraient circuler parmi celles des troubles de novembre.

"Actuellement, il y a beaucoup de contenu diffusé en même temps, ce qui rend la vérification difficile", et il "manque des informations sur le contexte".

"On ne voit pas l'image d'ensemble", dit pour sa part l'auteure canado-iranienne Nazila Fathi. "On ne voit que ce qui est devant l'objectif de la caméra, donc c'est difficile de dénombrer. Combien de gens sont présents? Comment ont-ils été incités à participer? (...) Il y a beaucoup d'hypothèses".

- Peur de représailles -

Selon Amnesty, les familles de victimes ont été "averties de ne pas parler aux médias".

Certaines ont néanmoins pris le risque, à l'instar de celle de Pooya Bakhtiari, l'une des personnes dont la mort a été confirmée par des organisations de défense des droits humains.

Dans la vidéo filmée d'une morgue envoyée par cette famille à la militante Masih Alinejad basée aux Etats-Unis, on peut voir le corps sans vie de Pooya Bakhtiari, le visage apparemment atteint par balles.

Beaucoup d'Iraniens craignent de publier directement des vidéos et préfèrent les envoyer à des journalistes et militants à l'étranger, relève le chercheur spécialisé sur les droits numériques en Iran, Kaveh Azarhoosh.

Mais, pour beaucoup, la peur des représailles pousse au silence.

Selon le Comité pour la protection des journalistes basé à New York, le journaliste Mohammad Mosaed a été arrêté le 22 novembre en Iran après avoir contourné la coupure du réseau pour écrire sur Twitter: "Bonjour monde libre! (...). Des millions d'Iraniens sont privés d'internet. Vous nous entendez?"

D'après M. Azarhoosh, "les autorités ont compris que, pour contrôler les comportements en ligne, le contrôle du réseau ne suffit pas, il faut aussi instaurer un facteur peur dans la vie réelle".

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Les porte-drapeaux des 206 délégations pour la cérémonie d'ouverture des JO

Le président du Comité olympique japonais, Yasuhiro Yamashita, à gauche, effectue un baiser de la torche lors de l'événement final du relais de la torche pour les Jeux olympiques de Tokyo au complexe du gouvernement métropolitain de Tokyo, vendredi 23 juillet 2021.

Les porte-drapeaux des 206 délégations pour la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Tokyo (par ordre d'apparition lors du défilé des sportifs):

Grèce: Anna Korakaki (tir)/Eleftherios Petrounias (gymnastique)

Équipe olympique des réfugiés: Yusra Mardini (natation)/Tachlowini Gabriyesos (athlétisme)

Islande: Snaefridur Sol Jorunnardottir (natation)/Anton Mckee (natation)

Irlande: Kellie Anne Harrington (boxe)/Brendan Irvine (bose)

Azerbaïdjan: Farida Azizova (taekwondo)/Rustam Orujov (judo)

Afghanistan: Kimia Yousofi (athlétisme)/Farzad Mansouri (taekwondo)

Émirats arabes unis: Yousuf Almatrooshi (natation)

Algérie: Amel Melih (natation)/Mohamed Flissi (boxe)

Argentine: Cecilia Carranza Saroli (voile)/Santiago Raul Lange (voile)

Aruba: Allyson Ponson (nattation)/Mikel Schreuders (natation)

Albanie: Luiza Gega (athlétisme)/Briken Calja (haltérophilie)

Arménie: Varsenik Manucharyan (natation)/Hovhannes Bachkov (boxe)

Angola: Natalia Santos (handball)/Matias Montinho (voile)

Antigua-et-Barbuda: Samantha Roberts (natation)/Cejhae Greene (athlétisme)

Andorre: Monica Doria Vilarrubla (canoë slalom)/Pol Moya (athlétisme)

Yémen: Yasameen Al-Raimi (tir)/Ahmed Ayash (judo)

