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Il n'y aura pas de victoire rapide dans la bataille d'Alep selon Washington

L'ambassadrice Samantha lors d’un voyage à N'Djamena, au Tchad, le 20 avril 2016.

Il n'y aura pas de victoire rapide dans la bataille d'Alep si les combats perdurent, a prévenu l'ambassadrice américaine aux Nations unies Samantha Power, très inquiète du sort réservé aux civils dans la deuxième ville de Syrie.

"Plus les combats dureront, plus il y aura des civils pris entre les deux camps, plus ils vont payer un lourd tribut", a déclaré Samantha Power au Conseil de sécurité, réuni pour évoquer la crise à Alep.

Rebelles et régime ont dépêché lundi d'importants renforts en hommes et en armes à Alep et ses environs, en préparation d'une bataille cruciale dont l'issue pourrait constituer un tournant dans la guerre qui dure depuis plus de cinq ans.

Les combats se sont intensifiés le mois dernier quand les forces du régime ont pris le contrôle de la dernière route d'approvisionnement dans une zone tenue par les rebelles, laissant 250.000 personnes dans les quartiers à l'est encerclés.

"Les combats de ces derniers jours ont confirmé ce que l'on sait depuis longtemps", a repris Mme Power. "Malgré le poids des forces du régime (de Bachar al-)Assad, avec les Russes, l'Iran et le Hezbollah d'un côté, aucun camp ne sera capable de remporter une victoire rapide et décisive dans la bataille pour Alep".

Les membres du Conseil de sécurité ont écouté les témoignages de docteurs qui ont montré des images très crues d'enfants blessés dans des bombardements, expliquant qu'ils ne pouvaient pas les sauver en raison du manque de médicaments.

L'ambassadeur adjoint français au conseil, Alexis Lamek, a lui prévenu que les combats à Alep pourraient tuer toutes les ébauches de discussions de paix lancées à Vienne pour tenter de mettre fin à ce conflit.

"Alep pourrait être le tombeau du processus de Vienne", a-t-il lancé.

L'ONU espère pouvoir relancer le processus de paix fin août, mais ces efforts sont conditionnés à d'éventuels progrès dans la livraison d'aide humanitaire aux populations civiles.

Plus de 290.000 personnes ont été tuées depuis le début du conflit en mars 2011, dont plus de 84.000 civils.

Avec AFP

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Les États-Unis s'opposent à la désignation de Ngozi Okonjo Iweala au poste de directrice générale de l'OMC

La ministre des finances du Nigeria, Ngozi Okonjo-Iweala, lors d'un entretien avec Reuters dans son bureau de la capitale Abuja, le 24 août 2012.

L'ancienne ministre des finances du Nigeria, Ngozi Okonjo Iweala, a marqué l'histoire mercredi en devenant la première femme et la première personne originaire d’Afrique à être recommandée pour le poste de directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Il revient désormais aux délégués des pays membres de confirmer officiellement la recommandation du panel de sélection. Une réunion à cet effet devrait avoir lieu "dans les prochains jours", précise la même source.

Mais selon l'agence de presse Bloomberg, le négociateur en chef du commerce de Washington, Robert Lighthizer, soutient plutôt la candidate de la Corée du Sud, la diplomate Yoo Myung-hee.

Économiste de formation, Mme Okonjo Iweala, 66 ans, avait autrefois occupé le poste de numéro 2 à la Banque mondiale. Elle a également siégé aux conseils d’administration de Twitter et de GAVI, l’Alliance mondiale pour les vaccins, après avoir occupé des postes de haute responsabilité au sein du gouvernement fédéral du Nigeria sous les administrations des présidents Olusegun Obasanjo et Goodluck Jonathan.

Le poste de patron de l'OMC est devenu vacant lorsque son tout dernier directeur général, le Brésilien Roberto Azevêdo, a annoncé de manière inattendue qu'il démissionnait à la fin du mois d'août.

Au total, huit candidatures ont été soumises, dont trois issues de pays africains : le diplomate égyptien Abdel-Hamid Mamdouh, la ministre Amina Mohamed du Kenya et Mme Okonjo Iweala. Après plusieurs rounds de vote par les délégués des pays membres, il ne restait plus que deux candidates : Ngozi Okonjo Iweala et la diplomate sud-coréenne Yoo Myung-hee.

En début de semaine, le Financial Times avait rapporté que la candidate nigériane avait obtenu le soutien de l’Union européenne, en plus de celui du bloc africain à l’OMC.

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OMC: l'UE va soutenir la Nigériane Okonjo-Iweala

La candidate pour la présidence de l'OMC Okonjo-Iweala, ancienne ministre des finances du Nigeria et ancienne No.2 à la Banque mondiale. REUTERS/Lucas Jackson/archives

L'Union européenne va soutenir la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala pour le poste de directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), ses Etats membres étant finalement arrivés lundi à un consensus sur cette candidature.

Ce soutien, qui donne un élan appréciable à la candidate africaine face à sa rivale sud-coréenne Yoo Myung-hee, sera annoncé à l'OMC mardi matin par l'ambassadeur de l'UE à Genève, a précisé l'une de ces sources.

Ancienne ministre des Affaires étrangères et des Finances du Nigeria, mais aussi ex-numéro deux de la Banque mondiale, Mme Okonjo-Iweala, 66 ans, pourrait devenir la première femme et la première Africaine à diriger l'organisation chargée de libéraliser le commerce mondial.

Les Etats membres ont cependant mis du temps à s'entendre sur son nom, malgré un échange sur le sujet entre les dirigeants de l'UE lors du dernier sommet européen mi-octobre à Bruxelles.

Lundi matin, la Hongrie et la Lettonie refusaient encore de soutenir la Nigériane, avant de se rallier à la majorité dans la soirée, selon les sources européennes.

Tout en acceptant le consensus européen, "sept délégations" ont par ailleurs "demandé que soit enregistrée leur préférence pour l'autre candidate", a précisé une de ces sources.

Ce soutien est "un signal clair à l'égard de l'Afrique et un signe de confiance mutuelle" avec l'UE, a souligné une autre source.

Le troisième cycle de discussions, qui devra départager les deux prétendantes, a débuté le 19 octobre et s'achèvera mardi. Un consensus devra être trouvé pour la date butoir du 7 novembre.

La candidate qui l'emportera succédera au Brésilien Roberto Azevedo, qui a quitté l'OMC fin août, un an plus que tôt que prévu. Ce départ, expliqué par des raisons familiales, est survenu en plein marasme économique mondial, laissant l'institution en crise.

Le prochain chef de l'institution devra affronter la crise économique mais aussi la crise de confiance dans le multilatéralisme et dans le bien-fondé de la libéralisation du commerce mondial, le tout sur fond de guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales, la Chine et les Etats-Unis.

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