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Nigeria

Six soldats nigérians tués dans une embuscade djihadiste

Des maisons de boue ont été incendiées par des combattants islamistes de Boko Haram dans le village de Maiborti, à la périphérie de Maiduguri, dans le nord-est du Nigéria, le 17 décembre 2018.

Six soldats ont été tués dans une embuscade tendue par des djihadistes contre une patrouille dans l'Etat de Borno, dans le nord-est du Nigeria, ont déclaré jeudi deux sources militaires à l'AFP.

Des combattants armés du groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP) ont ouvert le feu mercredi contre un véhicule militaire en patrouille près de Jakana, à 30 kilomètres de la capitale de l'Etat, Maiduguri. Tous les soldats à bord du véhicule sont morts.

"Nous avons perdu les six soldats lors de l'embuscade, y compris un colonel", a précisé une des sources militaires, toutes deux anonymes.

Les soldats se déplaçaient de Maiduguri vers Damaturu, la capitale du Yobe, un Etat voisin, quand les djihadistes ont attaqué vers 16H20 GMT, selon la même source.

"Le camion armé que conduisaient les soldats a été détruit", a complété la seconde source.

Après cette embuscade, les djihadistes ont attaqué une base militaire à l'extérieur de Jakana, utilisant sept camions munis de mitrailleuses pour entamer un affrontement d'une heure, selon les mêmes sources.

L'assaut a été repoussé par les soldats de la base, et les combattants de l'ISWAP ont abandonné des armes ainsi qu'un de leurs véhicules en prenant la fuite.

L'armée n'a pas confirmé officiellement les attaques.

La route de 120 kilomètres qui sépare Maiduguri et Damaturu a vu des attaques répétées, sur des bases militaires et des marchés dans des villages comme Jakana, commises aussi bien par des combattants de l'ISWAP que par Boko Haram, les deux groupes djihadistes qui opèrent dans la région.

En décembre dernier au moins 13 soldats avaient été tués lors d'une embuscade préparée par l'ISWAP près du village de Kareto, le long de cet axe.

Les djihadistes ont aussi lancé plusieurs attaques contre des civils sur la route, tuant les voyageurs et brûlant les véhicules.

Après près de dix ans, l'insurrection se poursuit dans le nord-est du Nigeria et déborde sur les pays voisins, au Niger, Tchad et Cameroun.

Plus de 27.000 personnes ont été tuées et environ deux millions ont fui leur domicile.

La crise s'est complexifiée en 2016, où une scission au sein de Boko Haram a vu émerger l'ISWAP, un groupe qui a prêté allégeance au chef du groupe Etat islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi.

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La police nigériane affirme avoir arrêté un "tueur en série" à Port Harcourt

Vue sur une rue de Port Harcourt, une des villes touchées par le couvre-feu, dans l'Etat de Rivers, le 31 mars 2015.

La police nigériane, enquêtant sur les meurtres d'au moins huit femmes dans des hôtels de la ville de Port Harcourt, dans le sud-est, a arrêté jeudi un homme présenté comme un des "tueurs en série" dont les actes enflamment la Toile depuis plusieurs semaines.

"Le tueur en série Gracious David West a été arrêté aujourd'hui par la police à Rivers", a fait savoir la police nationale sur son compte Twitter, publiant une vidéo où un homme "avoue" les meurtres.

L'assassin de 26 ans vient de l'Etat de Rivers (sud-est) et il est aussi un membre du culte Degbam", un groupe pratiquant la magie noire à des fins criminelles, a écrit la Police sur Twitter, ajoutant qu'il a donné "des informations utiles pour la poursuite de l'enquête".

La police avait déjà dit en début de semaine qu'un autre suspect arrêté était passé aux aveux.

Dans une vidéo d'un peu plus d'une minute, visionnée plus de 150.000 fois en moins de 14 heures, l'homme présenté comme le meurtier arrêté jeudi, habillé d'un jean et d'un polo à rayures, explique comment il a attiré ses victimes dans des hôtels de Port Harcourt et les a étranglées.

Il regarde le sol et répond aux questions de l'inspecteur calmement.

Des milliers d'internautes mettaient en doute vendredi la véracité de ce témoignage, tandis que d'autres regrettaient qu'il puisse être considéré comme un vice-de-forme dans l'enquête et annule un potentiel procès contre le suspect.

Une vague de meurtres commis sur au moins huit jeunes femmes retrouvées étranglées et avec un tissu blanc enroulé autour de la taille et du cou, a débuté en juillet, faisant penser à des crimes rituels.

Un commissaire de police local avait suggéré qu'il s'agissait de prostituées et proposait de "rééduquer les femmes et les décourager de se prostituer pour ne pas devenir les prochaines victimes de ces crimes."

Ces propos ont provoqué une très forte indignation sur la Toile et des femmes sont descendues dans les rues de Port Hartcourt cette semaine lors d'une série de manifestations appelant à une meilleure protection de la police.

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