Israël: Hanna Minenko (athlétisme)/Yakov Toumarkin (natation)

Italie: Jessica Rossi (ir)/Elia Viviani (cyclisme)

Irak: Abbas Waheeb Al-Kaabi (tir)/Mohammed Al-Khafaji (aviron)

Iran: Haniyeh Rostamiyan (tir)/Mohammadsamad Nik Khahbahrami (basket)

Inde: Chungneijang Mery Kom Hmangte (boxe)/Manpreet Singh (hockey)

Indonésie: Nurul Akmal (haltérophilie)/Rio Waida (surf)

Ouganda: Kirabo Namutebi (natation)/Shadiri Bwogi (boxe)

Ukraine: Olena Kostevych (tir)/Bogdan Nikishin (escrime)

Ouzbékistan: Nigora Tursunkulova (taekwondo)/Bakhodir Jarolov (boxe)

Uruguay: Deborah Rodriguez (athlétisme)/Bruno Cetraro Berriolo (aviron)

Grande-Bretagne: Hannah Mills (voile), Mohamed Sbihi (aviron)

Iles Vierges britanniques: Elinah Phillip (natation)/Kyron McMaster (athlétisme)

Équateur: Maria Alexandra Escobar Guerrero (haltérophilie)/Julio Cesar Castillo Torres (boxe)

Égypte: Hedaya Wahba (taekwondo)/Alaaeldin Abouelkassem (escrime)

Estonie: Dina Ellermann (équitation)/Tonu Endrekson (aviron)

Eswatini: Robyn Young (natation)/Thabiso Dlamini (boxe)

Éthiopie: Abdelmalik Muktar (natation)

Érythrée: Nazret Weldu (athlétisme)/Ghirmai Efrem (natation)

Salvador: Celina Marquez (natation)/Enrique Jose Arathoon Pacas (voile)

Australie: Cate Campbell (natation)/Patty Mills (basket)

Autriche: Tanja Frank (voile)/Thomas Zajac (voile)

Oman: Issa Samir Hamed Al Adawi (natation)

Pays-Bas: Keet Oldenbeuving (skateboard)/Churandy Martina (athlétisme)

Ghana: Nadia Eke (athlétisme)/Sulemanu Tetteh (boxe)

Cap-Vert: Jayla Pina (natation)/Jordin Andrade (athlétisme)

Guyana: Chelsea Edghill (tennis de table)/Andrew Fowler (natation)

Kazakhstan: Olga Rypakova (athlétisme)/Kamshybek Kunkabayev (boxe)

Qatar: Tala Abujbara (aviron)/Mohammed Al Rumaihi (tir)

Canada: Miranda Ayim (basket)/Nathan Hirayama (rugby à VII)

Gabon: Aya Girard de Langlade Mpali (natation)/Anthony Mylann Obame (taekwondo)

Cameroun: Joseph Emilienne Essombe Tiako (lutte)/Albert Mengue Ayissi (boxe)

Gambie: Gina Bass (athlétisme)/Ebrima Camara (athlétisme)

Cambodge: Bunpichmorakat Kheun (natation)/Sokong Pen (athlétisme)

Macédoine du Nord: Arbresha Rexhepi (judo)/ Dejan Georgievski (taekwondo)

Guinée: non communiqué

Guinée-Bissau: Taciana Cesar Judo Augusto Midana (lutte)

Chypre: Andri Eleftheriou (tir)/Milan Trajkovic (athlétisme)

Cuba: Yaime Perez (athlétisme)/Mijain Lopez Nunez (lutte)

Kiribati: Kinaua Biribo (judo)/Ruben Katoatau (haltérophilie)

Kyrgyzstan: Kanykei Kubanychbekova (tir)/Denis Petrashov (natation)

Guatemala: Isabella Maegli (voile)/Juan Maegli (voile)

Guam: Regine Kate Tugade (athlétisme)/Joshter Andrew (judo)

