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Quarante-deux opposants arrêtés depuis décembre au Burundi

Le Parlement burundais lors de la cérémonie de Pierre Nkurunziza à Bujumbura, Burundi, le 20 août 2015.

Un groupe parlementaire d'opposition burundais a dénoncé jeudi l'arrestation ces dernières semaines de plus de 40 de ses militants, auxquels le gouvernement reproche de militer avant l'ouverture officielle de la campagne du référendum constitutionnel prévu en mai.

Avec ce référendum, les Burundais doivent approuver ou rejeter un projet de révision de la Constitution qui permettrait au président Pierre Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005, de briguer à partir de 2020 deux mandats de sept ans.

Ce référendum était initialement prévu en février, mais il a été reporté "pour des raisons techniques" par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), qui le prévoit maintenant en mai.

Le gouvernement a lancé le 12 décembre une "campagne d'explication" autour de la réforme constitutionnelle. Mais la campagne officielle ne commencera que deux semaines avant le référendum, et personne n'est donc encore autorisé à défendre ouvertement le oui ou le non.

>> Lire aussi : Burundi : une ONG dénonce une "recrudescence" des arrestations et disparitions d'opposants

Mais depuis le 12 décembre, 42 militants du mouvement Amizero y'Abarundi "ont été arrêtés arbitrairement et emprisonnés sous l'accusation de faire campagne pour le non", a expliqué à l'AFP son président, le député Pierre-Célestin Ndikumana.

"La plupart de ces militants ont été arrêtés uniquement parce qu'ils sont membres de notre parti, sur simple soupçon", a-t-il ajouté.

Amizero y'Abarundi ("Espoir des Burundais") regroupait au départ les ailes historiques des ex-rebelles hutu des Forces nationales de libération (FNL), dirigées par Agathon Rwasa, et de l'ancien parti unique Uprona de Charles Nditije.

Il n'est plus composé aujourd'hui que de 25 députés FNL. M. Rwasa, qui s'était opposé à la candidature de M. Nkurunziza à un troisième mandat en avril 2015, à l'origine de l'actuelle crise politique, avait ensuite décidé de "jouer le jeu" du pouvoir pour tenter de débloquer la situation.

Il avait ainsi été élu vice-président de l'Assemblée nationale en juillet 2015, peu après la réélection de M. Nkurunziza. L'Uprona avait refusé de siéger à l'Assemblée.

M. Ndikumana a dénoncé "un deux poids-deux mesures flagrant" car dans le même temps, selon lui, les ministres et responsables du parti au pouvoir (CNDD-FDD) n'ont aucune hésitation à faire campagne pour le oui.

"Si un membre du gouvernement a fait campagne pour le oui, c'est une erreur qui va être corrigée", a affirmé à l'AFP Gaston Sindimwo, le premier vice-président burundais.

Mais "les opposants qui font campagne pour le non doivent être arrêtés car pour nous, ce sont des rebelles aux instructions du chef de l'État", a-t-il ajouté.

Fervent défenseur de l'actuelle Constitution, M. Rwasa s'oppose ouvertement au pouvoir en place. Il a ainsi dénoncé "une révision de la Constitution qui viole la Constitution".

"Le niveau d'intolérance, de privation et de violation des droits civils et des libertés politiques a atteint son paroxysme", a ainsi dénoncé dans un communiqué Amizero, qui a également déploré" la recrudescence de la violence verbale" à l'encontre de ses membres et de M. Rwasa.

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Combats entre des rebelles du Soudan du sud et des forces gouvernementales

Les combats au Soudan du Sud sont les premiers depuis la signature de l'accord de paix en septembre dernier.

Des combats ont éclaté mardi non loin de la capitale du Soudan du Sud entre les forces gouvernementales et des rebelles qui ont refusé l'accord de paix signé il y a quelques mois, a annoncé le groupe rebelle.

Les mesures de sécurité ont été renforcées à Juba, la capitale, selon le correspondant de l'AFP, au moment où les combats ont commencé à 100 kilomètres de là, à Lobonok. Ces combats sont les premiers depuis la signature de l'accord de paix en septembre dernier.

Le Front national du salut (NAS), lancé par l'ancien général Thomas Cirillo Swaka en 2017 qui voulait renverser le régime du président Salva Kiir, a annoncé qu'il avait subi une attaque mardi matin.

Le NAS a précisé dans un communiqué avoir tué huit "soldats ennemis", information qui n'a pu être confirmée de source indépendante.

"Le commandement du NAS à Lobonok s'attend à plus d'attaques," selon le communiqué.

Lobonok se trouve près de la ville natale de l'ex-général Cirillo et a longtemps été un bastion des rebelles. Les derniers combats dans cette zone remontent à juin 2018.

"Depuis ce matin, nous n'arrivons pas à contacter nos commandants sur le terrain [à Lobonok] et nous n'avons pas d'informations fraîches de là-bas," a déclaré à l'AFP Lul Ruai Koang, porte-parole militaire sud-soudanais.

