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Kim prêt à autoriser des inspecteurs sur son site nucléaire démantelé

La réunion entre Kim Jong Un et le chef de la diplomatie américain, Mike Pompeo à Pyongyang, le 8 octobre 2018.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a annoncé lundi que des inspecteurs internationaux seraient autorisés à visiter le site d'essais nucléaires démantelé par Pyongyang, après une rencontre avec Kim Jong Un qui a produit selon lui des "progrès significatifs" sur la dénucléarisation.

Le secrétaire d'Etat américain a rencontré le dirigeant nord-coréen dimanche dans la capitale nord-coréenne. Il s'agissait de relancer des pourparlers de dénucléarisation qui patinaient depuis le sommet historique de M. Kim avec le président américain Donald Trump en juin à Singapour.

"Le président Kim a déclaré qu'il était prêt à les autoriser à rentrer" sur le site de tests nucléaires de Punggye-ri, a déclaré M. Pompeo.

Le Nord a démantelé en mai ce site souterrain, théâtre de ses six test nucléaires, mais n'en a pour l'heure pas permis l'accès à des observateurs internationaux afin qu'ils vérifient qu'il a effectivement été rendu inopérant.

Le site comprenait plusieurs tunnels creusés sous une montagne granitique de 2.000 m d'altitude dans le Hamqyong du Nord, province du nord-est frontalière de la Chine.

Les inspecteurs pourront le visiter dès que les deux parties se seront accordées sur les questions "logistiques", a ajouté M. Pompeo devant la presse, avant de s'envoler pour Pékin, dernière étape d'une tournée asiatique qui l'a aussi conduit au Japon et en Corée du Sud.

A Singapour, M. Kim avait réitéré un engagement nord-coréen vague en faveur de la dénucléarisation de la péninsule. Mais les Etats-Unis militent pour le maintien des sanctions tant que le Nord n'aura pas procédé à sa "dénucléarisation finale et entièrement vérifiée".

"Processus long"

M. Pompeo n'a cependant rien dit sur ce que pourraient être d'éventuelles "mesures correspondantes" américaines.

La dénucléarisation de la Corée du Nord est un "processus long", a-t-il déclaré. "Nous avons fait des progrès significatifs".

Un haut diplomate américain a également annoncé que les deux pays étaient "assez près" de fixer une date et un lieu pour le deuxième sommet Kim/Trump.

Pompeo et Kim ont eu une "bonne rencontre", a twitté Donald Trump, avant d'ajouter: "j'attends avec impatience de revoir le président Kim, dans un avenir proche".

C'était la quatrième fois que M. Pompeo se rendait à Pyongyang.

A cette occasion, M. Kim a "exprimé sa gratitude envers le président Trump pour ses efforts sincères" visant à la mise en oeuvre de l'accord de Singapour, a expliqué l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA.

"Kim Jong Un a apprécié le développement positif de la situation dans la péninsule coréenne (...) (et a) expliqué en détail les propositions pour résoudre la question de la dénucléarisation", a poursuivi KCNA.

Le journal nord-coréen Rodong Sinmun a fait sa une de l'événement, publiant huit photos des deux hommes en train de se serrer la main tout sourires.

"Ordre nouveau"

Lors d'une précédente visite en Corée du Nord, en juillet, M. Pompeo avait déjà fait état de "progrès". Ce qui n'avait pas empêché Pyongyang de condamner quelques heures après son départ les "méthodes de gangster" des Américains accusés d'exiger son désarmement unilatéral sans faire de concession.

Le mois dernier, le ministre nord-coréen des Affaires étrangères a annoncé aux Nations unies qu'il était "hors de question" que son pays désarme en premier tant que les sanctions resteraient en vigueur.

Le président sud-coréen Moon Jae-in, principal architecte de la spectaculaire détente en cours sur la péninsule, a estimé lundi que de prochaines rencontres entre M. Kim et les présidents chinois et russe étaient dans les tuyaux.

"Un ordre nouveau est en train de naître sur la péninsule coréenne", a ajouté M. Moon.

Pyongyang avance à grand pas sur la voie de la diplomatie et les analystes jugent que Washington risque d'être rapidement acculé à lâcher du lest sur les sanctions.

"La Corée du Nord renforce ses liens avec la Chine et la Russie si bien que les Etats-Unis qui maintiennent le régime des sanctions sont sur la corde raide", a déclaré Hong Hyun-ik, analyste à l'Institut Sejong.

"Le président Trump est très près de perdre le contrôle".

Moscou et Pékin, alliés traditionnels du Nord, viennent d'appeler à un relâchement de la pression sur Pyongyang devant le Conseil de sécurité de l'ONU, jugeant que les mesures vers "un désarmement graduel doivent précéder un allègement des sanctions".

Avec AFP

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Donald Trump accorde une grâce présidentielle à son ancien collaborateur Michael Flynn

Le conseiller à la sécurité nationale, le général Michael Flynn, fait une déclaration lors d'un briefing quotidien à la Maison Blanche à Washington, le 1er février 2017.

Le président américain Donald Trump a gracié mercredi son ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn qui avait plaidé coupable d'avoir menti au FBI lors de l'enquête sur l'ingérence russe dans les élections présidentielles de 2016.

"C'est un grand honneur pour moi d'annoncer que le général Michael T. Flynn a obtenu une grâce complète. Félicitations à @GenFlynn et à sa merveilleuse famille, je sais que vous allez maintenant passer un Thanksgiving vraiment fantastique !", a écrit M. Trump sur Twitter.

Général d'armée à la retraite, M. Flynn a plaidé coupable en 2017 d'avoir menti au FBI sur les interactions qu'il a eues avec l'ambassadeur de Russie aux États-Unis dans les semaines précédant l'inauguration de Trump en janvier 2017.

Il a depuis lors cherché à retirer son plaidoyer, arguant que les procureurs avaient violé ses droits et l'avaient dupé pour qu'il accepte de plaider coupable. Sa condamnation a été reportée à plusieurs reprises.

Il s'agit de la grâce la plus médiatisée accordée par M. Trump depuis son entrée en fonction. Entre autres controverses, le président américain avait auparavant suscité un tollé en graciant les militaires accusés de crimes de guerre en Afghanistan. Il a aussi essuyé des critiques en accordant la grâce présidentielle à Joe Arpaio, ancien shérif du comet de Maricopa, en Arizona, accuse de racism notoire.

Le général Flynn, 61 ans, a été le premier conseiller à la sécurité nationale du président Trump. Il est limogé en 2017 après 24 jours à son poste à cause d’une controverse liée aux contacts de l'ancien général avec l'ambassadeur russe à Washington de l'époque, Sergei Kislyak.

Avant d’intégrer l’équipe de M. Trump, Michael Flynn était à la tête de l'Agence de renseignement du Pentagone, un poste qu’il est contraint de quitter en 2014, en partie à cause de son style de gestion et de ses opinions sur la manière de lutter contre le militantisme islamiste.

C’est en 2016 qu’il entre dans l’équipe de campagne de M. Trump.

Outre le general Flynn, d'autres anciens collaborateurs du president ont été condamnés pour divers crimes à l’échelle fédérale, notamment Roger Stone, conseiller et ami de longue date de M. Trump, et Paul Manafort, son ancien directeur de campagne.

Selon le quotidien USA Today, la grâce accordée à M. Flynn a suscité une réaction rapide de la famille du général qui a salué cette decision, que l'opposition démocrate a vite fait de condamner.

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