Koweït: Lara Dashti (natation)/Talal Alrashidi (tir)

Îles Cook: Kirsten Andrea Fisher-Marsters (natation)/Wesley Tikiariki Roberts (natation)

Grenade: Kimberly Ince (natatiobn)/Delron Felix (natation)

Croatie: Sandra Perkovic (athlétisme)/Josip Glasnovic (tir)

Iles Caïmans: Jillian Crooks (natation)/Brett Fraser (natation)

Kenya: Mercy Moim (volley)/Andrew Amonde (rugby à VII)

Côte d'Ivoire: Marie-Josee Ta Lou (athlétisme)/Cheick Sallah Cisse (taekwondo)

Costa Rica: Andrea Carolina Vargas (athlétisme)/Ian Sancho Chinchila (judo)

Kosovo: Majlinda Kelmendi (judo)/ Akil Gjakova (judo)

Comores: Amed Elna (athlétisme)/Fadane Hamadi (athlétisme)

Colombie: non communiqué Caterine Ibarguen (athlétisme)/Yuberjen Herney Martinez Rivas (boxe)

Congo: Natacha Ngoye Akamabi (athlétisme)

République démocratique du Congo: Marcelat Sakobi Matshu (boxe)/David Tshama Mwenekabwe (boxe)

Arabie saoudite: Tahani Alqahtani (judo)/ Husein Alireza (aviron)

Samoa: Alex Rose (athlétisme)

Sao Tomé-et-Principe: D'Jamila Tavares (athlétisme)/Buly da Conceicao Triste (canoë sprint)

Zambie: Tilka Paljk (natation)/Everisto Mulenga (boxe)

Saint-Marin: Arianna Valloni (natation)/Myles Nazem Amine (lutte)

ROC (Comité olympique russe): Sofya Velikaya (escrime)/Maxim Mikhaylov (volley)

Sierra Leone: Maggie Barrie (athlétisme)/Frederick Harris (judo)

Djibouti: Aden-Alexandre Houssein (judo)

Jamaïque: Shelly-Ann Fraser-Pryce (athlétisme)/Ricardo Brown (boxe)

Géorgie: Nino Salukvadze (tir)/Lasha Talakhadze (haltérophilie)

Syrie: Hend Zaza (tennis de table)/Ahmad Saber Hamcho (équitation)

Singapour: Mengyu (tennis de table)/Kean Yew Loh (badminton)

Zimbabwe: Donata Katai (natation)/Peter Purcell-Gilpin (aviron)

Suisse: Mujinga Kambundji (athlétisme)/Max Heinzer (escrime)

Suède: Sara Algotsson Astholt (équitation)/Max Salminen (voile)

Soudan: Esraa Mohamed Ahmed Mohamed (aviron)/Abobakr Abass (natation)

Espagne: Mireia Belmonte (natation)/Saul Craviotto (canoë sprint)

Surinam: Renzo Tjon-A-Joe (natation)

Sri Lanka: Milka Gehani Elpitiya Badaldge Dona (gymnastique)/Chamara Repiyallage (judo)

Slovaquie: Zuzana Rehak Stefecekova (tir)/Matej Benus (canoë slalom)

Slovénie: Eva Tercelj (canoë slalom)/Bojan Tokic (tennis de table)

Seychelles: Felicity Passon (natation)/Rodney Govinden (voile)

Guinée équatoriale: Alba Mbo Nchama (athlétisme)/Benjamin Enzema (athlétisme)

Sénégal: Jeanne Boutbien (natation)/Mbagnick Ndiaye (judo)

Serbie: Sonja Vasic (basket)/Filip Filipovic (water polo)

Saint-Kitts-et-Nevis: Amya Clarke (athlétisme)/Jason Rogers (athlétisme)

Saint-Vincent-et-les-Grenadines: Shafiqua Maloney (athlétisme)

