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Tchad

Sommet des chefs d'Etats de la zone Cemac à N'Djamena

Vue des participannts à la conférence des Chefs d'Etats de la zone Cemac, le 26 mars 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Au Tchad, les chefs d’Etats de la zone Cemac ont tenu dimanche à N’Djamena leur 14ème conférence sur fond de crise financière et sécuritaire. "Redynamiser l’intégration régionale et restaurer la sécurité pour le renforcement des réformes économiques" était le thème central de ces rencontres.

La rencontre de N’Djamena s’est tenue trois jours après l’attaque de Boko Haram contre l’armée tchadienne sur les rives du Lac Tchad qui a fait 24 morts.

Réunion de la BEAC à N’Djaména
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Déplorant les foyers de tension qui persistent malheureusement dans la sous-région, le président tchadien a invité ses pairs à poursuivre la lutte contre le terrorisme et le groupe islamique Boko Haram dans le bassin du Lac Tchad.

Selon lui, cette rencontre s’est tenue au moment où une mauvaise conjoncture économique persiste toujours même si quelques signaux de reprise se font sentir. Une légère augmentation de la croissance économique a été constatée dans la sous-région.

Pour le président de la commission de la Cemac Daniel Ona Ondo, la tendance négative enregistrée depuis 2014 suite à la chute du prix du pétrole est aujourd’hui inversée grâce à la libre circulation des personnes dans l’espace communautaire.

Pour Daniel Ona Ondo, la paix est capitale si les initiatives en matière de relèvement économique veulent rencontrer un vrai succès. La sécurité des Etats membres et la stabilité des institutions passent par l’impérieuse nécessité d’éradiquer le terrorisme dans le bassin du Lac Tchad insiste-t-il.

La conférence recommande au président de la commission de la Cemac de proposer un calendrier en commun accord avec les autorités centrafricaines pour le retour du siège de l’organisation à Bangui.

Cette rencontre de N’Djamena a également permis au président Déby à la tête de cette organisation sous-régionale depuis 15 mois de passer le flambeau à son homologue camerounais Paul Biya.

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100 jeunes en formation en agriculture

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100 jeunes en formation dans le domaine agro-sylvo-pastoral

Vue des participants à la formation AYA CHAD, le 11 octobre 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

La 1ère édition du camp agro-écologique "Aya Boot Camp" a lieu du 10 au 16 octobre à une trentaine de kilomètre de N’Djamena. Ce camp est une initiative de la section tchadienne de l’ONG African Youth in Agribusness (Aya Chad), qui vise à stimuler et coordonner l’engagement des jeunes dans le secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique.

"AYA BOOT CAMP", est une approche de formation des jeunes aux métiers de l’agriculture, de l’environnement, de l’élevage et de la pêche.

Environ 100 jeunes de différentes provinces du pays ont été sélectionnés sur la base des projets innovants. Ils seront outillés une semaine durant des techniques leur permettant de surmonter les obstacles qu’ils rencontrent dans la création des activités du secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique.

Quelques jeunes diplômés, sans emploi et qui ont des projets porteurs, rêvent déjà d’embaucher les autres jeunes afin de lutter contre le chômage et l’exode rural s’ils arrivent à obtenir un financement.

Vu le problème de chômage qui se pose avec acuité au Tchad, ces jeunes participants s’engagent à recruter les autres pour lutter ainsi contre le chômage.

Mémadji Darby, communnicatrice de formation, le 11 octobre 2019. (VOA/André Kodmadjingar)
Mémadji Darby, communnicatrice de formation, le 11 octobre 2019. (VOA/André Kodmadjingar)


Les fonctionnaires porteurs de projets agropastoraux rêvent aussi de devenir leur propre patron, comme Mémadji Darby, communicatrice de formation.

Elle se dit prête à changer de carrière puisqu’elle porte un projet sur l’agropastoralisme.

"La verdure, l’élevage, c’est ce qui a accompagné mon enfance, donc j’ai aussi aimé le travail de la terre", a-t-elle dit avant d’ajouter qu’elle voulait "avoir sa propre ferme et commencer avec l’élevage de poule, la volaille".

Cette formation offre un aperçu des potentialités du secteur agro-sylvo-pastoral et halieutiques comme bases de création d’emplois et sources de revenus pour les jeunes. Mais, seront-ils financés, ou auront-ils des espaces nécessaires pour mettre en pratique les connaissances acquises?

Fatimé Souckar Térap, présidente de l'ONG AYA CHAD, le 11 octobre 2019. (VOA/André Kodmadjingar)
Fatimé Souckar Térap, présidente de l'ONG AYA CHAD, le 11 octobre 2019. (VOA/André Kodmadjingar)


Pour la présidente de l’ONG AYA CHAD, Fatimé Souckar Térap, "financé c’est trop dire, mais un appui technique oui". Elle informe que son organisation a offert 45 hectares à ces jeunes-là.

Ils vont se spécialiser dans leurs domaines et puis après, l’appui financier viendra, car précise-t-elle, pour que "quelqu’un investisse, il veut voir la concrétisation, avec des suivis pendant un an sur le terrain".

Cette formation est une opportunité pour les jeunes de créer leur propre futur et d’apporter leur contribution aux communautés auxquelles ils appartiennent.

(Envoyé spécial à Mabrio.)

Mutinerie en cours dans une prison tchadienne, au moins deux morts

Les soldats tchadiens gardent des prisonniers dans la cour d'une prison de gendarmerie, Ndjamena, 13 février 2008.

Au moins deux détenus ont été tués lundi lors d'une mutinerie dans une prison à Abéché (est du Tchad) où l'armée a repris le contrôle après plusieurs heures, a annoncé le procureur de la République de la ville, Hassan Djamouss Hachim.

Ces violences ont également fait 16 blessés parmi les prisonniers dont deux graves, a de son côté indiqué le préfet de la province, Abakar Maina.

Selon notre correspondant, un général de l'armée aurait été grièvement blessé et la plupart des bureaux et magasins de la maison d'arrêt sont détruits.

Les détenus protestent contre la lenteur dans la procédure judiciaire, leur délocalisation vers une autre maison d'arrêt nouvellement construite, et les conditions de détention.

La prison compte 570 détenus. Abéché est la capitale de la province du Ouaddaï, où le président Idriss Deby Itno a décrété l'état d'urgence le 18 août pour tenter d'endiguer les affrontements meurtriers qui opposent cultivateurs et éleveurs.

Un prisonnier contacté au téléphone par l'AFP a évoqué un bilan nettement plus lourd, mais il est impossible de vérifier cette information de source officielle.

"Nous nous sommes révoltés pour protester contre nos conditions de vie dans cette prison", a assué le détenu sous couvert de l'anonymat.

Le prisonnier, ainsi qu'un policier ayant également requis l'anonymat, ont assuré à l'AFP que des détenus avaient réussi à s'emparer des armes de certains de leurs gardiens et que des échanges de tirs ont retenti.

Des produits cosmétiques made in Tchad

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Difficultés des réfugiés et retournés centrafricains installés à Gaoui

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