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Pompeo à Séoul après avoir rencontré Kim Jong Un à Pyongyang

Le leader de la Corée du Nord, Kim Jong Un, rencontre le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo le 9 mai 2018, une photo publiée par l’Agence de presse centrale coréenne de Corée du Nord (KCNA) à Pyongyang le 10 mai 2018.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo s'est entretenu avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un dimanche à Pyongyang avant d'atterrir à Séoul.

"Ai fait un bon voyage à Pyongyang pour rencontrer le président Kim", a déclaré M. Pompeo sur Twitter. "Nous avons continué à progresser sur les accords passés lors du sommet de Singapour" de juin entre M. Kim et le président américain Donald Trump. "Merci de m'avoir accueilli, moi et mon équipe".

Ce voyage constitue la quatrième visite du secrétaire d'Etat américain alors qu'un possible accord historique entre les Etats-Unis et la Corée du Nord prend forme.

Parlant à M. Pompeo via un interprète, M. Kim a salué "une bonne rencontre". "Cela a été une très bonne journée qui promet un bon avenir (...) pour les deux pays".

Lors d'un précédent voyage en juillet, M. Pompeo avait fait état de progrès mais Pyongyang avait condamné les "méthodes de gangster" des Américains accusés d'exiger son désarmement unilatéral sans faire de concession.

Un responsable américain a déclaré que la nouvelle visite s'était "mieux" déroulée que "la fois précédente", ajoutant cependant: "le chemin sera long".

"Amoureux"

La teneur précise des entretiens n'était pas connue. M. Pompeo avait cependant twitté qu'il s'agissait d'honorer "les engagements" pris par les dirigeants des Etats-Unis et de la Corée du Nord.

Dans l'avion pour Tokyo, M. Pompeo avait expliqué à des journalistes que son objectif était de "développer suffisamment la confiance" avec la Corée du Nord pour avancer vers la paix.

"Et nous allons aussi organiser le prochain sommet", avait-il affirmé.

Il avait toutefois relativisé l'éventualité d'une percée majeure: "Je doute que nous réglions tout mais commençons à développer des options pour (fixer) l'endroit et la date d'une nouvelle rencontre".

Jusqu'à présent, aucun président américain en exercice ne s'est rendu en Corée du Nord. Le pays reste, selon les défenseurs des droits de l'homme, l'un des plus répressifs au monde.

Depuis Singapour, critiqué pour n'avoir débouché que sur des engagements vagues de M. Kim en faveur de la dénucléarisation de la péninsule, les relations entre les deux pays ont semblé en dents de scie.

Donald Trump a annulé un précédent voyage à Pyongyang de son chef de la diplomatie après avoir jugé insuffisants les progrès.

Mais le président américain a assuré en septembre être "tombé amoureux" de l'homme fort de Pyongyang.

Relâchement de la pression?

Washington et Pyongyang se sont écharpés sur la signification de l'accord de Singapour, les Etats-Unis militant pour le maintien des sanctions tant que le Nord n'aura pas procédé à sa "dénucléarisation finale et entièrement vérifiée".

D'après les analystes, il est possible que Washington envisage de lâcher du lest au moment où la Chine, la Russie et la Corée du Sud défendent un allègement des sanctions.

"La Corée du Nord a fait quelques pas envers la dénucléarisation et les Etats-Unis s'exposent aux critiques de la communauté internationale s'ils continent d'exiger la dénucléarisation sans levée des sanctions", juge Yang Moo-jin, professeur à l'Université des études nord-coréennes de Séoul.

La visite du diplomate américain à Tokyo samedi visait notamment à rassurer l'allié japonais et à l'inclure dans le processus de négociations.

Etats-Unis et Japon ont une "vision totalement coordonnée et unie sur la façon de procéder, ce qui sera nécessaire si nous voulons réussir à dénucléariser la Corée du Nord", a-t-il affirmé lors d'un entretien avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe.

Le Japon est historiquement partisan d'une ligne dure sur la Corée du Nord et insiste pour maintenir la pression sur le régime nord-coréen, qui a tiré à plusieurs reprises des missiles au-dessus du territoire japonais et menacé de l'anéantir. Mais le Premier ministre japonais s'est dit en septembre ouvert à une rencontre avec Kim Jong Un.

M. Pompeo a atterri dimanche dans l'après-midi en Corée du Sud, en première ligne depuis le début de ce réchauffement spectaculaire qui a permis de tourner la page d'une année 2017 rythmée par les échanges d'invectives et les menaces atomiques.

Puis il ira lundi à Pékin, pour une visite qui s'annonce tendue, quelques jours après un discours cinglant du vice-président Mike Pence, qui a accusé la Chine d'agression militaire, de "vols" de technologies, ou encore d'intervention électorale contre Trump.

Avec AFP

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