Sainte-Lucie: Levern Spencer (athlétisme)/Jean-Luc Zephir (natation)

Somalie: Ramla Said Ahmed Ali (boxe)/Ali Idow Hassan (athlétisme)

Iles Salomon: Sharon Firisua (athlétisme)/Edgar Richardson Iro (natation)

Thaïlande: Naphaswan Yangpaiboon (tir)/Savate Sresthaporn (tir)

Corée du Sud: Yeon Koung Kim (volley)/Sunwoo Hwang (natation)

Taipei: Hsing-Chun Kuo (haltérophilie)/Yen-Hsun Lu (tennis)

Tadjikistan: Temur Rakhimov (judo)

Tanzanie: non communiqué

République tchèque: Petra Kvitova (tennis)/Tomas Satoransky (basket)

Tchad: Demos Memneloum (judo)/Bachir Ahmat Mahamat (judo)

République centrafricaine: Chloé Sauvourel (natation)/Francky Mbotto (athlétisme)

Chine: Zhu Ting (volley)/Zhao Shuai (taekwondo)

Tunisie: Ines Boubakri (escrime)/Mehdi Ben Cheikh (volley)

Chili: Francisca Crovetto Chadid (tir)/Marco Grimalt (beach-volley)

Tuvalu: Matie Stanley (athlétisme)/Karalo Hepoiteloto Maibuca (athlétisme)

Danemark: Sara Slott Petersen (athlétisme)/Jonas Warrer (voile)

Allemagne: Laura Ludwig (beach-volley)/Patrick Hausding (plongeon)

Togo: Claire Ayivon (aviron)/Dodji Fanny (tennis de table)

Dominique: Thea Lafond (athlétisme)/Dennick Luke (athlétisme)

République dominicaine: Prisilla Rivera Brens (volley)/Rodrigo Marte de la Rosa (boxe)

Trinité-et-Tobago: Kelly-Ann Baptiste (athlétisme)

Turkménistan: Gulbadam Babamuratova (judo)/ Merdan Atayev (natation)

Turquie: Merve Tuncel (natation)/Berke Saka (natation)

Tonga: Malia Paseka (taekwondo)/Pita Taufatofua (taekwondo)

Nigéria: Odunayo Folasade Adekuoroye (lutte)/Quadri Aruna (tennis de table)

Nauru: Nancy Genzel Abouke (haltérophilie)/Jonah Harris (athlétisme)

Namibie: Maike Diekmann (aviron)/Jonas Jonas (boxe)

Nicaragua: Sema Nancy Ludrick Rivas (haltérophilie)/Edwin Orlando Barberena Mercado (tir)

Niger: Roukaya Moussa Mahamane (natation)/Abdoul Razak Issoufou Alfaga (taekwondo)

Nouvelle-Zélande: Sarah Hirini (rugby à VII)/Hamish Bond (aviron)

Népal: Gaurika Singh (natation)/Alexander Shah (natation)

Norvège: Anne Tuxen (plongeon)/Tomoe Hvas (natation)

Bahreïn: Noor Yusuf Abdulla (natation)/Husain Alsayyad (handball)

Haïti: Sabiana Anestor (judo)/Darrelle Valsaint Jr (boxe)

Pakistan: Mahoor Shahzad (badminton)/Muhammad Khalil Akhtar (tir)

Panama: Atheyna Bylon (boxe)/Alonso Edward (athlétisme)

Vanuatu: Riilio Rii (aviron)

Bahamas: Joanna Evans (natation)/Donald Thomas (athlétisme)

Papouasie-Nouvelle-Guinée: Loa Dika Toua (haltérophilie)/Morea Baru (haltérophilie)

Bermudes: Dara Alizadeh (aviron)

Palaos: Osisang Chilton (aviron)/Adrian Justin Jimena Ililau (athlétisme)

Paraguay: Veronica Cepede Royg (tennis)/Fabrizio Zanotti (golf)

