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RDC : le jugement en flagrance de l’opposant Diongo renvoyé au 23 mai


L'opposant Franck Diongo, au centre, 20 juin 2006.

Le député de l’opposition Franck Diongo n’a pas pu être jugé mardi à Kinshasa comme annoncé la veille après son arrestation. Des blessures graves causées par les sévices subis au cours de son arrestation n’ont pas permis qu’il comparaisse, ont indiqué ses avocats.

Le juge a accepté de renvoyer l’audience au 23 mai sur base de déposition des avocats qui ont fait prévaloir l’incapacité de leur client de comparaitre suite à "des sévices graves" subis en détention.

"Franc Diongo n’est pas en état d’être jugé… Il a un T-shirt maculé de sang. Il a du sang sur toute la figure et il en vomissait. Donc, il est impossible qu’il soit jugé dans ces conditions-là", a expliqué Me Jean Joseph Mukendi.

Sa comparution dépendra de l’avis du médecin, a-t-il précisé.

Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, avait confirmé l’arrestation de l’opposant la veille à l’AFP pour "séquestration d’agent de services sécurité". Selon lui, l'opposant devait jugé mardi en procédure de flagrance.

Les proches de M. Diongo ont, eux, rapporté que des membres de la garde présidentielle en civile, avaient été appréhendés dans sa parcelle après s’être infiltrés parmi de jeunes partisans venus supporter l’opposant. Celui-ci attendait les présenter au parquet mais la garde présentielle est venu l’arrêter avant que cela ne soit fait, d’après ses proches.

M. Diongo avait refusé de participer au dialogue en cours avec le pouvoir et menacé de s’en prendre à sa famille politique pour trahison de la volonté du peuple.

Il était jusqu’à lundi soir le seul opposant à avoir appelé à des manifestations pour exiger le départ du pouvoir du président Joseph Kabila.

Les défenseurs des droits qui dénoncent le mauvais traitement qu’il a subi, estiment que son arrestation est plutôt liée à ses déclarations.

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