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RDC

Trois laboratoires français pour le dépistage d'Ebola envoyés mercredi en RDC

Une infirmière prépare un vaccin contre Ebola à Goma en RDC le 7 août 2019.

Trois laboratoires destinés au dépistage d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC), affrétés par les fondations Mérieux et Praesens, décolleront mercredi de France, ont annoncé mardi les organisateurs.

Les deux fondations ont affrété un avion Antonov 124 qui transportera jusqu'à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, deux laboratoires-containers "prêts à l'emploi", un de type P3 et l'autre de type P2, et un laboratoire mobile installé dans un véhicule 4X4, ainsi qu'un container frigorifique.

"C'est un enjeu de santé publique", a rappelé devant la presse le fondateur du groupe pharmaceutique BioMérieux, Alain Mérieux, qui dit avoir répondu à "une demande officielle de la République démocratique du Congo par la personne du professeur Muyembe, chargé de la lutte contre Ebola".

"Ces laboratoires vont apporter une sécurité biologique beaucoup plus grande", a ajouté M. Mérieux, en soulignant que "la RDC était un pays immense, où le seul laboratoire P3 est à Kinshasa".

Ces laboratoires-containers peuvent diagnostiquer "entre 180 et 200 prélèvements par jour", selon le directeur diagnostic et système au sein de la Fondation Mérieux, le Dr François-Xavier Babin.

"On espère qu'il n'y aura jamais autant de patients, ce serait vraiment une catastrophe", a ajouté le médecin.

Après la déclaration d'"urgence de santé publique de portée internationale" en juillet par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) concernant l'épidémie d'Ebola en Afrique centrale, "on a l'impression que l'épidémie est en train de redescendre un petit peu mais elle est toujours en cours et la situation est préoccupante", a-t-il alerté.

Fin septembre, la RDC, minée également par des conflits notamment dans l'est du pays, comptait plus de 2.100 décès au total depuis la déclaration officielle de l'épidémie d'Ebola le 1er août 2018.

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Sept morts en Ituri où séjourne Michelle Bachelet

Des Casques bleus patrouillent a bord des véhicules blindés près du village abandonné de Kaswara, en Ituri, RDC, 14 juillet 2006.

Sept personnes ont été tuées par des miliciens en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, où la Haute-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, a commencé jeudi une visite de cinq jours.

Une quinzaine de personnes ont également été enlevées par des miliciens, a affirmé un à l'AFP Banze Charité, président de la société civile locale.

Les faits se sont produits dans le territoire de Djugu, où des centaines de civils ont été tués depuis décembre 2017. Des miliciens du groupe Coopérative de développement du Congo (Codeco) s'y sont violemment battus en début de semaine avec l'armée régulière.

Mme Bachelet a commencé sa visite en RDC deux semaines après la publication d'un rapport onusien selon lequel "au moins 701 personnes ont été tuées" dans des violences intercommunautaires en Ituri depuis fin 2017.

Ces violences pourraient représenter des "crimes contre l'humanité" voire un "génocide", selon ce rapport du Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l'homme (BCNUDH).

A Bunia chef-lieu de l'Ituri, les autorités provinciales ont dénoncé auprès de Mme Bachelet les violences commises par les miliciens de la Codeco.

Le conflit oppose deux communautés de l'Ituri, les Lendu, majoritairement agriculteurs, et les Hema, éleveurs et commerçants, dans cette province frontalière de l'Ouganda et du Sud-Soudan connue pour son or et son pétrole.

Le groupe armé Codeco est une milice pro-lendu. Les autorités l’accusent d'être responsable de massacres des civils dans la région de Djugu.

Mme Bachelet se rendra ensuite à Kinshasa où elle rencontrera le président de la République Félix Tshisekedi à la fin de son séjour le 27 janvier.

Un agent de santé congolais, vacciné contre la maladie à virus Ebola

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Un an après la "transition", une coalition sous tension

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Ebola en RDC: infection d'un agent de santé vacciné

Les agents de santé à un point de passage non annoncé au journal officiel dans le village de Mirami, près du point de contrôle à la frontière de Mpondwe entre l'Ouganda et la République démocratique du Congo, le 14 juin 2019.

Un agent de santé congolais, pourtant vacciné contre la maladie à virus Ebola, a été contaminé par le virus de la fièvre hémorragique dans l'est de la République démocratique du Congo, ont indiqué mardi les autorités sanitaires.

