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La force Barkhane met "hors de combat une vingtaine de terroristes" au Mali

Le président français, Emmanuel Macron, rend visite aux soldats français à Gao, dans le nord du Mali, le 19 mai 2017.

La force française Barkhane a indiqué vendredi qu'elle avait mis "hors de combat une vingtaine de terroristes" dans le nord du Mali au cours d'une opération militaire anti-jihadiste du 28 mai au 1er juin 2017 .

"La force Barkhane a réalisé une nouvelle opération dans la forêt de Serma à 200 km au sud-ouest de Gao, mettant hors de combat une vingtaine de terroristes", a indiqué Barkhane dans un communiqué envoyé depuis son QG à N'Djamena capitale du Tchad.

"L'opération Dague" a mobilisé des Mirage 2000 pour les frappes aériennes "suivis aussitôt des hélicoptères d'attaque Tigre". "Les fouilles réalisées ont permis de saisir armements individuels et collectifs, munitions ainsi que d'autres ressources", précise Barkhane dans son communiqué.

"La succession d'opérations conjointes menées avec les forces maliennes et burkinabè depuis la fin avril et la surveillance aérienne et terrestre des activités locales ont permis de récolter des informations sur les activités des groupes armés terroristes dans cette région", poursuit le communiqué.

Trois militaires maliens ont péri mercredi dans une embuscade dans le nord du Mali, tandis que plusieurs soldats français ont été blessés, dont un grièvement, dans une attaque au mortier jeudi dans la région de Tombouctou.

Le tir de mortier "est tombé à proximité de l'emplacement des soldats de la force Barkhane", avait indiqué le porte-parole de l'état-major des armées françaises, le colonel Patrik Steiger, à l'AFP à Paris.

L'opération française Barkhane, lancée en août 2014 après l'opération Serval de 2013, est menée dans cinq pays (Tchad, Niger, Mali, Mauritanie, Burkina Faso) de la bande sahélo-saharienne, une zone vaste comme l'Europe.

La France a déployé près de 4.000 militaires, dont la majorité au Mali, essentiellement à Gao (1.700 militaires), avec des détachements à Kidal et Tessalit (nord-est).

C'est actuellement la plus importante opération extérieure des troupes françaises. Son but est "l'appropriation par les cinq pays partenaires de la lutte contre les groupes armés terroristes", selon le ministère de la Défense.

Avec AFP

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33 morts dans des inondations et glissements de terrain en Afrique du Sud

Le port de Durban, en Afrique du Sud, le 25 mars 2013.

Au moins 33 personnes ont été tuées mardi par des pluies torrentielles qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain à Durban et dans sa province, sur la côte est de l'Afrique du Sud, ont annoncé les autorités.

"Les fortes pluies ont fait 33 morts", a déclaré Mme Nomusa Dube-Ncube, ministre de la province du KwaZulu-Natal, dont Durban est la principale métropole.

Dix enfants sont portés disparus à Durban et 42 personnes ont été blessés, a-t-elle ajouté. Parmi les morts figure un bébé de six mois et un enfant d'une dizaine d'années.

Au moins 145 personnes ont été déplacées par les inondations, selon le gouvernement.

En plus de maisons écroulées et de routes inondées, des conduites d'évacuation d'eau sont bouchées et des pylones électriques sont tombés.

Des renforts militaires ont été envoyés en soutien aux services de secours dans certaines zones particulièrement touchées par les pluies.

Les précipitations ont touché durant le week-end et la nuit de lundi à mardi tout le sud et l'est de l'Afrique du Sud.

Les services météorologiques sud-africains ont averti de la poursuite jusqu'à mercredi de cette épisode de précipitations, pouvant notamment affecter les axes routiers et les ponts situés dans les zones les plus basses du pays.

Pénurie de gaz au Tchad : appel à manifester en dépit d'une interdiction

Bonbonnes de gaz butane vide à N’Djamena, le 4 avril 2019. (VOA/André Kodmadjingar)

Le Collectif tchadien contre la vie chère a appelé mardi les Tchadiens à "manifester pacifiquement" jeudi pour protester contre la pénurie de gaz qui affecte le pays depuis plus de deux mois, en dépit d'une interdiction du gouvernement.

"Nous appelons les Tchadiens, jeunes, femmes, enfants touchés par cette situation à sortir massivement avec leurs bonbonnes de gaz et marmites vides" jeudi dans les rues, a déclaré le porte-parole du collectif, Dyngamnayal Nely Versinis, selon un communiqué.

Lundi, le gouvernement tchadien avait pris un arrêté pour interdire la marche lancée par ce collectif de la société civile. Mi-mars, une première marche avait déjà été interdite.

"Le gouvernement dans sa logique de restreindre la liberté d'expression, a pris un arrêté pour interdire ladite manifestation sans qu'aucune raison valable ne soit avancée", a indiqué le collectif qui a décidé "de maintenir la marche" jeudi "sur toute l'étendue du territoire".

Depuis fin janvier, la raffinerie de Djarmaya, seule source d'approvisionnement en gaz du pays, tourne au ralenti.

En cause, la révision des machines de la centrale, qui détient le monopole du gaz dans le pays, et qui n'aurait pas été anticipée.

Pour parer à la situation, le gouvernement avait autorisé l'importation de gaz du Nigeria ou du Cameroun, mais les besoins en énergie de la population ne sont toujours pas satisfaits.

"Aujourd'hui, il s'agit plus d'un bras de fer entre le gouvernement et la société chinoise actionnaire de la raffinerie pour la renégociation de contrats qui est en cause", a indiqué à l'AFP une source proche du ministère tchadien de l'Economie.

Au Tchad, les manifestations de la société civile sont souvent interdites par le gouvernement qui invoque des "raisons de sécurité".

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