Barbade: Danielle Titus (natation/Alex Sobers (natation)

Palestine: Dania Nour (natation)/Mohammed Hamada (haltérophilie)

Hongrie: Aida Gabriella Mohamed (escrime)/Laszlo Cseh (natation)

Bangladesh: Ariful Islam (natation)

Timor-Leste: Imelda Ximenes Belo (natation)/Felisberto de Deus (athlétisme)

Fidji: Rusila Nagasau (rugby à VII)/Jerry Tuwai (rugby à VII)

Philippines: Kiyomi Watanabe (judo)/Eumir Marcial (boxe)

Finlande: Satu Makela-Nummela (tir)/Ari-Pekka Liukkonen (natation)

Bhoutan: Karma Karma (tir à l'arc)/Sangay Tenzin (natation)

Porto Rico: Adriana Diaz (tennis de table)/Brian Afanador (tennis de table)

Brésil: Ketleyn Quadros (judo), Bruno Rezende (volley)

Bulgarie: Maria Grozdeva (tir): Josif Miladinov (natation)

Burkina Faso: Angelika Ouedraogo (natation)/Hugues Fabrice Zango (athlétisme)

Brunéi: Muhammad Isa Ahmad (natation)

Burundi: Ornella Havyarimana (boxe)/Belly-Cresus Ganira (natation)

Samoa: Tilali Scanlan (natation)/Tanumafili Malietoa Jungblut (haltérophilie)

Îles Vierges: Natalia Jean Kuipers (natation)/Adriel Sanes (natation)

Vietnam: Thi Lan Quach (athlétisme)/Huy Hoang Nguyen (natation)

Bénin: Nafissath Radji (natation), Privel Hinkati (aviron)

Venezuela: Karen Leon (judo)/Antonio Jose Diaz Fernandez (karaté)

Bélarus: non communiqué

Bélize: Samantha Dirks (athlétisme)/Shaun Gill (athlétisme)

Pérou: Daniella Rosas (surf)/Lucca Mesinas (surf)

Belgique: Nafissatou Thiam (athlétisme)/Félix Véronique Denayer (hockey)

Pologne: Maja Wloszczowska (VTT)/Pawel Korzeniowski (natation)

Bosnie-Herzégovine: Larisa Ceric (judo)/Amel Tuka (athlétisme)

Botswana: Amantle Montsho (athlétisme)/Rajab Otukile Mahommed (boxe)

Bolivie: Karen Torrez (natation)/Gabriel Castillo (natation)

Portugal: Telma Monteiro (judo)/Nelson Evora (athlétisme)

Hong Kong: Ying Suet Tse (badminton) Ka Long Cheung (escrime)

Honduras: Keyla Paola Avila Ramirez (taekwondo)/Julio Horrego (natation)

Îles Marshall: Colleen Furgeson (natation)/Phillip Kinono (natation)

Madagascar: Damiella Nomenjanahary (judo)/Eric Herman Andriantsitohainia (haltérophilie)

Malawi: Jessica Makwenda (natation)/Areneo David (tir à l'arc)

Mali: Seydou Fofana (taekwondo)

Malte: Eleanor Bezzina (tir)/Andrew Chetcuti (natation)

Malaisie: Liu Ying Goh (badminton)/Zii Jia Lee (badminton)

Micronésie: Taeyanna Adams (natation)/Scott James Fiti (athlétisme)

Afrique du Sud: Phumelela Luphumlo Mbande (judo)/Chad Le Clos (natation)

Soudan du Sud: Lucia Moris (athlétisme)/Abraham Guem (athlétisme)

Myanmar: Thet Htar Thuzar (badminton)/Ye Tun Naung (tir)

Mexique: Gabriela Lopez (golf)/ Rommel Pacheco Marrufo (plongeon)

Maurice: Marie Hanitra Roilya Ranaivosoa (haltérophilie/ Louis Richarno Colin (boxe)