L'agent de santé a été contaminé à Beni, l'un des épicentres de l'épidémie déclarée le 1er août 2018, selon le bulletin quotidien des autorités sanitaires.

Au total, 167 agents de santé ont contacté la maladie et 41 sont morts, ajoute cette source. Ebola a tué en tout 2.237 personnes depuis la déclaration de l'épidémie.

L'agent avait reçu une dose du premier vaccin utilisé depuis août 2018, le rVSV-ZEBOV fabriqué par le groupe américain Merck Sharp and Dohme.

"Il faut attendre 8 à 10 jours pour qu'il produise des anticorps pour être efficace", ont expliqué les autorités sanitaires, ajoutant qu'une contamination est possible pendant ce délai.

Quelque 270.138 personnes ont été vaccinées avec cette molécule. D'autres, au nombre de 6.317, ont été vaccinées avec un deuxième vaccin, introduit en octobre 2019 à titre préventif dans les zones où le virus est absent. Ce vaccin, produit par la firme Janssen Pharmaceuticals pour la société Johnson & Johnson, est administré en deux doses à 56 jours d'intervalle.

Outre l'agent de santé, un autre cas confirmé a été enregistré à Beni en date du 20 janvier.

"Ebola ne refait pas surface ici à Beni. Les cas que nous voyons ici à Beni sont importés de l'Ituri. Une fois le foyer en Ituri maîtrisé, il n'y aura plus de cas ici à Beni", a déclaré vendredi le responsable congolais de la riposte anti-Ebola, le docteur Jean-Jacques Muyembe.

Les activités de riposte contre la maladie sont régulièrement perturbées en raison de l'insécurité due à des violences armées en Ituri, où opèrent des groupes armés.

Trois personnes sont mortes fin novembre dans l'attaque d'équipes anti-Ebola dans cette région.

L'actuelle épidémie d'Ebola est la dixième sur le sol congolais depuis 1976 et la deuxième la plus grave de l'histoire après celle qui a fait quelque 11.000 morts en Afrique de l'Ouest en 2014.

Elle a été déclarée "urgence de santé publique de portée internationale" par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) fin juillet.

Tshisekedi menace de "virer" des ministres ou de dissoudre l'Assemblée

Le président Felix Antoine Tshilombo Tshisekedi devant l'ONU à New York, le 26 septembre 2019.

Le président congolais Félix Tshisekedi a menacé de "virer" des ministres, voire de dissoudre l'Assemblée nationale, si ses partenaires de la coalition fidèles à son prédécesseur Joseph Kabila sapaient son pouvoir en République démocratique du Congo.

"Le Congolais m'a confié une mission et je dois rendre compte à ce peuple. Et celui qui ne va pas suivre mes instructions et qui s'attachera aux instructions de sa famille politique, il sera viré", a déclaré le chef de l'Etat dimanche devant la diaspora congolaise à Londres.

Cet avertissement vise directement les ministres issus du Front commun pour le Congo (FCC, pro-Kabila), soit la majorité des 67 membres du gouvernement.

"Jusqu'à présent, je n'ai vu aucun ministre s'opposer à mes décisions. Mais certains ministres me disent qu'ils subissent des pressions", a-t-il ajouté dans un discours en lingala disponible sur le compte Twitter de la radio Top Congo.

"Je ne peux pas dissoudre l'Assemblée nationale tant qu'il n'y a pas crise", a-t-il ajouté. Mais en cas d'"obstruction", "je serai contraint, en fin de compte, de prendre la décision de dissoudre l'Assemblée nationale".

Le président a été investi il y a tout juste un an le 24 janvier 2019 en présence de son prédécesseur Joseph Kabila, première transition pacifique du pouvoir au Congo.

M. Kabila a gardé une vaste majorité au Parlement et à la tête de la plupart des 26 provinces. Les deux hommes gouvernent depuis en coalition sur la base de ces résultats officiels des élections du 30 décembre 2018.

Ce scénario est contesté par l'autre candidat de l'opposition Martin Fayulu qui revendique la victoire à l'élection présidentielle du 30 décembre 2018. Il accuse MM. Kabila et Tshisekedi d'avoir fabriqué les résultats avec la complicité de la commission électorale et de la Cour constitutionnelle.

M. Tshisekedi se trouve à Londres pour participer à un sommet sur l'investissement.

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