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Syrie : le régime tente d'éviter l'encerclement des quartiers d'Alep qu'il contrôle

Rebelles syriens et combattants du Front Fateh al-Cham criant victoire, après avoir brisé le siège de leurs quartiers, Alep, Syrie, le 6 août 2016. (REUTERS/Abdalrhman Ismail )

Le régime syrien tente d'éviter l'encerclement total des quartiers sous son contrôle à Alep après avoir subi un grave revers face à une coalition de rebelles et de djihadistes dans cette deuxième ville de Syrie, enjeu majeur du conflit.

La coalition, l'Armée de la conquête, a annoncé dimanche soir dans un communiqué lancer la bataille pour reprendre la totalité d'Alep.

"Nous annonçons le début de la nouvelle phase pour la libération de l'ensemble d'Alep et nous annonçons que nous allons doubler le nombre de combattants pour qu'ils puissent participer à cette bataille", a déclaré cette coalition. "Nous ne cesserons de lutter que lorsque nous brandirons le drapeau de la conquête sur la citadelle d'Alep", a-t-elle ajouté.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG basée en Grande-Bretagne, au moins 130 civils ont été tués depuis le début de la contre-offensive lancée le 31 juillet par les groupes rebelles à partir du sud d'Alep pour briser le siège de leurs quartiers.

Quelque 700 combattants ont été tués en une semaine, toujours selon l'ONG.

Toute la journée de dimanche, les avions du régime du président syrien Bachar al-Assad et ceux de l'allié russe ont mené des raids sur les quartiers rebelles de la ville divisée, selon un correspondant de l'AFP dans le secteur.

D'autres positions des insurgés au sud de la ville septentrionale ont été également la cible de dizaines de frappes de l'armée de l'air syrienne, selon une source militaire citée par les médias d'Etat.

"L'armée de l'air a effectué 21 sorties et a frappé les terroristes 86 fois au sud et à l'ouest d'Alep au cours des douze dernières heures", a déclaré cette source citée par l'agence de presse officielle Sana.

Samedi, les rebelles aidés du Front Fateh al-Cham (ex-Front al-Nosra ayant renoncé à son rattachement à Al-Qaïda) ont renversé la situation à Alep en brisant le siège imposé depuis le 17 juillet à leurs quartiers dans l'est, et en encerclant les zones tenues par le régime à l'ouest.

Le régime a reconnu implicitement la menace qui pèse sur ses quartiers où les habitants ont commencé à stocker de la nourriture.

"Nos forces se sont redéployées après avoir absorbé le choc de l'attaque de milliers de mercenaires, et elles ont trouvé une voie alternative pour permettre l'acheminement de nourriture et de carburant" vers les quartiers gouvernementaux, a assuré la télévision d'Etat.

L'armée et ses alliés - combattants iraniens et du Hezbollah libanais, outre l'aviation russe - "ont subi une très sérieuse défaite" à Alep, a affirmé Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH.

L'alliance de groupes rebelles et dihadistes a affirmé avoir pris le quartier gouvernemental de Ramoussa, à la périphérie sud d'Alep, ce qui lui a permis de faire la jonction avec les quartiers rebelles de l'est, où quelque 250.000 habitants étaient assiégés par les forces du régime.

- Anxiété dans le secteur prorégime -

Selon une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, des rebelles évacuaient un petit groupe de civils, la plupart des femmes et des enfants, d'un endroit présenté comme étant à Ramoussa.

Selon M. Abdel Rahmane, c'est maintenant au tour des quartiers prorégime d'être "assiégés". "Il n'y a plus de route sûre pour les civils se trouvant dans ces quartiers pour entrer ou sortir de la ville".

Des habitants de ce secteur ont indiqué à l'AFP qu'une foule de gens s'était pressée au marché pour acheter de la nourriture et de l'eau en prévision d'un siège.

"Le prix du sac de pain a été multiplié par quatre, passant de 200 (0,36 euros) à 800 livres syriennes (1,4 euros). Nous avons peur de ce qui arrivera si la route reste coupée longtemps", a déclaré à l'AFP Walaa Hariri, 48 ans, dans le quartier de Fourkane.

L'agence Sana a fait état de 10 civils tués samedi dans des bombardements rebelles.

La guerre en Syrie, déclenchée en mars 2011 après la répression de manifestations pacifiques pro-démocratie, a fait plus de 280.000 morts et poussé à la fuite des millions de personnes. Plusieurs acteurs internationaux y sont impliqués de même que des groupes jihadistes.

Avec AFP

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Niger: les ravisseurs de l'otage américain demandent une rançon

Les forces spéciales nigérianes participent à un exercice de sauvetage des otages à la fin de l'exercice Flintlock à Mao, au Tchad, samedi, avec l'appui de l'armée américaine et ses partenaires occidentaux. (Photo AP / Jerome Delay)

Les ravisseurs de l’Américain Philip Walton, enlevé dans le nuit de lundi à mardi à Massalata au Niger, près de la frontière avec le Nigeria, ont exigé mercredi une "rançon" contre sa libération, selon le préfet de la zone.  

