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Afrique

Une vingtaine de morts après deux journées de tensions en RDC

Des habitants entonnent des chants alors qu'ils mettent le feu aux barricades dans un quartier de Kinshasa, en RDC, le 20 décembre 2016.

La circulation et l'activité ont repris très timidement à Kinshasa mercredi au lendemain de violences meurtrières liées au maintien au pouvoir du président congolais Joseph Kabila.

Après deux jours de ville morte, quelques rares bus et taxis roulaient, mais manquaient encore de clients. Les autocars publics ont tardé à se déployer dans la capitale de la République démocratique du Congo.

Des violences ont éclaté mardi à Kinshasa et dans plusieurs villes de RDC, au jour de l'échéance du mandat de M. Kabila, qui entend se maintenir au pouvoir après que l'élection présidentielle prévue cette année a été reportée à une date indéterminée.

Onze morts selon les autorités, 19 selon l'ONU et 26 selon HRW

Les autorités congolaises ont pour l'instant fait état de onze morts pour la journée de mardi, neuf à Kinshasa et deux à Lubumbashi, la deuxième ville du pays.

Selon l'ONG Human Rights Watch, au moins 26 personnes ont été "tuées par des forces de sécurité lors de manifestations à Kinshasa, Lubumbashi, Matadi, Boma" lors de cette journée.

Selon l'ONU, les violences lors des manifestations auraient provoqué 19 morts et 45 blessés entre 19 et du 20 décembre 2016.

Maria Aranaz, le directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l’homme, a présenté ce bilan mercredi à Kinshasa. Il dénonce l’usage excessif de la force par la police, la garde républicaine, la police militaire et l'agence nationale des Renseignements contre les manifestants.

Maria Aranaz au micro de Thierry Kambundi de Top Congo FM, notre station partenaire à Kinshasa
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L'opposant Moïse Katumbi, ex-allié de Joseph Kabila et candidat déclaré à la présidence, a réagit sur Twitter, déplorant les violences de la veille.

Arrestation des membres de la Lucha

Des membres de la Lucha ont été arrêtés mercredi matin. Dix-neuf personnes sont retenues à Goma. Le journaliste détenu avec eux a été libéré. comme l'explique Serge Syvia de la Lucha sur VOA Afrique.

Serge Syvia joint par Nicolas Pinault
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"Il y a une constitution dans notre pays, la constitution c'est notre contrat social avec les autorités. Nous exactement nos disons bye bye Kabila. Il doit quitter le pouvoir après ses deux mandats ", explique le militant de Lucha.

Ces arrestations arrivent après la journée de violences du mardi 20 décembre dans plusieurs villes.

Des violences ont éclaté à Kinshasa (vidéo)
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Ultimatum des évêques

Les hommes politiques de la République démocratique du Congo doivent parvenir à un accord de sortie de crise "avant Noël", sinon les évêques qui favorisent leurs pourpalers en tireront "les conséquences qui s'imposent", a averti le président de la conférence épiscopale catholique nationale.

L'abbé Donatien Nshole joint par Eddy Isango
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Des pourparlers engagés depuis le 8 décembre sous l'égide des évêques catholiques devaient reprendre mercredi.

Retour du calme

A 07H30 (06H30 GMT), heure à laquelle la mégapole de 10 millions d'habitants grouille déjà, la quasi-totalité des pompes à essence - faute d'approvisionnement la veille - et des magasins était encore fermés dans plusieurs quartiers du centre et du nord.

Le marché Gambela, où vendeurs et acheteurs de produits agricoles en provenance de la province voisine du Kongo-Central s'activent dès 05H00, fonctionnait au ralenti. L'emblématique place Victoire, coeur de la cité, était encore désertée par la population.

Policiers et militaires restaient postés sur de nombreux carrefours de Kinshasa, où la nuit a été globalement calme.

Ailleurs, des coups de feu sporadiques ont été entendus la nuit à Ngaba, commune voisine de l'Université de Kinshasa, ainsi qu'à Matete et Masina, deux communes où des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ont été particulièrement violents, selon des témoins.

