Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Nigeria

Quatre soldats tués, l'armée repousse une série d'attaques de Boko Haram

Des maisons de boue ont été incendiées par des combattants islamistes de Boko Haram dans le village de Maiborti, à la périphérie de Maiduguri, dans le nord-est du Nigéria, le 17 décembre 2018.

Quatre soldats ont été tués au cours du weekend dans une série d'attaques de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, ont déclaré lundi des sources militaires, alors que l'armée se félicitait d'avoir repoussé les djihadistes.

L'armée a affirmé dans un communiqué avoir "réussi à vaincre les terroristes de Boko Haram" qui tentaient dimanche d'attaquer une base militaire à Buni Yadi, dans l'État de Yobe (nord-est).

Deux sources militaires, sous couvert d'anonymat, ont toutefois déclaré à l'AFP que quatre soldats avaient également été tués à Buni Yadi au cours de combats "intenses", avec le recours à un soutien aérien contre les insurgés.

Samedi, selon le communiqué officiel, des soldats "ont infligé des pertes très importantes en hommes et en équipements" au groupe, tuant cinq combattants dans la région de Baga, dans l'État de Borno, sur les rives du lac Tchad.

Deux combattants islamistes ont également été tués au cours d'opérations dans le district de Mafa (Borno), selon les autorités.

La situation dans le nord-est du pays est alarmante avec des dizaines, voir des centaines de soldats tués au cours des derniers mois par le groupe djihadiste, alors que le pays se prépare à voter pour élire un nouveau président le 16 février.

Le dirigeant sortant Muhammadu Buhari, un ancien général candidat à sa propre succession, a été élu en 2015 sur la promesse d'éradiquer le groupe, dont l'insurrection a fait plus de 27.000 morts depuis ses débuts en 2009.

Le candidat du parti au pouvoir, le Congrès des Progressistes était d'ailleurs lundi en meeting électoral à Maiduguri, capitale de l'Etat de Borno, épicentre de l'insurrection, où il a été accueilli par une importante foule de supporters. Une bousculade dans la foule a fait plusieurs blessés.

Malgré la lutte décevante contre le groupe djihadiste et l'accroissement récent des violences, Buhari, Haoussa et musulman, reste perçu comme un candidat du Nord.

"Je réitère la promesse que nous avons fait il y a quatre ans, sur l'amélioration de la sécurité, du développement et sur la lutte contre la corruption", a-t-il déclaré.

"Par la grâce de Dieu, vous êtes les témoins vivants de la première promesse, que nous avons réussi à tenir: améliorer la sécurité", a-t-il ajouté, reconnaissant qu'il y a "plus de travail à faire".

La semaine dernière, six soldats ont été tués lorsque des combattants de Boko Haram ont attaqué le village de Kamuya, près de la région natale du chef de l'armée nigériane, Tukur Yusuf Buratai.

Les sources militaires anonymes ont déclaré que la faction de Boko Haram alliée au groupe djihadiste Etat islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP) était à l'origine des attaques du week-end à Kareto (Borno) et Buni Yadi.

Elle est également responsable de la très lourde attaque de Baga, sur les rives du lac Tchad, qui a contraint plus de 30.000 civils à fuir vers Maiduguri, la capitale de l'Etat du Borno, fin décembre.

Quelque 10.000 autres personnes ont également été contraintes de fuir après une autre attaque dans la ville reculée de Rann, près de la frontière avec le Cameroun, la semaine dernière.

L'escalade des violences soulève des questions sur la manière dont des élections peuvent être organisées dans ces zones touchées par les combats et où plus d'1,7 million de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

Lundi, le gouvernement nigérian a mis en garde contre l'exacerbation de conflits aux quatre coins du pays, et a accusé directement l'opposition de fomenter des violences.

Le principal parti de l'opposition, le Parti Populaire Démocratique (PDP) a qualifié ces déclarations "d'irresponsables et absurdes". "C'est vraisemblablement un moyen pour justifier des arrestations de membres de l'opposition", s'est inquiété l'opposition.