"Les ravisseurs ont appelé le père sur son téléphone pour réclamer une rançon", a expliqué Ibrahim Abba Lélé, préfet de Birni NKonni (dont Massalata est voisine), sans préciser le montant demandé.

Dans un communiqué lu sur la radio nationale, le ministère de l’Intérieur a indiqué que les ravisseurs avaient "fouillé le domicile à la recherche de l’argent" et avaient ensuite fui "en direction de la zone frontalière".

"Les forces de défense et de sécurité de la zone ont conduit des opérations de ratissage et des renforts ont été déployés", souligne le communiqué qui indique que "toutes les dispositions sont prises, en collaboration avec les services de sécurité américains et nigérians en vue de retrouver l’intéressé".

Philip Walton était installé à Massalata avec sa femme et un enfant depuis deux ans, selon son père Bruce Walton qui habite Birni Nkonni et vit au Niger depuis près de 30 ans.

Un porte-parole du Département d'Etat américain à Washington a confirmé mardi qu'un "citoyen américain avait été enlevé au Niger".

Le Sahel est régulièrement le théâtre d'enlèvements d'Occidentaux par des groupes jihadistes.

Début octobre au Mali, la Française Sophie Pétronin et deux otages italiens ont été libérés, mais plusieurs restent détenus au Sahel. Parmi eux, l'humanitaire américain Jeffery Woodke enlevé au Niger en octobre 2016 à Abalak, à environ 200 km au nord de Birni Nkonni.

Toutefois la zone dans laquelle Philip Walton a été enlevé est loin du rayon d'action habituel des groupes jihadistes. C'est une zone de contrebande et de banditisme actifs, grâce à la porosité de la frontière entre le Niger et le Nigeria.

En août, six humanitaires français et deux Nigériens avaient été assassinés à 60 km à l'ouest de Niamey dans la réserve naturelle de Kouré, une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique (EI).

Le Niger est en proie à des attaques jihadistes récurrentes qui ont fait des centaines de morts.

Les Américains disposent de deux bases de drones à Agadez et Dirkou, au nord du Niger. Leurs appareils survolent le Sahel en permanence et sont un soutien important à la force française antijihadiste Barkhane.

En 2017, quatre soldats américains des Forces spéciales et cinq militaires nigériens avaient été tués dans une embuscade à Tongo Tongo, près du Mali, dans le sud-ouest du Niger. Cette attaque avait été revendiquée par l'Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS) alors qu'officiellement les USA ne disposaient pas de troupes en opération au sol.

Les États-Unis s'opposent à la désignation de Ngozi Okonjo Iweala au poste de directrice générale de l'OMC

La ministre des finances du Nigeria, Ngozi Okonjo-Iweala, lors d'un entretien avec Reuters dans son bureau de la capitale Abuja, le 24 août 2012.

L'ancienne ministre des finances du Nigeria, Ngozi Okonjo Iweala, a marqué l'histoire mercredi en devenant la première femme et la première personne originaire d’Afrique à être recommandée pour le poste de directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Il revient désormais aux délégués des pays membres de confirmer officiellement la recommandation du panel de sélection. Une réunion à cet effet devrait avoir lieu "dans les prochains jours", précise la même source.

Mais selon l'agence de presse Bloomberg, le négociateur en chef du commerce de Washington, Robert Lighthizer, soutient plutôt la candidate de la Corée du Sud, la diplomate Yoo Myung-hee.

Économiste de formation, Mme Okonjo Iweala, 66 ans, avait autrefois occupé le poste de numéro 2 à la Banque mondiale. Elle a également siégé aux conseils d’administration de Twitter et de GAVI, l’Alliance mondiale pour les vaccins, après avoir occupé des postes de haute responsabilité au sein du gouvernement fédéral du Nigeria sous les administrations des présidents Olusegun Obasanjo et Goodluck Jonathan.

Le poste de patron de l'OMC est devenu vacant lorsque son tout dernier directeur général, le Brésilien Roberto Azevêdo, a annoncé de manière inattendue qu'il démissionnait à la fin du mois d'août.

Au total, huit candidatures ont été soumises, dont trois issues de pays africains : le diplomate égyptien Abdel-Hamid Mamdouh, la ministre Amina Mohamed du Kenya et Mme Okonjo Iweala. Après plusieurs rounds de vote par les délégués des pays membres, il ne restait plus que deux candidates : Ngozi Okonjo Iweala et la diplomate sud-coréenne Yoo Myung-hee.

En début de semaine, le Financial Times avait rapporté que la candidate nigériane avait obtenu le soutien de l’Union européenne, en plus de celui du bloc africain à l’OMC.

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