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Cameroun

Au moins 3 soldats tués dans l'explosion d'une mine dans l'Extrême-Nord

Les forces de sécurité camerounaises déployées après un double attentat suicide dans le village de Kolofata, Extrême-Nord, Cameroun, 13 septembre 2015.

Au moins trois soldats ont été tués dans l'explosion de leur véhicule sur une mine, vendredi dans l'Extrême-Nord du Cameroun, région frontalière du Nigeria où sévit le groupe jhadiste Boko Haram, a appris l'AFP de sources sécuritaires.

"Un véhicule du Bataillon d'intervention rapide (BIR, unité d'élite de l'armée déployée dans l'Extrême-Nord pour combattre Boko Haram) est passé sur une mine vers 10h dans une zone située entre les localités de Gouzda-Vréket et Vouzi", a affirmé une source sécuritaire de la zone jointe depuis Yaoundé.

"Le bilan provisoire est de trois morts et sept blessés", a-t-elle ajouté, confirmant une information obtenue auprès d'un policier de la région.

Toutes les victimes sont des soldats du BIR, selon le responsable sécuritaire, qui a ajouté que l'incident s'est produit alors que les militaires étaient en patrouille.

En plus des incursions régulières dans la région camerounaise de l'Extrême-Nord, les jihadistes nigérians posent régulièrement des mines sur les pistes utilisées par l'armée.

Lundi, trois soldats camerounais avaient été tués dans l'attaque par Boko Haram d'un poste avancé de la Force multinationale mixte (FMM, une coalition régionale engagée contre les jihadistes nigérians) dans la même région.


La FMM, appuyée par des pays occidentaux, regroupe des militaires du Tchad, du Cameroun, du Niger et du Nigeria, et est engagée dans la lutte contre Boko Haram dans la région du lac Tchad avec l'aide de comités de vigilance composés de citoyens locaux.

Depuis son apparition en 2009, Boko Haram, actif dans les pays frontaliers du lac Tchad, a provoqué la mort d'au moins 27.000 personnes et le déplacement d'environ 1,8 million de personnes qui ne peuvent toujours pas regagner leurs foyers.

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Gestion forestière: opportunité pour les communautés rurales camerounaises

La ville de Bertoua, chef lieu de la principale région forestière du Cameroun, le 20 avril 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

Un consortium d’ONG au Cameroun a mis à la disposition des communautés rurales un document sur les procédures pour l'obtention de gestion des ressources fauniques et forestières de leurs localités pendant au moins 25 ans.

Le document intitulé "Le plan de gestion simplifié" explique comment les communautés rurales doivent s’organiser sur le plan technique et financier pour avoir accès à la gestion de leur patrimoine.

Les communautés rurales reçoivent les procédures de gestion forestière
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Dans les localités de Lolodorf, Campo et Bipindi dans la région du Sud, les communautés villageoises ont des difficultés à aménager et gérer leurs ressources forestières.

Victorien Mba, au Cameroun, le 20 avril 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)
Victorien Mba, au Cameroun, le 20 avril 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

Victorien Mba, responsable de l’ONG "Appui pour la protection de l’environnement et le développement", qui travaille depuis une quinzaine d'années auprès de ces communautés, explique que "si vous demandez à un sociologue de venir faire une étude socio-économique, pour un village qui a 9 km2, il vous dira que cela va prendre tel nombre de mois. Et au cas où le montant de ses honoraires s’élève à 10 millions de francs CFA, du coup la communauté ne pourra pas payer".

Mais avec "Le plan simple de gestion", élaboré sous la coordination du centre pour l’environnement et le développement, le CED, les coûts financiers des études sont amoindris.

Victor Amougou, au Cameroun, le 20 avril 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)
Victor Amougou, au Cameroun, le 20 avril 2019. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

Cette plus-value est appréciée par Victor Amougou, coordonnateur du Centre pour l’éducation, la formation et l’appui de développement (CEFAID), une ONG basée à Yokadouma, dans la région forestière de l’Est du Cameroun.

"La forêt communautaire bénéficie au départ des appuis multiformes des partenaires de la communauté. Une fois en exploitation, les partenaires s’en vont, mais les responsables de ces communautés et les membres font face aux difficultés techniques et financières pour pouvoir réviser ce plan simple de gestion".

C’est ainsi que certaines communautés villageoises du Cameroun ont abandonné des projets d’exploitation ou de gestion forestière dans la plupart des forêts communautaires.

Pourtant, ces communautés pouvaient en assurer la gestion pendant 25 ans, selon la loi forestière camerounaise, mais l’absence d’un plan simple de gestion leur a fait défaut.

"Ce document est élaboré sur des études portant sur les inventaires de la faune, de la flore et puis des produits forestiers non-ligneux dans un village et des enquêtes socio-économiques, assorties d’un plan de développement, avec un ensemble de cartes. Et ce plan simple de gestion est un document qu’on révise tous les cinq ans", précise Victor Amougou​.

Cette nouvelle aubaine pour les communautés rurales devrait aussi prendre en compte l’approche genre. Elisabeth Gelas, coordonnatrice du Centre régional d’appui et de développement des initiatives féminines (CRADIF), basé à Yaoundé, souligne qu'en matière de gestion des revenus "les femmes ont un certain nombre d’activités à mener dans ce sens. Qu’on mette les femmes, qu’on mette les jeunes aussi pour que le plan simple de gestion puisse avoir son sens. Car les femmes ne sont pas assez outillées quand ce genre de projet arrive, les hommes sont au-devant de la scène".

Les pays du bassin du Congo, dont le Cameroun fait partie, sont à la croisée des chemins dans la gestion de leurs terres et forêts; un défi qui les interpelle à renforcer les capacités des communautés villageoises à gérer leur patrimoine.

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Les communautés rurales reçoivent les procédures de gestion forestière

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