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RDC

Un deuxième vaccin anti-Ebola sera introduit mi-octobre

Agents de santé près du point de contrôle à la frontière de Mpondwe entre l'Ouganda et la République démocratique du Congo, le 14 juin 2019.

Les autorités congolaises entendent introduire un deuxième vaccin anti-Ebola à la mi-octobre, a annoncé lundi l'Organisation mondiale de la santé.

Auparavant MSF avait accusé l'OMS de "rationner" le premier vaccin en RDC où une épidémie de la fièvre hémorragique a déjà fait quelque 2.100 morts en plus d'un an.

"Les autorités sanitaires de la République démocratique du Congo (RDC) ont annoncé leur intention d'introduire un deuxième vaccin expérimental Ebola, fabriqué par Johnson & Johnson, à partir de mi-octobre", a indiqué l'OMS dans un communiqué.

L'agence spécialisée de l'ONU a précisé que le vaccin, qui requiert l'administration de deux à 56 jours d'intervalle, sera administré à des populations à risque ciblées dans des régions où il n'y a pas de transmission active du virus Ebola.

"Les autorités de RDC, en décidant de déployer le deuxième vaccin expérimental (...) ont une fois de plus fait preuve de leadership et de détermination afin de mettre fin à cette épidémie dès que possible", a souligné le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, cité dans un communiqué.

Déclarée le 1er août 2018, la 10e épidémie de fièvre hémorragique Ebola sur le sol congolais a tué plus de 2.100 personnes.

En juillet dernier, l'OMS a élevé la menace Ebola au rang "d'urgence de santé publique de portée internationale".

Jusqu'à présent, seul le vaccin expérimental fabriqué par Merck, jugé "très efficace et sûr" par l'OMS, avait été utilisé par la RDC. L'ancien ministre de la Santé congolais Oly Ilunga avait démissionné le 22 juillet, en dénonçant des tentatives d'introduction d'un deuxième vaccin "par des acteurs qui ont fait preuve d'un manque d'éthique manifeste".

L'ex-ministre de la Santé a depuis été inculpé pour "détournement" présumé de fonds alloués à la lutte anti-Ebola, et placé en résidence surveillée à Kinshasa.

A ce jour, plus de 223.000 personnes ont reçu ce vaccin au cours de l'épidémie actuelle. Il continuera d'être administré à toutes les personnes à risque élevé d'infection à Ebola, dont celles qui ont été en contact avec une personne dont il a été confirmé qu'elle est atteinte d'Ebola.

Les contacts des contacts des personnes infectées par le virus sont également vaccinés, selon le principe dit de la "vaccination en anneau", a détaillé l'OMS.

En mai, le Groupe stratégique consultatif d'experts de l'OMS avait publié de nouvelles recommandations pour faire face aux difficultés liées à la mise en oeuvre de la vaccination anti-Ebola en RDC, suggérant notamment d'introduire le vaccin développé par Johnson & Johnson.

Le laboratoire belge Janssen Pharmaceuticals, filiale de l'Américain Johnson & Johnson, avait alors déclaré à la presse belge qu'il était prêt à envoyer des doses du vaccin en très grandes quantités.

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Lutte contre Ebola : conférence régionale à Goma

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Kinshasa manifeste contre la corruption

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Manifestation contre la corruption à Kinshasa

Manifestations à Kinshasa en RDC, le 20 décembre 2016.

Quelques centaines de personnes ont manifesté lundi dans les rues de Kinshasa contre la corruption en République démocratique du Congo, à l'appel d'un collectif catholique soutenu par l'opposition au nouveau président Félix Tshisekedi.

Les manifestants se sont rassemblés en différents points de la capitale à l'appel du Comité laïc de coordination (CLC), un collectif proche de l'Église catholique, à l'origine début 2018 de marches étouffées dans le sang pour obtenir le départ de l'ex-président Joseph Kabila.

Des ténors CLC et de l'opposition ont été vus à des points de ralliements notamment à la paroisse Saint Joseph à Kalamu (centre), à Ndjili (est) ou encore au quartier Kingabwa (nord), selon une équipe de l'AFP.

Cette manifestation est la première du CLC sous le mandat de l'ancien opposant Félix Tshisekedi, investi président en janvier. Elle n'a pas drainé autant de monde que fin 2017 - début 2018, lorsque ce collectif appelait à des manifestations contre Joseph Kabila.

La première colonne de manifestants conduite par les ténors du CLC a traversé trois communes populaires du centre de Kinshasa, alors que le secrétaire général du Mouvement de libération du Congo (MLC) Eve Bazaiba était à la tête des manifestants du quartier pauvre de Kingabwa.

Ces marches interviennent après l'affaire dite des 15 millions de dollars, le premier grand dossier de corruption présumée depuis l'investiture le 24 janvier du président Tshisekedi.

"Moyibi toboyi, 15.000.000$ Ezonga na caisse" ("nous nous opposons au vol, que les 15 millions de dollars retournent dans la caisse" de l'État), pouvez-t-on lire sur les T-shirt portés par des manifestants.

Tandis que des banderoles affichaient : "Non à l'impuissance de la justice", "où sont nos 15 millions de dollars ?".