Mauritanie: Houleye Ba (athlétisme)/Abidine Abidine (athlétisme)

Mozambique: Rady Adosinda Gramane (boxe)/Kevin Loforte (judo)

Monaco: Xiaoxin Yang (tennis de table)/Quentin Antognelli (aviron)

Maldives: Abdul Razzaq Fathimath Nabaaha (badminton)/Mubal Azzam Ibrahim (natation)

Moldova: Alexandra Mirca (tir à l'arc)/Dan Olaru (tir à l'arc)

Maroc: Oumayma Bel Ahbib (boxe)/Ramzi Boukhiam (surf)

Mongolie: Khulan Onolbaatar (basket 3X3)/Duurenbayar Ulziibayar (judo)

Monténégro: Jovanka Radicevic (handball)/Drasko Brguljan (water-polo)

Jordanie: Julyana Al-Sadeq (taekwondo)/Zeyad Eishaih Hussein Eashash (boxe)

Laos: Silina Pha Aphay (athlétisme)/Santisouk Inthavong (natation)

Lettonie: Jelena Ostapenko (tennis)/Agnis Cavars (basket 3x3)

Lituanie: Sandra Jablonskyte (judo)/Giedrius Titenis (natation)

Libye: Alhussein Ghambour (aviron)

Liechtenstein: Julia Hassler (natation)/Raphael Schwendinger (judo)

Liberia: Ebony Morrison (athlétisme)/Joseph Fahnbulleh (athlétisme)

Roumanie: Madalina Beres (aviron)/Robert Glinta (natation)

Luxembourg: Christine Majerus (cyclisme)/Raphael Stacchiotti (natation)

Rwanda: Alphonsine Agahozo (natation)/John Hakizimana (athlétisme)

Lesotho: non communiqué

Liban: Ray Bassil (tir)/Nacif Elias (judo)

États-Unis: Sue Bird (basket)/Eddy Alvares (baseball)

France: Clarisse Agbegnenou (judo)/Samir Ait Said (gymnastisque)

Japon: Yui Susaki (lutte)/Rui Hachimura (basket)

Attentat sur un marché de Bagdad: des dizaines de morts

Des Irakiens allument des bougies sur le site de l'explosion dans un marché populaire du quartier majoritairement chiite de Sadr City, à l'est de Bagdad, le 19 juillet 2021.

Bagdad s'est réveillée sous le choc mardi d'un sanglant attentat sur un marché populaire revendiqué par le groupe Etat islamique (EI), soulevant de nouvelles inquiétudes sur la capacité de l'organisation jihadiste, officiellement vaincue, à frapper en plein coeur de l'Irak.

Des hurlements, des larmes, du sang et le chaos: la capitale irakienne a renoué lundi soir avec l'horreur des attentats, après des mois de calme relatif. En cette veille de l'Aïd al-Adha, la plus importante des fêtes musulmanes, les familles se pressaient pour faire leurs courses sur le marché d'al-Woheilat, à Sadr City, immense banlieue chiite déshéritée dans l'est de Bagdad.

Selon des sources de sécurité, un kamikaze a alors fait détoner sa ceinture d'explosifs, semant la panique et le chaos sur le marché, et tuant une trentaine de personnes, en majorité des femmes et des enfants. Aucun bilan officiel n'a encore été donné, mais le nombre de victimes s'établit à au moins 36 morts et une soixantaine de blessés, selon une source médicale interrogée par l'AFP.

Quelques heures après le carnage, on pouvait encore voir des éclaboussures de sang sur le sol et les étals, des centaines de sandales éparpillées au milieu des fruits et légumes. Mardi matin, le marché était fermé et sous haute surveillance policière.

Dans un communiqué mardi, le Premier ministre Moustafa al-Kazimi a promis que "le terrorisme ne resterait pas impuni", et que "les auteurs seraient poursuivis où qu'ils se cachent".