Paris évoque la possibilité de nouvelles sanctions de l'UE

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault envisage de réclamer de nouvelles sanctions européennes contre le président congolais Joseph Kabila qui se maintient au pouvoir malgré l'expiration de son mandat, a rapporté mercredi le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll.

En Conseil des ministres, Jean-Marc Ayrault a indiqué que "si les choses n'avançaient pas dans le bon sens, celui du dialogue et d'une sortie (de crise) démocratique", la France demanderait que l'Europe prenne "des sanctions vis-à-vis de la RDC".

"Il y a beaucoup d'aides qui sont versées" à ce pays, a relevé le porte-parole du gouvernement français, parlant d'une situation "préoccupante".

Avec Charly Kasereka, envoyé spécial à Kinshasa

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Des milliers d'enseignants "contractuels" manifestent à Rabat

Des enseignants manifestent pour de meilleures conditions de travail à Rabat, au Maroc, le 24 mars 2019.

Plusieurs milliers d'enseignants marocains dits "contractuels" ont défilé mardi dans les rues de la capitale Rabat pour réclamer le statut de fonctionnaire au sein du ministère de l'Education.

"Non au démantèlement de l'école publique", "l'intégration ou le blocage", "non à la contractualisation", ont notamment scandé ces enseignants du secteur public, venus de plusieurs villes du pays.

Portant pour la plupart des blouses blanches, ils ont défilé de la place Bab el-Had, près de la médina, vers le Parlement, dans le centre de la capitale.

Cette manifestation marque la reprise du mouvement de protestation des enseignants dits "contractuels" après une courte accalmie, alors qu'une réunion avec le ministère de l'Education initialement prévue mardi et censée aboutir à des solutions, a été annulée.

La rencontre devait être la deuxième entre les "contractuels" et le ministère depuis le lancement de leur mouvement de grève en mars, accompagné d'importantes manifestations dans plusieurs villes.

Le mouvement concerne 55.000 enseignants recrutés dès 2016 sur la base de contrats à durée déterminée (CDD) puis intégrés au sein des Académies régionales. Ils réclament le statut de fonctionnaire au ministère, gage de sécurité de l'emploi, selon eux.

La réunion prévue mardi a été annulée par le ministère, qui a accusé dans un communiqué les enseignants grévistes de ne pas "honorer leurs engagements".

Mi-avril, après une première rencontre entre les deux parties, des représentants des enseignants grévistes avaient annoncé la suspension de la grève.

Mais "certains" des enseignants n'"ont pas respecté les engagements pris par leurs représentants", a accusé le ministère, en précisant qu'il ne poursuivrait pas le dialogue tant que les enseignants grévistes n'auront pas repris le travail.

Les enseignants, eux, ont décidé de réinvestir la rue et de poursuivre la grève. Ils reprochent au ministre de l'Education, Saïd Amzazi, de ne pas vouloir céder sur leur principale revendication, à savoir l'obtention du statut de fonctionnaire au sein du ministère.

Quelque 300.000 élèves ont pâti des absences des enseignants, selon un récent bilan officiel.

L'enseignement public marocain fait l'objet de critiques récurrentes: bas niveau des élèves, fort abandon scolaire, classes surchargées, ou encore privatisation continue du secteur.

Des milliers d'étudiants de nouveau dans la rue

Manifestations à Alger le 19 avril 2019.

Des milliers d'étudiants défilent à nouveau mardi à Alger, réclamant le départ du "système" au pouvoir et le jugement du "gang" de personnalités liées au président déchu Abdelaziz Bouteflika, a constaté un journaliste de l'AFP.

Cette manifestation a lieu alors que de puissants hommes d'affaires dont certains très proches de l'ex-président Bouteflika ont été arrêtés entre dimanche et lundi, selon les médias officiels algériens.

Aux cris de "Système dégage!", slogan fétiche des manifestants en Algérie, les étudiants se sont rassemblés comme chaque mardi depuis le début de la contestation le 22 février, devant le parvis de la Grande Poste, bâtiment emblématique du coeur d'Alger.