Avec AFP

Toutes les actualités

Un projet de loi sur la gestion de l'eau fait polémique au parlement nigérian

Le bâtiment du Parlement fédéral du Nigeria, le 30 septembre 2020. (VOA/Gilbert Tamba)

Les Nigérians devront désormais obtenir l'autorisation du gouvernement fédéral pour faire des forages dans leurs domiciles et leurs entreprises. C'est la conséquence d'un projet de loi controversé sur les ressources en eau qui est devant le parlement.

Le projet de loi sur les ressources nationales en eau avait déjà été rejeté en 2018 par le parlement fédéral puis réintroduit en 2020 par le gouvernement en juillet dernier.

Cette fois-ci les autorités semblent bien déterminées à le faire passer. Depuis qu’il été réintroduit, des voix s'élèvent pour critiquer et rejeter le projet du gouvernement. Parmi les voix critiquant ce projet, celle du prix Nobel Wolé Soyinka.

"Quand vous décidez de prendre le contrôle des ressources en eau des gens, vous êtes en train de leur dire que leur source initiale d'existence est placée sous le contrôle du pouvoir et ce qui n’a rien à voir avec l’environnement. Cela est une très grave provocation", analyse-t-il.

Une coalition des organisations de la société civile s’oppose à l’adoption de ce projet de loi.

Benjamin Anthony, de l’Union des corporations publiques et Aderonke Igé fondatrice de l’ONG Aide aux initiatives pour la justice sociale et du développement humanitaire.

"Nous lançons un appel aux Nigérians de bonne volonté, au leadership de l’Assemblée nationale d’abandonner ce projet. Le gouvernement doit prévoir des services sociaux pour nous", souligne-t-il.

"Une résolution de l’assemblée générale de l'ONU a déclaré l’eau comme un droit humain. Nous pensons que le gouvernement et le parlement de ce pays ne tiennent pas compte de cette résolution. Sinon ils devraient considérer l’eau comme un droit humain et ils allaient créer des moyens nécessaires pour sa disponibilité".

Le projet, une foi adopté, vise à placer toutes les ressources en eau, à la fois de surface et souterraines, sous le contrôle du gouvernement fédéral par le biais d'organismes qui seront créés par le projet.

Le président de la commission du Parlement sur la gestion des ressources naturelles, Sada Soli Jibia, affirme que le projet est mal compris par les populations.

"Si les gens disent que l'eau n'est pas une ressource naturelle nationale donc le pétrole aussi n’est pas une ressource naturelle nationale", avance-t-il.

Le ministre de l’Information et de la culture, Lai Mohammed, soutient cet argument et insiste que le gouvernement ne va pas reculer dans sa démarche.

"La majorité de ceux qui condamnent ce projet de loi ne l’ont pas soit lu du tout ou alors ne comprennent rien. Nous ne pouvons pas aussi ignorer le fait que certains qui critiquent ce projet l’utilisent comme un moyen pour une nouvelle confrontation".

C'est donc un bras de fer entre la population et le gouvernement qui fait pression sur les députés.

Le président nigérian insiste sur son projet de loi sur la gestion de l'eau
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:17 0:00


Le président nigérian insiste sur son projet de loi sur la gestion de l'eau

Le président nigérian insiste sur son projet de loi sur la gestion de l'eau
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:17 0:00

Les centrales syndicales nigérianes suspendent leur appel à une grève illimitée

Un mouvement de protestation du NLC, au Nigeria, le 9 février 2017.

La grève nationale illimitée annoncée pour lundi par les deux centrales syndicales du Nigeria a été suspendue, grâce à un accord de dernière minute entre les syndicats et le gouvernement fédéral.

Encouragé par les bailleurs de fonds tels que le Fonds monétaire international, le gouvernement fédéral avait décidé de ne plus verser de subventions pour l'essence et l'électricité, invoquant une diminution des revenus. Conséquence: augmentation des prix de l’essence et de l’électricité, une augmentation qui a aussi affecté les prix des denrées alimentaires.​

"Ces deux augmentations ont affecté notre pouvoir d’achat et portent un coup dur à ce que nous recevons de nos salaires minimum", s'était alarmé Ayuba Wabba, le président de la Centrale syndicale des travailleurs, la NLC​.

Le gouvernement nigérian et les deux centrales syndicales qui représentent les employés de la fonction publique s'étaient vus à deux reprises durant la semaine écoulée pour tenter de résoudre la crise.