"Les criminels, avec leurs actions désespérées, veulent créer le chaos", a-t-il ajouté, avant d'assurer que "ce lâche attentat illustre l'échec des terroristes à reprendre pied (en Irak) après avoir été défait par nos héroïques forces de sécurité".

- Message sanglant -

L'attentat intervient alors que M. Kazimi est attendu à Washington en fin de semaine pour rencontrer Joe Biden, et dans un contexte politique déliquescent à quelques mois des élections législatives prévues en octobre.

"A l'approche des élections, les opérations terroristes visent à envoyer le message que le système politique irakien est fragile et défaillant. L'attaque entend prouver que l'organisation (EI) existe toujours et est capable d'atteindre ses cibles dans Bagdad", a estimé le président de l'Association irakienne des Sciences politiques, Ossama Saidi.

L'EI qui a contrôlé de vastes portions du territoire irakien entre 2014 et 2017, a été officiellement vaincue par les troupes irakiennes appuyées par une coalition internationale antijihadiste dirigée par les Etats-Unis.

Mais des cellules de l'EI sont cependant toujours présentes dans le pays notamment dans les zones montagneuses et désertiques, et revendiquent des attaques ponctuelles.

En janvier déjà, un sanglant attentat perpétré par deux kamikazes sur un marché de Bagdad avait fait 32 morts et avait été revendiqué par l'EI. En avril, un civil avait été tué dans une explosion à Sadr City mais les autorités n'ont jamais confirmé qu'il s'agissait d'un attentat. Et en mai, des attaques non revendiquées mais attribuées à l'EI avaient visé des militaires, notamment près de Bagdad, faisant 18 morts.

Pour l'analyste irakien Jassem al-Moussaoui, l'attentat du marché de Sadr City met en lumière "la faiblesse des forces de sécurité, qui n'ont pas été formées sur des bases professionnelles, mais en fonction de leurs loyautés politiques", et qui sont "incapables d'anticiper les mouvements des terroristes".

Sadr City, proche banlieue populaire de Bagdad, est le fief du puissant leader chiite Moqtada Sadr, dont l'influence est souvent déterminante dans la politique irakienne. Ce dernier n'avait pas encore réagi mardi.

Les réactions d'horreur se sont multipliées, l'ONU en Irak condamnant un "horrible attentat qui rappelle que le terrorisme ne connaît pas de limites". L'ambassade d'Allemagne à Bagdad a fait part de sa "tristesse après cette attaque insensée et brutale".

Lundi soir, le président irakien Barham Saleh avait dénoncé sur Twitter "un crime haineux et d'une cruauté sans précédent". "Ils ciblent nos civils à Sadr City à la veille de l'Aïd. Ils n'acceptent pas que les gens se réjouissent, même un instant", a-t-il déploré.

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Grand pèlerinage: avec le Covid, les espoirs brisés de musulmans âgés

Le 31 juillet 2020, des pèlerins font le tour de la Kaaba, le sanctuaire le plus saint de la Grande mosquée de la ville sainte saoudienne de La Mecque, le 31 juillet 2020 lors du pèlerinage annuel musulman du Hajj.

Samia Ahmed a économisé pendant 16 ans pour le hajj, le grand pèlerinage musulman à La Mecque. Mais comme des millions d'autres fidèles dans le monde, cette Egyptienne a dû renoncer à son rêve pour la deuxième année consécutive à cause du Covid-19.

Comme en 2020, l'Arabie saoudite a décidé cette année de réserver le hajj à une poignée de ses seuls habitants, excluant ainsi tous les touristes étrangers, notamment les plus âgés à la santé fragile, qui viennent habituellement par millions à La Mecque, ville la plus sainte de l'islam.

Le grand pèlerinage est l'un des cinq piliers de l'islam que tout fidèle musulman est censé accomplir au moins une fois dans sa vie s'il en a les moyens.