"Nous ne voulons plus de la corruption, pas d'impunité et non plus une justice en déliquescence", a déclaré à l'AFP Isidore Ndaywel, historien et coordonnateur du CLC.

En juillet, une enquête de l'Inspection générale des Finances (IGF) qui parle d'"irrégularité" a révélé que 15 millions de dollars d'argent public n'ont pas été versés au Trésor public, mais sur un autre compte.

Ces 15 millions correspondent à une retenue de 15% prélevée sur une somme de 100 millions versée par l'État à sept compagnies pétrolières (dont Total) pour compenser le gel des prix à la pompe.

Au moins 30 morts dans un accident de la route

Des corps gisent à côté du bus qui s'est écrasé en RDC, le 20 octobre 2019.

Au moins trente personnes sont mortes dans un accident survenu dans la nuit de samedi à dimanche sur la route entre Kinshasa et Matadi, dans l'ouest de la République démocratique du Congo, selon un nouveau bilan de source humanitaire.

"Le bilan actuel est de 30 morts, 18 autres personnes sont brûlées au troisième degré. Nous poursuivons le travail d'identification des corps", a déclaré à l'AFP David Nsiala, responsable de la Croix-Rouge de Mbanza-Ngungu dans la province de Kongo central (ouest).

"Un accident s'est produit ici à Mbanza-Ngungu aux environs de 1H00 du matin. Un bus en provenance de Lufu vers Kinshasa a fini sa course dans une parcelle avant de prendre feu. Le bilan provisoire est de 20 morts", avait déclaré plus tôt à l'AFP Didier Nsimba, administrateur-adjoint du territoire de Mbanza-Ngungu.

Le conducteur a perdu le contrôle de ce véhicule de transport de passagers et de marchandises "suite à une défaillance de frein", selon M. Nsimba. Des corps sont "calcinés" et "certains blessés ont été conduits à l'hôpital de Nsona Nkuku", a-t-il dit.

Le président congolais Félix Tshisekedi, qui était "invité pour assister à l'intronisation de l'empereur du Japon, vient de décider d'annuler son voyage suite à cet accident", indique un communiqué signé par son directeur de cabinet Vital Kamerhe.

"Le président de la République présente ses condoléances les plus attristées aux familles éprouvées" et demande à l'exécutif "de prendre en charge les blessés et de réserver un enterrement digne aux personnes décédées", ajoute le texte.

Le nombre des passagers qui voyageaient dans le bus n'a pas été dévoilé par les autorités.

"Nous étions plus de cent personnes dans le bus, jusque-là, je n'ai pu reconnaître que quatre" personnes, a déclaré à l'AFP Nacha, une passagère blessée.

Le territoire de Mbanza-Ngungu est situé à environ 150 km à l'ouest de la capitale Kinshasa, sur la route nationale numéro 1, réputée pour les accidents meurtriers qui s'y produisent.

Avec AFP

Deux ONG plaident en faveur de la réforme de la loi sur la presse

Sophie Busson (au centre), responsable du plaidoyer en Asie-Pacifique du Forum sans frontières, lors d'un débat pénal à l'occasion de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse à Jakarta, en Indonésie, le 4 mai 2017 (Hean Socheata / VOA Khmer) Sophie Busson

Reporters sans frontières (RSF) et son partenaire local, Journaliste en danger (JED), ont plaidé vendredi en faveur de la réforme d'une loi "truffée de sanctions privatives de liberté" qui régit la presse en République démocratique du Congo.

Ces deux ONG demandent "la mise en place d'un mécanisme dédié à la protection des journalistes", dans un communiqué publié à l'issue d'une mission de sensibilisation menée auprès de parlementaires et de membres du gouvernement.

"La loi actuelle sur la liberté de la presse est truffée de sanctions privatives de liberté allant jusqu'à la peine de mort", a déclaré à l'AFP Tshivis Tshivuadi, secrétaire général de JED.

"Nous proposons de modifier certaines dispositions de cette loi, notamment des sanctions sur la diffamation et des imputations dommageables qui poussent les journalistes à l'autocensure", a-t-il expliqué.

Datée de 1996, l'actuelle loi sur la presse "ne tient pas compte de l'avènement des médias en ligne. Ces nouveaux médias ne sont pas encore réglementés en RDC", a ajouté M. Tshivuadi.

"Pour que la législation change et que cette réforme historique attendue depuis plus de vingt ans puisse aboutir, il est indispensable qu'il y ait une volonté politique forte du côté de l'exécutif mais aussi que des élus s'impliquent très activement", estime Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de RSF.

Malgré une "légère inflexion des atteintes à la liberté de la presse" depuis l'arrivée au pouvoir du président Félix Tshisekedi début 2019, "le niveau des exactions reste préoccupant", estiment RSF et JED.

Depuis le début de l'année, "79 atteintes à la liberté de la presse ont été enregistrées par JED dont 15 arrestations et 13 cas d'agressions", selon ces ONG.

"Les discours sont encourageants mais les réformes se font toujours attendre", estiment-elles.

Le jour de son investiture en janvier, le nouveau chef de l'État Félix Tshisekedi avait promis de faire des médias "un véritable quatrième pouvoir" en RDC, pays classé à la 154è place sur 180 du classement RSF pour la liberté de la presse en 2019.

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