Ils ont ensuite défilé dans les rues adjacentes.

La police, déployée massivement le mardi précédent et qui avait tenté d'interdire l'accès à la Grande Poste aux étudiants, était discrète mardi dans le centre d'Alger et aux abords du bâtiment.

"Ou c'est nous, ou c'est vous; gouvernement dégage!", scandent en choeur les étudiants, la plupart parés du drapeau national.

Dans le carré de tête, des étudiants en architecture et en génie civil, portant des casques de chantier blancs et jaunes, brandissent une banderole sur laquelle on peut lire "Bâtissons une Algérie nouvelle".

Les étudiants ont à nouveau rejeté la présidentielle que veut organiser le chef de l'Etat par intérim Abdelkader Bensalah le 4 juillet pour élire un successeur à M. Bouteflika, contraint à la démission le 2 avril, sous les pressions conjuguées de la rue et de l'armée.

"Nous réclamons le départ de tout le gang hérité du règne de Bouteflika, à leur tête Bensalah et Nourredine Bedoui" le Premier ministre, lance Hamza, étudiant en 3e année de génie civil à l'Université de Blida (35 km au sud d'Alger).

Les manifestants refusent que les structures et personnalités de l'appareil mis en place par M. Bouteflika gèrent la transition, estimant notamment qu'elles ne peuvent garantir un scrutin régulier.

"Nous voulons l'instauration d'un nouveau système qui s'engage à combattre la corruption ayant rongé le pays", renchérit Hamid, étudiant en finances à Alger.

Lundi, le PDG du principal groupe privé d'Algérie (Cevital) et première fortune du pays, Issad Rebrab a été arrêté puis placé en détention provisoire, selon l'agence de presse officielle algérienne APS.

Dimanche, quatre frères de la famille Kouninef, propriétaire d'un grand groupe de BTP et de génie civil vaient également été arrêtés, selon la télévision d'Etat.

La famille Kouninef est réputée proche de Saïd Bouteflika, frère et conseiller du président déchu, alors que M. Rebrab entretenait des relations tendues avec les autorités algériennes qu'il accusait de bloquer ses investissements dans le pays.

Le Burkina Faso veut labelliser son pagne national

Des tenues hommes en Faso Danfani, à Ouagadougou, Burkina, le 23 avril 2019. (VOA/Lamine Traoré)

Le Burkina Faso veut labelliser son pagne national, le Faso Danfani, tissé avec des fils de coton, l’une des richesses agricoles du pays. C'est un grand pas dans la protection de ce pagne emblématique du Burkina Faso.

Face à la contrefaçon et au risque d’appropriation de ce pagne par d’autres pays, les autorités burkinabè ont décidé de protéger des centaines de motifs du pagne popularisé par le leader de la révolution burkinabè Thomas Sankara.

Le Burkina Faso veut labelliser son pagne national
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Suite à la rumeur selon laquelle une société asiatique aurait acquis les droits de reproduction du Faso Danfani, le CNPI, le Centre national de la propriété industrielle, a du s'exprimer :

"Nous pouvons rassurer les populations que le Faso Danfani n’a pas fait l’objet d’appropriation", souligne Mahamadi Tassembedo, directeur-général du CNPI.

"Le ministère a un processus de labélisation qui suit son cours et qui va se parachever non seulement par la protection du Faso Danfani mais également la protection des motifs du Faso Danfani tant au niveau de l’espace de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI) que dans d’autres pays où il y a le risque de copie, d’imitation ou reproduction de ces motifs de Faso Danfani en tissus industriels".

Moustapha Tiendrebeogo, à Ouagadougou, Burkina, le 23 avril 2019. (VOA/Lamine Traoré)
Moustapha Tiendrebeogo, à Ouagadougou, Burkina, le 23 avril 2019. (VOA/Lamine Traoré)

Sur le marché, du Faso Danfani contrefait est en vente. Moustapha Tiendrebeogo, vendeur de Faso Danfani, explique que "le Faso Danfani se distingue de ces pagnes venus de l’extérieur par le tissage".