Avec son âge avancé et une santé déclinante, Samia Ahmed, 68 ans, a été "choquée" et a "pleuré des jours" l'an passé après l'annonce des restrictions pour le hajj. "J'avais payé l'agence de voyage et j'avais vraiment commencé à préparer mes affaires", raconte la fonctionnaire retraitée à l'AFP.

"Je voudrais tant faire le hajj avant de mourir. Je ne sais pas si je serais en vie l'année prochaine", confie-t-elle dans un sanglot, un chapelet bleu dans les mains.

De nombreux fidèles économisent pendant des années pour le hajj, auquel environ 2,5 millions de pèlerins participent normalement chaque année.

En 2020, seuls 10.000 résidents d'Arabie saoudite avaient pu se rendre à la Grande mosquée de La Mecque. Cette année, le royaume du Golfe, berceau de l'islam, a autorisé la venue de 60.000 résidents âgés de 18 à 65 ans, vaccinés contre le coronavirus et ne souffrant d'aucune maladie chronique.

Mme Ahmed ne pourra donc pas y participer, alors qu'elle a déboursé quelque 100.000 livres égyptiennes (près de 5.500 euros) pour s'assurer une place. "Mes chances sont désormais minces car ils choisiront à l'avenir des pèlerins plus jeunes et en bonne santé", craint cette grand-mère qui souffre de diabète et de problèmes de tension.

30 ans d'économies

Assistante sociale à la retraite de 58 ans, Amina Gaafar, économise elle depuis 30 ans pour "aller à la rencontre de Dieu", dit-elle.

"Je suis enfin prête financièrement et maintenant c'est le coronavirus qui m'en empêche", déplore-t-elle, vêtue d'une longue robe noire.

"J'ai peur qu'un jour je ne puisse plus du tout accomplir le hajj à cause de mon mauvais état santé", confie en pleurant Mme Gaafar, qui, dans l'attente d'une prothèse de genou, se déplace difficilement.

La retraitée compte se faire vacciner dans le seul but de pouvoir éventuellement participer au pèlerinage lorsqu'elle y sera autorisée. "L'espoir de chaque musulman est de faire le hajj", insiste-t-elle.

En 2019, 78.000 fidèles égyptiens ont participé au grand pèlerinage, selon les données officielles. Les plus de 60 ans représentaient avant la pandémie plus de 65% des clients de Mohammed Essam, directeur d'une agence de voyages au Caire.

"En général, la plupart des pèlerins dans le monde sont des personnes âgées. Les gens commencent à penser au pèlerinage lorsqu'ils ont de l'argent de côté", explique-t-il à l'AFP, dans son bureau orné de photos de la Grande mosquée de La Mecque.

Cette année, nombre de ses clients ont exprimé "de la tristesse, de la frustration et de la colère".

Vaccinée pour le hajj

Les fidèles des pays asiatiques constituent habituellement une grande partie des participants au hajj, notamment l'Indonésie, plus grand pays musulman au monde, ainsi que le Pakistan et la Malaisie.

A Rawalpindi, dans le nord du Pakistan, Muhammad Saleem Butt avait reporté une opération du foie pour se rendre à La Mecque et a été déçu deux années consécutives.

"Avant, je n'avais pas d'argent. Mais depuis quelques années, j'ai plus de moyens et mes enfants sont mariés", raconte cet épicier de 73 ans qui craint désormais pour sa santé.

Jumina, une Indonésienne de 65 ans, fait des économies depuis 2011. Cette gérante d'une petite boutique de vente à domicile assure avoir reçu deux doses de vaccin dans l'espoir d'être autorisée à se rendre à La Mecque.

"Je suis très déçue car j'avais tout préparé pour le voyage. Si je suis toujours en assez bonne santé pour y aller la prochaine fois, j'irai. Nous nous en remettons à Dieu", dit-elle.

Variant Delta: l'efficacité des vaccins en question

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