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Tchad

7 militaires tués et 15 blessés dans une attaque de Boko Haram

Des repentis de Boko Haram, à Yakoua au Tchad, le 26 octobre 2017 (VOA/ André Kodmadjingar)

Sept militaires tchadiens ont été tués et quinze blessés dans la nuit de dimanche à lundi dans la région du lac Tchad lors d'une attaque des jihadistes nigérians de Boko Haram qui ont perdu 63 combattants, a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'armée, le colonel Azem Bermandoa.

"Les terroristes ont attaqué nos forces à minuit dans la localité de Bouhama aux environs de Kaigakindjitia dans la zone du lac Tchad", a précisé le porte-parole.

Il a ajouté que "63 terroristes ont été tués" et que "le +ratissage+ se poursuit".

Le ministre tchadien de la Défense Daoud Yaya Brahim et le chef d'état-major des armées Taher Erda ont été dépêchés sur les lieux lundi pour "évaluer la situation", selon le colonel Azem.

La région du lac Tchad est le théâtre d'un regain d'attaques du groupe jihadiste nigérian. Fin mars, 23 soldats tchadiens avaient été tués dans l'attaque d'une base avancée sur la rive nord-est du lac.

Dans un rapport publié à ce moment-là, la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) s'inquiétait de cette résurgence des attaques de Boko Haram dans la région du lac Tchad, notamment côté tchadien.

"Le Tchad, relativement épargné par la menace Boko Haram après les attentats meurtriers de 2015, est à nouveau la ligne de mire du groupe terroriste depuis mi-2018", notait le rapport.

Depuis juin 2018, au moins sept attaques de Boko Haram ont eu lieu en territoire tchadien, où les combattants jihadistes nigérians n'étaient presque plus intervenus depuis plusieurs mois.

"Les menaces de Boko Haram contre le Tchad sont extrêmement sérieuses et inquiétantes après deux années d'accalmie", alertait également le président de la Ligue tchadienne des droits de l'homme (LTDH), Me Midaye Guerimbaye, dans ce même rapport.

Fin février, une longue colonne de plus de 500 soldats tchadiens est entrée au Nigeria pour "prêter main forte" à l'armée nigériane.

L'insurrection de Boko Haram, qui a débuté en 2009 dans le nord-est du Nigeria, a fait plus de 27.000 morts et 1,8 million de déplacés dans ce pays, et a gagné le Niger, le Tchad et le Cameroun voisins.

Le 10 avril, Diffa, la grande ville du sud-est du Niger, a été frappée par les jihadistes nigérians. Au Cameroun, au moins sept soldats ont été tués depuis le début du mois dans le nord du pays, où ils sont déployés pour contrer les assauts du groupe jihadiste.

Depuis 2015, les pays de la région luttent contre Boko Haram au sein de la Force multinationale mixte (FMM), une coalition régionale engagée dans la région du lac Tchad avec l'aide de comités de vigilance composés de citoyens locaux.

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Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

Guinée équatoriale : l'arrestation d'un opposant au Tchad est un "enlèvement"

Affiche électorale du Parti démocratique du Guinée équatoriale (PDGE), dans une rue déserte de Malabo, le 25 avril 2016.

L'arrestation le 11 avril au Tchad du secrétaire général d'un parti d'opposition équato-guinéen qui se rendait à un congrès politique constitue en fait "un enlèvement par les autorités tchadiennes", affirme lundi son parti dans un communiqué.

Convergence pour la démocratie sociale (CPDS) estime que l'arrestation d'Andres Esono Ondo relève d'un "enlèvement sans motif par les autorités tchadiennes", une "pratique terroriste impropre d'un état normal", selon le texte reçu par l'AFP.

Le 11 avril, M. Esono Ondo avait été arrêté au Tchad alors qu'il se rendait au congrès du principal parti d'opposition tchadien, l'Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR), dans la province de Guera (centre du pays).

Peu après, Malabo l'a accusé d'avoir eu pour "unique objectif l'acquisition d'armes et de munitions ainsi que le recrutement de terroristes pour commettre un coup d'Etat en Guinée équatoriale avec un financement étranger".