"Ceux-là importés, c’est du tissu et le Faso Danfani c’est du fil. C’est un travail à la main et un travail à la machine, ce n’est pas la même chose. De loin on ne peut pas se rendre compte que ces tissus ne sont pas du Faso Danfani, c’est à l’approche qu’on se rend compte. C’est donc trompeur".

Le ministère en charge de l’Artisanat offre régulièrement du matériel aux nombreuses associations de tisseuses.

Célestin Zoungrana, à Ouagadougou, Burkina, le 23 avril 2019. (VOA/Lamine Traoré)
Célestin Zoungrana, à Ouagadougou, Burkina, le 23 avril 2019. (VOA/Lamine Traoré)

Célestin Zoungrana, directeur de la coordination et de la promotion à la direction générale au ministère en charge de l’Artisanat, souligne que le gouvernement souhaite "doter les associations du Burkina pour leur permettre de transformer notre coton, d'avoir des ressources financières pour s’occuper de leurs familles et de créer de l’emploi également".

"Le pagne tissé c’est le coton burkinabè, ce sont des artisans du Burkina Faso... Même les métiers à tisser sont faits par nos artisans, nos soudeurs. Tout cela, ça contribue à faire vivre la chaîne des valeurs dans le domaine du tissage. Depuis le paysan jusqu’au consommateur final, c’est la culture burkinabè qui est mise en exergue".

Germaine Compaoré est présidente d’une association de tisseuses de plus de 500 membres depuis une dizaine d’années. Selon elle, les tisseuses vivent de leur travail et la labellisation de ce pagne viendra soulager ces femmes : "Beaucoup de nos membres, c’est avec le travail qu’elles font, qu’elles arrivent à payer la scolarité de leurs enfants. Les femmes jouent un grand rôle dans les ménages. Acheter un Faso Danfani, c’est accompagner une famille quelque part."

Pour elle, la labellisation est "un grand pas" qui va "sauvegarder notre patrimoine, le Faso Danfani".

Le gouvernement dit essayer de stimuler le port du Faso Danfani. En 2017, un arrêté du Premier ministre encourageait les fonctionnaires à porter le Faso Danfani.

Le processus de labellisation de ce pagne sera parachevé d’ici fin mai avec le dévoilement du logo du Label Faso Danfani le 30 avril prochain, selon le gouvernement burkinabè.

Le Malawi lance une campagne de test d'un vaccin anti-paludisme

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Issad Rebrab, 6ème fortune africaine, en détention provisoire

Issad Rebrab, président et propriétaire de Cevital à Abidjan le 8 juin 2012.

L'offensive judiciaire lancée en Algérie contre de puissants patrons depuis la chute du président Abdelaziz Bouteflika a fait une nouvelle victime: Issad Rebrab, PDG du principal groupe privé et première fortune du pays, a été placé en détention provisoire.

Le parquet a délivré un mandat de dépôt contre M. Rebrab, 74 ans, qui avait été arrêté lundi, a indiqué l'agence de presse officielle Algérie Presse Service (APS).

L'homme d'affaires est le fondateur de Cevital, un conglomérat affirmant employer 18.000 salariés sur trois continents, dans l'agroalimentaire, le BTP, la sidérurgie, la distribution, l'électronique et l'électroménager. Le magazine Forbes estime sa fortune à 3,8 milliards de dollars, la 1ere d'Algérie et la 6e d'Afrique.

Il est "soupçonné de fausses déclarations relatives à des mouvement de capitaux de et vers l'étranger, de surfacturation d'équipements importés et d'importation de matériel usagé malgré l'octroi d'avantages bancaires, fiscaux et douaniers" octroyés au matériel neuf, selon APS.

Depuis la démission le 2 avril du président Abdelaziz Bouteflika, sous la pression d'un important mouvement de contestation populaire, la justice a ouvert des enquêtes contre plusieurs hommes d'affaires liés à l'ancien clan présidentiel.

