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La réforme fiscale passe, les bonus pleuvent dans des entreprises

Wells Fargo, l'une des entreprises qui annoncé des bonus pour leurs employés, le 6 mai 2012.

Des entreprises américaines comme AT&T, ComCast ou les banques Wells Fargo et Fifth Third Bancorp ont annoncé mercredi des mesures en faveur de leurs employés américains, dont des bonus pour des centaines de milliers d'entre eux, juste après l'adoption de la réforme fiscale.

Le texte promis par Donald Trump, voté définitivement par le Congrès mercredi prévoit notamment une baisse du taux d'imposition des bénéfices des sociétés, de 35 à 21%.

"Une fois la réforme signée (par Donald Trump), AT&T prévoit d'investir un milliard de dollars supplémentaire aux Etats-Unis en 2018 et de payer un bonus spécial de 1.000 dollars à plus de 200.000 employés", a annoncé Randall Stephenson, PDG de la compagnie de télécommunications américaine dans un communiqué.

Et "si le président signe la loi avant Noël, les employés recevront le bonus pendant les vacances", a-t-il ajouté, un mois tout juste après avoir critiqué la décision du ministère de la Justice de s'opposer à la fusion de AT&T avec Time Warner.

>> Lire aussi: Le Congrès adopte définitivement la baisse des impôts promise par Trump

Donald Trump, qui avait estimé que "cette fusion n'était pas bonne pour le pays", s'est réjoui de cette annonce. "C'est plutôt bien, c'est plutôt bien", a-t-il déclaré devant la Maison Blanche en prenant connaissance du communiqué de l'entreprise qui entend verser ce bonus à des cadres et non cadres, tous syndicats confondus.

La banque Fifth Third Bancorp a annoncé pour sa part à la fois une augmentation du salaire horaire minimum à 15 dollars et le versement d'une prime de 1.000 dollars pour plus de 13.500 employés.

Le constructeur aéronautique Boeing, qui estime que cette réforme va accroître sa compétitivité et aura un effet positif direct sur l'entreprise et ses employés, a indiqué qu'il allait consacrer 300 millions de dollars à des projets caritatifs ou des projets pour améliorer la formation ou les conditions de travail de ses employés.

"La réforme va nous permettre d'être plus compétitifs et va nous donner une base plus solide pour investir dans l'innovation, les usines et la formation qui soutiennent notre croissance à long-terme", a commenté le PDG Dennis Muilenburg.

La banque Wells Fargo a, elle, annoncé une hausse de 11% du salaire horaire minimum de ses employés basés aux Etats-Unis, à 15 dollars, ainsi que des dons à des associations et organisations caritatives pour un montant d'environ 400 millions de dollars.

"Nous pensons que la réforme fiscale est bonne pour l'économie américaine", a indiqué le PDG de l'entreprise, Tim Sloan, cité dans le communiqué.

Enfin, le câblo-opérateur ComCast a également annoncé un bonus de 1.000 dollars pour plus de 100.000 de ses salariés, suite au vote de la réforme mais aussi à la décision, la semaine dernière, du régulateur américain de télécommunications (FCC) de mettre un terme au principe de "neutralité du net".

Selon la FCC et les fournisseurs d'accès internet (FAI), ce principe empêchant les FAI de moduler la vitesse de débit internet à leur guise en fonction du contenu passant dans leurs "tuyaux" constituait un frein aux investissements.

Très critiquée, cette décision fait craindre aux contraire aux défenseurs de la "neutralité" le retour d'un "internet à deux vitesses".

ComCast, propriétaire du groupe de médias et divertissement NBCUniversal, compte aussi "dépenser bien plus de 50 milliards de dollars dans les cinq ans qui viennent pour investir dans l'infrastructure pour changer radicalement et améliorer" les services internet haut-débit, ainsi que "ses offres en télévision, films et parcs d'attraction".

"Grâce à ces investissements, nous espérons créer des milliers d'emplois directs et indirects", assure aussi le groupe.

Avec AFP

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Trump s'en prend encore à la Fed et exige des taux plus bas

Le marché financier de Wall Street

Donald Trump s'en est une nouvelle fois pris à la Banque centrale américaine vendredi l'accusant de tous les maux et exigeant qu'elle baisse ses taux ... ce qu'elle avait déjà envisagé de faire à la fin du mois.

Pour le président américain, il est temps pour la Fed de "CORRIGER !" le tir.

"Nous sommes engagés dans une compétition mondiale et nous gagnons gros ... mais pas grâce à la Reserve Federale", a accusé le milliardaire républicain sur Twitter.

"S'ils n'avaient pas agi aussi vite et +autant+ nous serions dans une posture encore meilleure que celle dans laquelle nous nous trouvons. Nous avons une chance de produire de la richesse et du succès sans pareils pour les Etats-Unis, CROISSANCE ... Ne gâchez pas tout !", admoneste le président.

La Fed a augmenté ses taux à quatre reprises en 2018 dans un contexte de forte croissance, mais le président et nombre d'économistes reprochent à l'institut d'émission d'être allée trop loin avec sa hausse de décembre alors que la première économie du monde donnait ses premiers signes de faiblesse.

Donald Trump, qui sait l'importance de la bonne santé de l'économie pour ses chances de décrocher un second mandat, ne lui a pas pardonné.

Toutefois, il semble désormais acquis que le Comité monétaire décidera de baisser les taux fin juillet lors de sa prochaine réunion.

Les tweets critiques du président font écho à un discours du patron de la banque centrale régionale de New York, John Williams, qui expliquait que moins une banque centrale avait de munitions à sa disposition (les taux étant déjà très bas) plus elle devait agir vite au moindre signe de ralentissement.

Des propos immédiatement interprétés par le marché comme l'annonce d'une baisse d'un demi-point de pourcentage en juillet, soit le double de ce qui est attendu. La Fed de New York a ensuite tenté d'expliquer qu'il ne s'agissait nullement d'une annonce de choses à venir mais du résultat de 20 ans de recherche.

Donald Trump a salué le discours de M. Williams : "sa première déclaration était juste à 100% parce que la Fed a +relevé+ beaucoup trop vite et trop tôt".

Le président Donald Trump sous le feu des critiques

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