Mi-avril, le ministre de la Sécurité extérieure a détaillé l’accusation : selon lui, la province dans laquelle M. Esono Ondo devait se rendre pour assister au congrès de l'UNDR est "connue pour (être un territoire de) terroristes et rebelles, mais aussi pour la facilité avec laquelle on peut y acheter des armes".

Sur Twitter jeudi, le ministère des Affaires étrangères tchadien a réagi : "Guera n'est pas une province connue comme +un territoire+ pour les rebelles et les terroristes".

M. Esono Ondo a été transféré du Guera, où devait se tenir le congrès finalement annulé, aux locaux de l'Agence nationale de Sécurité (ANS, renseignements tchadiens) à N'Djamena.

Selon une source policière, il s'y trouvait toujours lundi.

En 2015, Andres Esono Ondo avait été accusé d'avoir recruté une personne malade d'Ebola en vue d'introduire le virus en Guinée équatoriale au moment de la Coupe d'Afrique des nations de football (CAF).

Il avait finalement été relaxé, après que ces accusations se soient révélées montées de toute pièce par des proches du régime.

La Guinée équatoriale a connu une histoire agitée de coups et tentatives de coups d'Etat depuis son indépendance de l'Espagne en 1968.

Le régime de M. Obiang, 76 ans dont 39 au pouvoir, est régulièrement accusé d'atteintes aux droits de l'homme par ses opposants et des organisations internationales.

L’opposant Saleh Kebzabo a tenu le 6ème congrès de son parti à N’Djamena

Saleh Kebzabo, chef de file de l'opposition tchadienne et député, le 21 juin 2017. (VOA/André Kodmadjingar)

Au Tchad, le 6e Congrès du parti Union nationale pour le développement et le renouveau de l’opposant Saleh Kebzabo, interdit à Mongo (province du Guera et fief du cacique du MPS) s’est tenu du 16 au 17 avril à N’Djamena.

Une messe politique qui s’est tenue au moment où Saleh Kezabo s’est vu arracher le statut du chef de l’opposition tchadienne. Il crie au complot politique.

"Il faut que la loi soit respectée, c’est même Déby qui a signé cette ordonnance, il ne peut pas ne pas l’avoir lue. Je dis haut et fort que le complot ne passera pas. Chef de l’opposition que je suis, je le resterais de par la loi", a déclaré M. Kebzabo

L’opposant Saleh Kebzabo tient le 6ème congrès de son parti à N’Djamena
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Saleh Kebzabo, président de l’UNDR. Il brandit ainsi l’ordonnance 40 sur le statut de l’opposition démocratique au Tchad signée le 30 août 2018 qui dispose que le mandat du chef de l’opposition démocratique couvre toute la durée de la législature.

Un de ses députés a démissionné et le secrétariat général du gouvernement a saisi la cour suprême par une requête d’interprétation du même texte. La Cour a estimé que la requête est fondée, et le statut du chef de l’opposition lui est retiré.

Pour le juriste indépendant et enseignant chercheur à l’école nationale d’administration Dr Sitack Yombatina Beni, c’est un règlement de compte politique. Car, la loi n’est pas rétroactive.

"Même si un député a quitté, nous sommes toujours dans la même législature, on devait attendre qu’il y ait une nouvelle législature pour pouvoir faire appliquer un texte parce que le texte ne dispose que pour l’avenir.", explique-t-il.

"Cette ordonnance qui a été signée le 30 août 2018 ne peut pas abroger toutes les dispositions de la législature de 2011 qui a désigné un chef de l’opposition. Alors soit les gens sont de mauvaise foi, ou alors ce n’est plus le droit que nous connaissons", poursuit-il.

"Deuxième chose, comment un parti politique digne de ce nom peut passer toutes sa vie, 30 ans à combattre une seul parti politique, comme si son programme politique n’était que l’UNDR. Est-ce que le MPS n’a pas quelque chose de consistant à proposer au peuple tchadien. Et ça ce n’est pas digne d’un parti politique qui prétend créer les conditions de la démocratie et surtout le pluralisme politique", conclut-il.

Autres faits marquants, c’est l’arrestation et la détention de l’opposant Equato-guinéen Andréas Essono Ondo à la direction générale de l’ANS, alors qu’il est l’invité d’honneur du congrès de l’UNDR.

