Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Tchad

23 soldats tués dans une attaque de Boko Haram

Des soldats tchadiens patrouillent dans la région du Tibesti, près de Bardai, au Tchad, le le 28 mars 1999.

Vingt-trois soldats tchadiens ont été tués dans la nuit de jeudi à vendredi au cours d'une attaque de leur position par des combattants du groupe djihadiste nigérian Boko Haram à Dangdala, dans le sud-ouest du Tchad, selon les témoins contactés par VOA Afrique.

Vingt-trois soldats tchadiens tués
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:10 0:00

Les assaillants sont venus du Niger pour attaquer la position tchadienne située sur la rive nord-est du lac Tchad.

Il s'agit de l'une des attaques les plus meurtrières pour l'armée tchadienne depuis le début des attaques de Boko Haram.

Les éléments de Boko Haram, venus du Niger, ont réussir à fuir "emportant avec eux du matériel militaire".

L'armée tchadienne, au sein d'une force multinationale mixte (FMM) qui rassemble des forces de la sous-région et des comités de vigilance, tente de repousser les djihadistes de Boko Haram qui ont débuté leurs attaques au Tchad en 2015.

Boko Haram, originaire du Nigeria, opère dans tous les pays de la zone du lac Tchad (Nigeria, Tchad, Cameroun, Niger), où il commet des attentats meurtriers, des attaques contre les forces de l'ordre et procède à des enlèvements de civils.

Plus de 27.000 personnes sont mortes depuis le début du soulèvement de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, en 2009, et 1,8 million d'autres ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

Toutes les actualités

Ce que pensent les Tchadiens du gouvernement remanié

Ce que pensent les Tchadiens du gouvernement remanié
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:50 0:00

Les agents de sécurité tchadiens accusés de commettre des viols dans les commissariats

Youssouf Tom, procureur de la République, le 14 juillet 2020. (VOA/André Kodmadjingar)

Comment combattre la multiplication des cas de viols de détenus au Tchad? La question est posée après la révélation ces dernières semaines de plusieurs cas dans des commissariats de police. Des voix se sont élevées pour dénoncer ces crimes.

Le viol est un sujet tabou, surtout quand c’est un membre de la famille qui en est victime. Mais les langues se délient de plus en plus pour mettre en cause les auxiliaires de justice.

Des viols commis contre les prisonniers choquent les Tchadiens
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:01 0:00

Ces derniers jours, le cas qui défraie la chronique, c’est celui d’un policier qui aurait été pris en flagrant délit de viol dans un commissariat de la ville de N’Djamena. Le procureur de la République, Youssouf Tom, a présenté le présumé auteur pour dissuader les autres agents de sécurité de commettre un tel acte.

"Le viol est un crime, tous ceux qui oseront poser ces genres d’actes, que ce soit les forces de l’ordre ou pas, tout citoyen est censé respecter la loi dans sa plénitude. S’il enfreint à la loi, il croisera cette loi qui lui sera appliquée dans toute sa rigueur", a averti Youssouf Tom.

Après cette sévère mise en garde, d’autres cas de viols ont été signalés dans les lieux de détention. Deux cas à N’Djamena et un autre cas dans la province de Mont de Lam, où le présumé violeur reconnait les faits et demande un arrangement à l’amiable.

Pour Mekombé Thérèse, présidente de l’Association des femmes juristes du Tchad, c’est l’impunité qui encourage cette pratique dans les milieux carcéraux. Pour elle, même si ces agents des forces de défense et de sécurité sont dénoncés, la sanction ne suit pas : soit ils sont protégés par leurs supérieurs, soit ils ne reconnaissent même pas les faits reprochés même en cas de flagrant délit.

Pour les autorités judiciaires, la plupart des cas de viols n’ont pas été dénoncés au parquet.

"Les auteurs des viols et les victimes ou bien leurs parents préfèrent le règlement à l’amiable même au niveau de la police judiciaire à l’insu du parquet", a déclaré Youssouf Tom. Ce qui, selon lui, encourage les autres à poser des actes similaires, mais ce n’est pas une question d’impunité.

Contactée par VOA Afrique, la Direction générale de la police nationale exige une correspondance officielle avant de se prononcer sur ces allégations qui touchent l’institution.

Des viols commis contre les prisonniers choquent les Tchadiens

Des viols commis contre les prisonniers choquent les Tchadiens
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:01 0:00

Reprise d'un procès pour trafic de drogue présumé impliquant des officiers

Reprise d'un procès pour trafic de drogue présumé impliquant des officiers
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:54 0:00

Reprise du procès pour trafic de drogue impliquant des officiers tchadiens

Les locaux du Palais de justice de N'Djamena, Tchad, le 4 octobre 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le procès de onze Tchadiens, dont quatre hauts responsables de l'armée et des services de renseignement, jugés pour leur participation à un trafic de drogue vers la Libye a repris vendredi matin, a indiqué à l'AFP le parquet de N'Djamena. 

"Le procès s'est ouvert ce vendredi. Les personnes accusées sont présentement à l'audience", a déclaré le premier substitut du procureur de la République, Gérard Nedeou.

En janvier, 246 cartons de Tramadol - un puissant antidouleur également utilisé comme drogue dans plusieurs pays africains - avaient été découverts dans un véhicule en partance vers la Libye et plusieurs personnes arrêtées, selon une source judiciaire interrogé par l'AFP.

La valeur du chargement était évaluée à environ 12,3 milliards de francs CFA (18,8 millions d'euros), selon cette source.

Une forte présence de forces de l'ordre était visible vendredi devant le palais de justice de N'Djamena où il n'était pas possible d'accéder à la salle d'audience sans avoir une convocation, a constaté un journaliste de l'AFP.

Il s'agit d'une affaire sensible, puisque trois officiers de l'armée tchadienne - un général et deux colonels - ainsi qu'un responsable de l'Agence nationale de Sécurité (ANS, services de renseignement) figurent parmi les accusés.

Le général de l'armée tchadienne, Tougout Abassolo, est accusé notamment de "trafic de drogue" et de "blanchiment d'argent". Les deux colonels et le responsable de l'ANS sont accusés d'"association et tentative de trafic de drogue", selon le parquet. Des chefs d'accusation passibles jusqu'à 10 ans d'emprisonnement, selon la loi tchadienne.

Une première audience s'était ouverte fin juin, mais le procès avait ensuite été ajourné, car "le président du tribunal était malade", a indiqué à l'AFP le ministre de la Justice, Djimet Arabi. "Le procès s'est ouvert vendredi et va se poursuivre", a-t-il précisé.

Le Tchad partage au nord de son territoire une frontière avec la Libye longue de 1.000 kilomètres. La région est une zone de non-droit, où opèrent des bandes criminelles, orpailleurs illégaux et rebelles. Une grande partie échappe au contrôle des forces de sécurité.

Voir plus

XS
SM
MD
LG