M. Rebrab avait fondé Cevital en 1998, un an avant l'arrivée au pouvoir d'Abdelaziz Bouteflika, sur les bases d'une entreprise sidérurgique, Metal Sider, créée dix ans plus tôt, quand l'économie de l'Algérie était encore profondément étatique.

- Relations tendues -

Si ses activités ont prospéré sous la présidence Bouteflika (1999-2019), il entretenait cependant des relations tendues avec le clan présidentiel. Il était en conflit ouvert depuis 2015 avec les autorités, les accusant de bloquer ses investissements en Algérie.

Le ministre de l'Industrie de l'époque Abdeslam Bouchouareb l'avait accusé d'importer et de surfacturer du matériel d'occasion.

En 2016, l'enquête journalistique des "Panama Papers" avait affirmé que M. Rebrab possédait un compte offshore depuis le début des années 1990 - ce qui était strictement interdit par la loi algérienne. L'intéressé avait démenti.

Lundi, le PDG de Cevital avait, dans un tweet, nié avoir été arrêté, assurant s'être présenté à la gendarmerie dans le cadre d'une enquête sur le blocage, depuis près d'un an au port d'Alger par les autorités douanières, d'équipements industriels de son entreprise.

Cevital n'a pas réagi dans l'immédiat à l'incarcération de son patron.

Le site internet du quotidien algérien Liberté, propriété de Cevital, reste muet mardi sur le placement en détention de M. rebrab, mais a qualifié son défèrement de "scénario écrit d'avance" dont "l'objectif reste jusqu'ici ambigu et inexpliqué".

Cevital a notamment racheté en France le groupe électroménager Brandt (marques Brandt, De Dietrich, Sauter et Vedette) et le fabricant de portes et fenêtres Oxxo. Il y a également un projet de création d'usine de traitement de l'eau dans les Ardennes (nord-est).

En Italie, il a racheté en 2015 les aciéries de Piombino (ex-Lucchini) avant d'être contraint par le gouvernement italien, qui l'accusait de n'avoir pas honoré ses engagements, de les céder en 2018 à l'Indien JSW Steel.

- Accélérer les enquêtes -

L'Algérie est depuis le 22 février le théâtre d'une contestation inédite qui a contraint Abdelaziz Bouteflika à quitter le pouvoir. Mais les protestataires réclament toujours le départ de l'ensemble de la "mafia" au pouvoir, dénonçant un "système" basé sur la corruption ayant profité à des hommes d'affaires proches du clan présidentiel.

Mardi, une nouvelle manifestation d'étudiants a eu lieu au centre d'Alger, certains portant des casques de chantier et une banderole avec le slogan "Bâtissons une Algérie nouvelle".

Quatre frères de la puissante famille Kouninef, propriétaire de l'important groupe KouGC spécialisé notamment dans le génie civil, l'hydraulique et le BTP, ont également été arrêtés dimanche, selon les médias d'Etat.

La famille est réputée proche de Saïd Bouteflika, frère et puissant conseiller de l'ex-président.

Selon APS, les frères Kouninef sont soupçonnés de "non respect des engagements contractuels dans la réalisation de projets publics, trafic d'influence avec des fonctionnaires publics pour l'obtention de privilèges et détournement de fonciers et de concessions".

Une source judiciaire a indiqué à l'AFP qu'ils n'avaient pas encore été déférés mardi devant le parquet.

Début avril, l'ex-patron des patrons algériens, Ali Haddad, propriétaire notamment du 1er groupe de BTP d'Algérie et proche de M. Bouteflika, a été écroué après son arrestation nocturne à un poste frontière avec la Tunisie en possession de devises non déclarées.

Le 16 avril, le chef d'état-major de l'armée, le général Gaïd Salah, de facto l'homme fort de l'Algérie depuis qu'il a contribué à pousser M. Bouteflika à la démission, a appelé la justice à accélérer "la cadence de traitement" des enquêtes visant des personnalités "ayant bénéficié indûment de crédits (...) causant un préjudice au Trésor public et dilapidant l'argent du peuple".

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