Selon des informations non confirmées par N’Djamena, les autorités de son pays auraient publié un communiqué l’accusant d’être venu au Tchad pour acheter des armes et recruter des terroristes avec l’appui de Saleh Kebzabo. Sa réaction ne s’est fait pas attendre.

"Je ne comprends pas pourquoi Obiang Nguema est au pouvoir depuis 35 ans. Ce comme ça qu’il règne par la terreur, par le mensonge, par les crimes et les assassinats, par les emprisonnements, par les atteintes aux droits et il veut nous imposer ici au Tchad, ça ne passera pas".

Nos multiples tentatives pour avoir la version officielle du gouvernement tchadien sur cette arrestation sont sans succès. Toutefois les militants de l’UNDR exigent sa libération immédiate.

Alors que l’UNDR a été interdit de tenir ces assises à Mongo pour des mesures de sécurité, le parti au pouvoir organise des meetings populaires dans la province du Guéra et s’activent à inaugurer son siège provincial dans les mêmes conditions d’insécurité.

Le sommet de la Cen-Sad se penche sur le Soudan et la Libye

Les Chefs d'Etat et de gouvernement de la Cen-Sad à N'Djamena, le 13 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la communauté des Etats Sahélo-Sahariens Cen-Sad s’est tenu le 13 avril 2019 à N’Djamena. Quatre chefs d’Etat sur 24 Etats africains ont discuté de la situation sécuritaire au Soudan et en Libye.

La conférence extraordinaire de N’Djamena vise à réactiver l’organisation en lui donnant un souffle nouveau à travers l’entrée en vigueur de son traité révisé.

La dernière rencontre des chefs d’Etat de l’espace Sahélo-Saharien date de 2013.

Sommet extraordinaire des États membres de la Cen-Sad
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La rencontre s’est tenue sans le président Soudanais contraint à la démission par son peuple et le président du conseil national de transition libyenne dont le pays abrite le siège de la Cen-Sad.

Cela n’a pas empêché les autres chefs d’Etats et de gouvernement d’adopter une déclaration commune par rapport à la situation de crise que traversent ces pays.

"La conférence lance à toutes les parties libyennes un appel à observer un cessez le feu immédiat, à relancer le dialogue national et à se conformer au plan d’action pour la Libye des Nations Unies et à l’initiative africaine sur la Lybie de l’union africaine", a confié Kamissa Camara, cheffe de la diplomatie malienne.​

"La conférence appelle à l’arrêt immédiat du bombardement sur la capitale Tripoli. La conférence a exprimé sa préoccupation face à la situation au Soudan et lance un appel à tous les acteurs politiques à privilégier le dialogue et la concertation en vue de l’instauration d’une transition pacifique consensuelle et au retour à l’ordre constitutionnel dans un délai raisonnable."

Pour Dobian Assingar, président d’honneur de la ligue tchadienne des droits de l’homme, ​"les chefs d’Etat tordent le coup à la Constitution et à leurs propres lois, ils organisent des élections qui ne perdent jamais", expliquant que "le peuple en a marre, il s’est exprimer au Soudan parce que le pouvoir appartient d’abord au peuple, il a récupéré son pouvoir, il en fera ce qu’il veut".

Dodian Assingar estime par ailleurs que la situation en Libye dépasse le cadre de la Cen-Sad.

"Ce n’est pas la petite Cen-Sad là qui va faire quelque chose pendant que l’ONU est en train de tenir des réunions pour statuer sur le cas de la Libye. Eux-mêmes ils ont dit que c’est depuis 2013 la Cen-Sad ne s’est pas réunie", explique Dodian Assingar​.

"Alors vous attendez 6 ans après quand ça brûle et qu’il y a une grosse flamme c’est maintenant que vous demandez à ce que les gens se réunissent rapidement et qu’ils puissent aller aux élections libres ? Quand il y a une flamme ou un incendie quelque part et que le vent souffle, ça risque de venir chez les voisins donc c’est normal que ces voisins soient apeurés".

Abdéramane Djasnabaille, ambassadeur de la paix auprès de la Francophonie à N'Djamena, le 13 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)
Abdéramane Djasnabaille, ambassadeur de la paix auprès de la Francophonie à N'Djamena, le 13 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Abdéramane Djasnabaille, ambassadeur de la paix auprès de la francophonie, se félicite plutôt de ces résolutions qui selon lui, vont contribuer à l’apaisement de la situation dans les deux pays.

