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Pyongyang dénonce les intentions "maléfiques" de Washington

Le président américain Donald Trump tend la main au dirigeant nord-coréen Kim Jong Un à Singapour, le 12 juin 2018

Les médias officiels nord-coréens ont attaqué les Etats-Unis pour leur volonté "maléfique" de maintenir les sanctions contre Pyongyang, accusant le président Donald Trump d'empêcher les relations intercoréennes de progresser.

Ces commentaires menacent de troubler les négociations entre Washington et la Corée du Nord, en particulier sur la tenue d'un second sommet entre M. Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.

Lors de leur premier sommet en juin à Singapour, M. Kim avait réitéré un engagement nord-coréen vague en faveur de la dénucléarisation de la péninsule. Mais les Etats-Unis militent pour le maintien des sanctions tant que le Nord n'aura pas procédé à sa "dénucléarisation finale et entièrement vérifiée".

Washington "joue un double jeu", peut-on lire dans un éditorial de près de 1.700 mots publié par l'agence KCNA, et menace de "détruire" l'occasion diplomatique entre les deux pays. "Les Etats-Unis (...) répondent à la bonne foi par le mal".

L'article est publié quelques jours après une nouvelle visite à Pyongyang du secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo qui a expliqué avoir eu des entretiens "productifs" sur la dénucléarisation avec le leader nord-coréen.

Lors d'une précédente visite en Corée du Nord, en juillet, M. Pompeo avait déjà fait état de "progrès".

Ce qui n'avait pas empêché Pyongyang de condamner quelques heures après son départ les "méthodes de gangster" des Américains accusés d'exiger son désarmement unilatéral sans faire de concession.

Cette déclaration avait jeté des doutes sur les perspectives de progrès mais la dénonciation publiée mardi va plus loin, en critiquant implicitement M. Trump, qui est connu pour accorder un grand poids aux relations personnelles.

Sans nommer le président américain, l'éditorial fait référence à ses commentaires récents selon lesquels Séoul ne lèverait pas ses propres sanctions contre le Nord sans l'aval de Washington.

"Même la Maison Blanche a prononcé des mots menaçants", ce qui "met en rage non seulement les Sud-Coréens mais aussi tous les autres Coréens", dit KCNA.

Le président sud-coréen Moon Jae-in, qui a rencontré le Nord-Coréen à trois reprises cette année, est le principal architecte de la spectaculaire détente en cours. Il a promis de continuer à appliquer les sanctions de l'ONU mais a convenu avec le Nord d'un certain nombre de projets économiques conjoints.

Avec AFP

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Corée du Sud: 40 ans de prison pour le chef d'un gang de vidéos porno

Photo d'illustration (Reuters)

Le cerveau d'un réseau criminel sud-coréen qui contraignait des femmes, dont des mineures, à réaliser des vidéos pornographiques mises en ligne a été condamné jeudi à 40 ans de prison.

Cho Ju-bin, 25 ans, fut à la tête de ce gang de mai 2019 à février cette année, un intervalle au cours duquel 74 personnes, dont 16 mineures, furent contraintes, notamment par le chantage, à envoyer des contenus à caractère sexuel. Les vidéos étaient ensuite postées sur des forums payants ou envoyées par la messagerie Telegram.

"L'accusé a largement distribué des contenus sexuellement offensants qui avaient été créés en trompant ou en menaçant les victimes", a jugé le Tribunal du district central de Séoul, selon l'agence Yonhap, en affirmant qu'il avait ce faisant provoqué "un tort irréparable".

Le tribunal a ajouté qu'au vu de la gravité des crimes et du nombre de victimes, Cho Ju-bin devrait être "maintenu à l'écart de la société pendant une longue période de temps". Cinq de ses acolytes ont écopé de peines allant de sept à 15 années de prison.

La violence sexuelle en ligne et le partage illégal de contenus à caractère sexuel est un sérieux problème au sein de la société sud-coréenne, où les autorités sont accusées de laxisme face à ce type de délits. Le gouvernement a créé en 2019 une équipe dédiée à la traque des contenus illégalement partagés.

Dans une des affaires les plus médiatisées de ces dernières années, la star de la K-pop Jung Joon-young a été condamnée pour avoir tourné, à l'insu de ses partenaires, des vidéos de leurs rapports sexuels et les avoir partagées. Egalement reconnu coupable de viol en groupe, il purge une peine de cinq ans de prison.

La Corée du Sud est confrontée à un grave phénomène connu sous le nom de "molka", des caméras cachées installées pour filmer secrètement les femmes dans les lieux publics, toilettes, transport ou bureaux. Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté en 2018 à Séoul pour demander aux autorités d'agir contre cette forme de harcèlement.

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Un million d'élèves ont arrêté l'école au Honduras

Photo d'illustration (Reuters)

Près d'un million d'enfants et d'adolescents ont quitté l'école cette année au Honduras, du fait de la suspension des cours et du confinement imposés pour tenter de contenir la pandémie de Covid-19, selon une étude de l'ONG Casa Alianza.

L'organisation non gouvernementale Casa Alianza, qui se consacre à la protection des mineurs en Amérique latine, avertit dans ce rapport que sur près de 1,8 million d'enfants et adolescents inscrits, "quasiment un million ont abandonné le système scolaire national cette année" depuis l'instauration du couvre-feu sanitaire en mars.

Ces abandons concernent particulièrement les écoles et les collèges publics des zones défavorisées, mais touchent également les écoles privées parce que de nombreux parents ont perdu leur emploi à cause de la pandémie et ne peuvent financer une éducation virtuelle à distance, selon cette étude.

L'abandon scolaire est d'autant plus grave que les mineurs sont exposés à l'exclusion sociale et risquent d'être recrutés par des gangs, alerte l'Ong.

Le Honduras présente un taux d'homicides parmi les plus élevés du monde avec le Guatemala et le Salvador, où des gangs violents sèment la terreur dans les grandes villes.

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