Cependant, des soldats ont été déployés à Juba, effectuant plus de contrôles de sécurité que d'habitude, selon le correspondant de l'AFP.

Le Soudan du Sud a sombré dans la guerre civile en décembre 2013 lorsque M. Kiir, un Dinka, a accusé M. Machar, son ancien vice-président et membre de l'ethnie nuer, de fomenter un coup d'État.

Le conflit, marqué par des atrocités et le recours au viol comme arme de guerre, a fait plus de 380.000 morts selon une étude récente, et poussé plus de quatre millions de Sud-Soudanais, soit près d'un tiers de la population, à quitter leurs foyers.

L'accord de paix a entraîné une forte décrue des combats, même s'ils n'ont pas complètement cessé. Cet accord prévoyait la formation d'un gouvernement transitoire d'union nationale au plus tard le 12 mai.

Avec AFP

Gambie: l'ex-président Jammeh accusé d'avoir fait tuer des dizaines de migrants ghanéens

L'ancien président de la Gambie, Yahya Jammeh, le 27 septembre 2009.

Une trentaine de migrants originaires du Ghana ont été exécutés sommairement par une unité paramilitaire sur ordre de l'ex-président gambien Yahya Jammeh, ont accusé mardi deux anciens membre de la garde présidentielle, reconnaissant avoir participé au massacre.

Le témoignagne ressort d'une audition publique devant la Commission vérité et réconciliation (TRRC)

Les meurtres, qui remontent à juillet 2005, visaient 30 Ghanéens faisant partie d'un groupe de migrants clandestins --44 Ghanéens et plusieurs Nigérians, Sénégalais et Togolais-- arrêtés sur une plage de Gambie alors qu'ils tentaient de se rendre en Europe.

"Yahya Jammeh a ordonné l'exécution de ces ressortissants étrangers", présentés comme des "mercenaires", a déclaré devant la TRRC Omar Jallow, ex-membre des "junglers", une unité officieuse de soldats choisis au sein de la garde nationale.

Selon son récit, qui confirme une enquête des ONG Human Rights Watch (HRW) et TRIAL, ces 30 Ghanéens ont été emmenés dans le village du président, Kanilai, avant d'être exécutés de l'autre côté de la frontière sénégalaise.

Les autres migrants ont également été tués, à l'exception d'un unique survivant ghanéen, Martin Kyere, qui avait réussi à sauter du véhicule en marche. Yahya Jammeh, en exil en Guinée Equatoriale, a toujours démenti être impliqué dans ces assassinats.

Un autre militaire, Malick Jatta a également avoué mardi avoir tué l'un des migrants ghanéens, mais assuré avoir épargné un fuyard, dans une probable référence à Martin Kyere.

Omar Jallow a expliqué que leur commandant, le lieutenant Solo Bojang, "nous a dit que l'ordre de l'ancien chef de l'Etat (Yahya Jammeh) était de les fusiller". "On les a conduits un par un jusqu'au lieu d'exécution et Sanna Manjang et Malick Jatta leur ont tiré dessus et les ont jetés dans un puits".

Sanna Manjang, déserteur de l'armée en fuite, a été accusé lundi par Malick Jatta d'avoir participé, sur ordre de Yahya Jammeh, à l'assassinat en 2004 du journaliste Deyda Hydara, cofondateur du journal privé The Point et correspondant de l'AFP. M. Jatta a reconnu avoir participé à cet assassinat.

"La question maintenant est de savoir si Jammeh devra rendre des comptes", a réagi le conseiller juridique de Human Rights Watch Reed Brody.

- Demi-frère du président -

Omar Jallow a aussi expliqué que l'un des migrants lui avait donné "100 dollars pour qu'il puisse faire ses prières" mais qu'il avait été immédiatement abattu par Sanna Manjang. "J'ai gardé les 100 dollars".

L'ancien membre des "junglers" a ajouté avoir participé à l'exécution d'un demi-frère du président, Haruna Jammeh, peu après son interpellation en 2005 par la redoutée Agence nationale du renseignement (NIA).

Le demi-frère du président a été conduit dans une forêt proche de Kanilai, où "Sanna Manjang l'a tué d'un coup sur la nuque", a dit Omar Jallow.

Arrivé au pouvoir par un putsch sans effusion de sang en juillet 1994 dans ce petit pays anglophone d'Afrique de l'Ouest, Yahya Jammeh s'était fait élire en 1996 puis réélire sans interruption jusqu'à sa défaite en décembre 2016 face à l'opposant Adama Barrow.

Les défenseurs des droits de l'Homme accusent son régime de tortures systématiques d'opposants et de journalistes, d'exécutions extra-judiciaires, de détentions arbitraires et de disparitions forcées pendant ses 22 ans de pouvoir.

Après six semaines d'une crise à rebondissements, il a finalement dû quitter son pays en janvier 2017 à la suite d'une intervention militaire et diplomatique régionale.

Interrogé début 2018 sur une éventuelle demande d'extradition de Yahya Jammeh, Adama Barrow a répondu qu'il attendrait la fin des travaux de la TRRC pour se prononcer.

Avec AFP

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