"La Cen-Sad seule ne peut pas régler la situation mais va y contribuer d’une manière efficace. La Libye se trouve dans une situation de combat et au niveau du Soudan, la situation évolue de jour en jour. Il y a un dialogue qui est installé et la proposition de la Cen-Sad vient renforcer cette position".

Compte tenu de l’insécurité en Libye, le sommet a décidé de la délocalisation du siège de la CEN-SAD provisoirement à N’Djamena et le président Déby reste aux commandes jusqu’à la mise en place prochaine du secrétariat de la l’organisation.

La Compagnie sucrière du Tchad menacée de fermeture

Extrait d'une présentation de la La Compagnie sucrière du Tchad. (Youtube/SOMDIAA)

La Compagnie sucrière du Tchad, une usine de production du sucre installé à Sarh, menace de fermer ses portes à cause du sucre importé frauduleusement et la mévente de ses propres produits. Plus de 2000 employés sont menacés de chômage.

La Compagnie sucrière du Tchad (CST) est soumise à une concurrence déloyale. Le sucre en provenance du Soudan et autres pays étrangers inonde le marché national et se vend moins chère que le sucre produit localement.

Depuis août 2018, elle n’arrive plus à faire écouler son produit bien que les autorités aient pris un arrêté en janvier 2019, portant interdiction de la commercialisation du sucre importé.

Les commerçants que certains accusent d'être au-dessus de la loi continuent d’importer et vendre sur le territoire tchadien sans être inquiétés. Les employés de la CST -qui courent un risque d’être mis en chômage d’ici peu- dénoncent cette situation.

"Ce que la CST donne comme toutes taxes confondues sont évalués à 6 milliards et qui sont injectés dans le tissu économique du Moyen Chari. Si aujourd’hui cela n’existe pas, que deviendra la région?", s'interroge un employé.

"L’entreprise à des écoles communautaires et ces enseignants-là, où est ce qu’ils vont ? Le gouvernement parle de la création des entreprises pour absorber les jeunes chômeurs, pourtant il y a des entreprises sur place qui ne sont pas protégées", ajoute-t-il.

La CST est le seul poumon de l’économie dans la région, selon lui.

Pour Ralina Dapsia, chef de service Labo, Usine de la CST/Banda, c’est le manque de l’autorité de l’Etat qui a occasionné cette crise.

Si rien n’est fait, pour stopper l’importation frauduleuse du sucre, la fermeture de cette entreprise aura un impact sur les employés et sur toute la province du moyen Chari.

"Le sucre qui vient du Soudan est fabriqué par les Soudanais. Nous déplorons le manque de volonté de l’application de ces arrêtés. L’Etat doit faire de telle sorte que l’entreprise vit. Comment l’Etat peut-il prendre des mesures et qu'elles ne soient pas respectées?" s'interroge-t-il.

Le député de la province du Moyen Chari, Benelngar Madtoingué, estime pour sa part qu’il y a des Tchadiens mal intentionnés qui cherchent à faire disparaître cette entreprise pour leur intérêt personnel.

"Quand vous regardez tout le personnel de la CST, vous allez vous rendre compte que c’est un personnel cosmopolite. Donc sa disparition posera énormément de problèmes. Malgré la bonne volonté du gouvernement, il y a des citoyens plus puissants que le gouvernement qui continuent d’exercer en toute impunité (....) et ces soi-disant commerçants transposent le sucre soudanais dans le sac de la CST".

Contacté par VOA Afrique, les responsables du Conseil national de la concurrence du ministère de Commerce ont déclaré que ce dossier est sensible et n’ont pas souhaité commenter.

Le directeur de publication du journal "éclairage" Déli Nestor était à la barre, après avoir mis en cause le frère-aîné du président Déby dans l’importation frauduleuse du sucre en provenance du Soudan.

La justice l'a condamné à 6 mois avec sursis et une amande de 500.000 francs CFA. Ses avocats ont fait appel parce qu’ils estiment que cette condamnation ne correspond pas à la loi qui régit la presse au Tchad.

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