Une "double tragédie"

De nombreux Nigérians affirment que l'augmentation des tarifs d'électricité et de l'essence au moment de la pandémie de coronavirus équivaut à une double tragédie pour les populations qui ne se sont pas encore remises de l'effet du long confinement.

Mais du côté des pouvoirs publics, on affirme que c'était une décision salutaire car l'économie du Nigeria subit l'impact de la pandémie de Covid-19 et subit les effets de la chute du prix de pétrole sur le marché international.

"Le gouvernement a jusqu’ici dépensé plus de 1,7 milliard de naira" dans les subventions, explique le ministre nigérian de l’Information, Lai Mohamed. ​"Le gouvernement n’a pas de ressources pour continuer à le faire", a-t-il ajouté.

L'accord in extremis de lundi prévoit l'adoption de "mesures palliatives" et la mise en place de comités chargés de faire des recommendations sur les réformes à mettre en place. Les syndicats seront représentés dans ces groupes.

Ouverture d’une liaison aérienne entre Abuja et Kaduna pour éviter les coupeurs de route

Kaduna international airport in Kaduna, Nigeria

Au Nigeria, le gouvernement a approuvé l’ouverture d’une liaison aérienne entre Abuja et Kaduna, une distance de 180 km, en raison de l'insécurité croissante sur ce trajet. Une compagnie aérienne va assurer la ligne pour les hauts fonctionnaires et les personnes fortunées.

La route Kaduna-Abuja est récemment devenue l'une des routes les plus dangereuses du Nigeria, avec des coupeurs de route menant des attaques régulières. On y fait également souvent état de kidnappings orchestrés par des individus lourdement armés.

Le trajet se situe dans une région où le groupe Boko Haram est très actif. Mais la décision des autorités fédérales provoque des réactions mitigées au sein de la population alors que le train qui circule sur cette route vient d’augmenter les frais de transport à 100%.

Le capitaine Mohammed Bala Jibrin, pilote à la retraite et ancien directeur au ministère de l’aviation civile, explique que "le choix des compagnies pour opérer dans un Etat n’a rien à voir avec la sécurité. Les compagnies sont à la recherche de l’argent. et elles sont libres d’opérer partout entre deux points dans le pays".

​ La route qui fait environ 180 kilomètres n'a pas pu être sécurisée par le gouvernement, obligeant de nombreux voyageurs à l’éviter. Une situation qui isole la ville de Kaduna et ralentit son économie.

La route entre Abuja et Kaduna, au Nigeria, le 25 septembre 2020. (VOA/Gilbert Tamba)
La route entre Abuja et Kaduna, au Nigeria, le 25 septembre 2020. (VOA/Gilbert Tamba)

"Je m’inquiète que le gouvernement n’arrive pas à sécuriser cette route pour permettre aux Nigérians de circuler librement. Si les bandits et les kidnappeurs ont pris le contrôle de cette route, cela signifie que les activités économiques des populations vivant dans la zone seront affectées", s’inquiète l’activiste Faith N’wadishi.

Un autre risque associé aux voyages est le nombre élevé des accidents de la route enregistrés depuis quelques temps.

Pour Kabiru Adamu, consultant en sécurité, la décision du gouvernement vise certes à sécuriser des hommes d’affaires et des hautes personnalités qui ne veulent pas prendre tous ces risques, mais les conséquences d’une telle initiative ne sont pas négligeables.

"La conséquence d’une telle décision est : qu’est ce qui est arrivé au contrat social entre le Nigérian qui n’est pas riche et pour certaines circonstances est obligé d’utiliser cette route et le gouvernement?".

​ De nombreux voyageurs ont récemment exprimé leur colère face à l'augmentation de 100% des tarifs du train par le gouvernement nigérian, forçant la majorité à reprendre la route pour se rendre à Kaduna malgré les menaces sur leur sécurité.

Ouverture d’une liaison aérienne entre Abuja et Kaduna
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:47 0:00


Minute Eco: La production pétrolière en hausse de 3% au Gabon

Minute Eco: La production pétrolière en hausse de 3% au Gabon
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:32 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG