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Solide croissance avant le coup de fouet des baisses d'impôts aux Etats-Unis

Le panneau de Wall Street photographié devant la Bourse de New York à New York, le 2 août 2017.

La croissance américaine a confirmé sa bonne santé au troisième trimestre, apportant de l'eau au moulin de Donald Trump qui se targue de pouvoir la faire croître durablement grâce à des baisses d'impôts et ses réformes économiques.

De juillet à septembre, l'expansion du Produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis s'est établie à 3,2% en rythme annualisé, soit 0,1 point de pourcentage de moins que la précédente estimation. Malgré cette petite déception, l'économie américaine affiche sa meilleure croissance depuis trois ans, pour deux trimestres d'affilée.

>> Lire aussi : La réforme fiscale passe, les bonus pleuvent dans des entreprises

Au deuxième trimestre, le PIB avait progressé de 3,1% après 1,2% au premier.

De quoi réjouir la Maison Blanche qui ambitionne de faire accélérer la première économie mondiale au-dessus de ce niveau notamment avec la réforme des impôts votée mercredi.

La refonte fiscale réduit certains impôts sur le revenu et surtout abaisse nettement l'impôt sur les sociétés, qui passe de 35% à 21%. Cela va provoquer un creusement du déficit de l'Etat à long terme d'au moins 1.500 milliards de dollars mais l'administration Trump assure que cela va fortement doper l'économie et donc les recettes budgétaires.

"Cette loi historique va engendrer des augmentations de salaires et de nouveaux emplois pour les travailleurs américains, établir un système plus équitable pour tous et susciter une croissance plus forte qui va éclairer et assurer l'avenir de notre pays", a assuré mercredi Steven Mnuchin, secrétaire au Trésor.

>> Lire aussi : Le Congrès adopte définitivement la baisse des impôts promise par Trump

Même la Réserve fédérale (Fed) a récemment pris en compte - pas autant que l'administration - les largesses budgétaires qui vont stimuler l'activité économique. La Banque centrale a relevé la semaine dernière sa prévision de croissance, de 0,4 point de pourcentage à 2,5% pour 2018.

A 3,2%, la performance du troisième trimestre marque d'autant plus sa solidité qu'elle aurait pu être affectée plus sévèrement par les ouragans de la saison.

"Malgré les attentes que la croissance souffre des trois ouragans de l'été, l'économie s'est bien comportée", a noté Blerina Uruci, économiste chez Barclays Research.

"En détail, on a le tableau d'une économie bien orientée au troisième trimestre avec des dépenses de consommation solides, des gains d'emplois continus, des salaires qui commencent à augmenter, des taux d'intérêt bas et une forte confiance" des ménages et des entreprises, résume Gregory Daco, d'Oxford Economics dans une note.

Le progrès des dépenses des consommateurs néanmoins s'est un peu tassé au troisième trimestre à 2,2% au lieu de 2,3% estimé précédemment et 3,3% au trimestre d'avant.

Les promesses de réductions d'impôts et de gestes des entreprises sur les rémunérations pourraient aider à soutenir ces dépenses des consommateurs, clé de la poursuite de l'expansion dans les prochains trimestres.

-Avec l'aide des impôts-

Car "pour que la croissance du PIB se maintienne au-dessus du chiffre 3, la consommation doit accélérer", a résumé le principal économiste pour les Etats-Unis de FTN Financial, Chris Low.

Ce quatrième trimestre, d'octobre à décembre, a l'air bien enclenché avec de bons indicateurs mais "la viabilité" de l'élan "sur l'année prochaine sera le test", ajoute cet économiste.

"Les allègements d'impôts pourraient aider, spécialement si des compagnies suivent l'exemple d'AT&T ou de Comcast en accordant aux employés des bonus liés aux coupes fiscales", a-t-il poursuivi. Les banques Wells Fargo et Fifth Third Bancorp ont annoncé aussi des augmentations de salaires.

Sans cet allant de la consommation, d'autres faiblesses visibles dans le profil de croissance du troisième trimestre pourraient altérer sa poursuite au même rythme.

Les stocks ont ainsi compté pour beaucoup dans la bonne performance économique (près de 0,8 point de croissance). Or, cette reconstitution des stocks n'est pas toujours vue comme un élément dynamique de l'activité car ce sont autant d'articles qui ne seront pas produits le prochain trimestre, à moins de ventes exceptionnelles.

Sans compter l'évolution des stocks, la progression des ventes finales -- un chiffre que beaucoup considèrent comme une image plus fidèle de la santé du PIB-- a ralenti à 2,4% au lieu de 2,9% au deuxième trimestre.

Le gouvernement publiera le 26 janvier sa première estimation du PIB au quatrième trimestre.

La Fed d'Atlanta prédit une croissance de 3,3% en rythme annuel pour le dernier trimestre de l'année tandis que les économistes d'Oxford Economics misent sur 2,8%.

Avec AFP

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Le Rapport Mueller finalement livré au public

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Rapport Mueller : les démocrates ne lâchent toujours pas

Le président de la commission judiciaire de la Chambre, Jerrold Nadler, le 4 avril 2019, à Capitol Hill.

Un dirigeant démocrate du Congrès américain, Jerry Nadler, a affirmé jeudi que le rapport du procureur Robert Mueller démontrait que le président américain Donald Trump avait fait obstruction à l'enquête russe.

"Même dans sa version incomplète, le rapport Mueller met en évidence des preuves inquiétantes montrant que le président Trump a fait entrave à la justice", écrit M. Nadler, chef de la puissante commission judiciaire de la Chambre des représentants, qui a le pouvoir de lancer des enquêtes parlementaires.

"Il revient désormais au Congrès de tenir le président pour responsable de ses actions", a ajouté M. Nadler.

Après 22 mois d'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine de 2016 et les soupçons de collusion entre l'équipe du républicain Donald Trump et Moscou, le procureur spécial Robert Mueller a conclu qu'il n'y avait pas eu entente entre ces derniers.

Il ne l'a en revanche pas blanchi des soupçons d'entrave à la justice, dans son rapport publié jeudi après avoir été expurgé des informations confidentielles.

C'est sur ce dernier point que les démocrates ont surtout réagi, plus de deux heures après la publication du compte-rendu de l'enquête.

"Une chose est claire", ont affirmé les chefs démocrates du Congrès Nancy Pelosi et Chuck Schumer: "Le rapport Mueller semble contredire la conclusion" du ministre de la Justice Bill Barr, selon lequel il n'y a pas matière à poursuivre Donald Trump pour entrave à la justice.

Les démocrates ont demandé au procureur Mueller de témoigner devant la Chambre des représentants d'ici le 23 mai. Bill Barr a déclaré qu'il ne s'y opposerait pas.

Alors que Donald Trump crie victoire, s'estimant totalement exonéré, les démocrates du Congrès semblent ainsi vouloir maintenir le cap de leurs enquêtes parlementaires.

Mais les chefs écartent encore la perspective d'une procédure de destitution, ou "impeachment", qui serait pour l'instant vouée à l'échec compte tenu de la majorité républicaine au Sénat et du soutien solide au président dans son camp.

Du côté des candidats démocrates à la présidentielle de novembre 2020, les réactions ont été plus diffuses dans les premières heures.

Certains prétendants à la Maison Blanche comme Bernie Sanders n'avaient toujours pas réagi publiquement plusieurs heures après la publication du rapport. Mais le sénateur indépendant a en revanche tweeté sur le problème de dette des étudiants et sur la Corée du Nord.

Le département d'Etat américain se dit toujours «prêt à dialoguer» avec Pyongyang

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Trump exulte à la publication du rapport de l'enquête russe

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Le département d'Etat se dit toujours "prêt à dialoguer" avec Pyongyang

Le président des États-Unis, Donald Trump, serre la main du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un lors de leurs premières rencontres au resort de Capella sur l'île de Sentosa, le 12 juin 2018 à Singapour.

Le département d'Etat américain s'est dit jeudi toujours prêt à coopérer avec la Corée du Nord, alors que Pyongyang a demandé un peu plus tôt le retrait du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo des discussions sur le nucléaire.

"Les Etats-Unis restent prêts à dialoguer avec la Corée du Nord dans le cadre de négociations constructives", a déclaré un porte-parole du département d'Etat.

Ce porte-parole a précisé que les Etats-Unis étaient au courant de la demande de Pyongyang d'écarter M. Pompeo, mais ne l'a pas directement commentée.

Accusant le chef de la diplomatie américaine de manquer de prudence et de maturité, un haut responsable du ministère nord-coréen des Affaires étrangères a demandé la désignation d'un nouvel interlocuteur américain.

"Je crains que si M. Pompeo participe encore aux discussions, l'atmosphère sera mauvaise et les discussions vont à nouveau s'engluer", a déclaré le directeur général du département des Affaires américaines au ministère nord-coréen des Affaires étrangères Kwon Jong Gun, selon l'agence KCNA.

Le secrétaire d'Etat américain s'est rendu quatre fois en Corée du Nord en 2018 et, s'il a espéré pouvoir conclure un accord avec la Corée du Nord, il s'est montré ferme sur son exigence de dénucléarisation complète avant tout allégement des sanctions américaines à l'encontre du régime reclus.

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