Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Afrique

Révision de la constitution au Mali

L'Assemblée nationale malienne à Bamako, Mali, le 4 juin 2017. (VOA/Kassim Traoré)

Au Mali, l'Assemblée nationale a adopté un projet de texte de révision constitutionnelle, avec 11 voix pour, 35 voix contre et zéro abstention.

Par cette adoption l'architecture institutionnelle change avec la création du Senat, la Cour des comptes mais le mandat présidentiel reste a 5 ans renouvelable une fois. Il n y a pas de grand changement mais la constitution revissée prend en compte les aspects constitutionnels de l'accord issu du processus d'Alger en 2015.

Reportage de Kassim Traore, correspondant à Bamako pour VOA Afrique
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:03:11 0:00

Il était 2 h 47 du matin le samedi 3 juin 2017 quand les élus de la nation ont adopté le projet de révision constitutionnelle au Mali, suite à 80 jours d'écoutes et 3 jours de débats intenses.

Le projet en question était défendu par le ministre des droits et de la reforme de l'etat Me Kassoum Tapo.

Avec la constitution revisée, il n'y a plus d'institution "Haute Cour de Justice" au Mali, qui était censée juger le président de République. Elle est remplacée par la cour des Comptes. Le Sénat qui devient la 2e chambre.

Dans son préambule, la constitution révisée affirme l'engagement du peuple malien à rester fidèle aux idéaux des hommes et des femmes qui se sont battus contre la conquête coloniale, pour l'indépendance et l'avènement d'un État de droit et de démocratie pluraliste. Les députés de la majorité ont salué la nouvelle constitution.

L'opposition parlementaire en bloc n'a pas voté cette révision constitutionnelle, parce que la proposition finale du document ne prend pas en compte certaines de leurs préoccupations.

Honorable Mody Diallo, de l'opposition, à Bamako, Mali, le 4 juin 2017. (VOA/Kassim Traoré)
Honorable Mody Diallo, de l'opposition, à Bamako, Mali, le 4 juin 2017. (VOA/Kassim Traoré)

"Il était question de renforcer le pouvoir du président de la République", explique Honorable Mody Diallo, membre de l'URD, qui regrette de nombreux points dans la révision.

Pour les députés de la majorité, l'opposition a voté pour le projet, car elle a été d'accord avec 66 des 75 amendements apportés au projet de texte.

Après cette étape, le référendum est attendu le 9 juillet prochain pour permettre au peuple souverain d'accepter ou de rejeter le texte qui était défendu par le ministre Kassoum Tapo.

Kassim Traore, correspondant à Bamako

See all News Updates of the Day

La page des sports du 23 avril avec Yacouba Ouédraogo

La page des sports du 23 avril avec Yacouba Ouédraogo
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:58 0:00

Un festival pour encourager la production de café

Un festival pour encourager la production de café
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:35 0:00

Les dirigeants africains au chevet du Soudan

Les dirigeants africains au chevet du Soudan
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:12 0:00

33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

Voir plus

XS
SM
MD
LG