Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Niger

Recrudescence inquiétante des enlèvements dans la région de Diffa

Le maire Abari Elh Daouda de Kabalewa (Photo de courtoisie))

Plus de 200 cas ont été recensés depuis le début de l'année. La semaine dernière, c'est un élu local et son épouse ont été enlevés. Pour les libérer leurs ravisseurs exigeraient une rançon de 100 millions de franc CFA.

Selon des responsables de la société régionale de Diffa, c'est le maire de Kabelewa, Abari Elh Daouda, qui a annoncé, à travers un appel téléphonique à ses parents, la rançon demandée par ses ravisseurs afin de le libérer lui et son épouse enlevés dans la nuit du 19 au 20 octobre dernier.

Des enlèvements de plus en plus fréquents dans la région de Diffa
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:24 0:00


"La demande de rançon n'est pas officielle, mais des sources au niveau de Kabalewa évoquent un montant de 100 millions de franc CFA'', commente Mara Mamadou de l'association Alternatives Espaces Citoyens. Il ajoute, par ailleurs, que l'élu se ''porte bien, il est en vie."

L'identité des ravisseurs n'est toujours pas connue. Toujours est-il qu'ils sont repartis en direction d'une zone où ''Boko Haram règne en maître", confie M. Mamadou.

Il s'agit du sud-est de la commune de Kabalewa, pas très loin du village de Ngalewa ou, en 2017, une quarantaine de filles ont été enlevées.

Des enlèvements qui sont devenus récurrents, avec cependant ces derniers mois un changement de tactique. Jusqu'en 2018 les cibles étaient des gens ''têtues ou qui dénoncent leurs pratiques''.

Ensuite, ils enlevaient des fortunés ou des personnes supposées avoir des parents riches pour payer une rançon¸ Aujourd'hui, ils s'en prennent ''au symbole de l'Etat'' en enlevant des élus ou des responsables des services publics, selon l'activiste.

Des statistiques onusiennes font état de plus de 230 enlèvements dans la région de Diffa depuis le début de l'année. Les défenseurs des droits humains condamnent l'attitude silencieuse des autorités nigériennes sur cette situation.

Toutes les actualités

"Plus de 60 morts" dans l'attaque d'un camp militaire mardi au Niger (source sécuritaire)

Le président nigérien Issoufou Mahamadou devant des militaires a la place d'armes de la zone de défense n°5 de Diffa, le 9 novembre 2019. (Crédit : Présidence de la république du Niger)

L'attaque mardi d'un camp de l'armée nigérienne à Inates, dans l'ouest du pays, proche du Mali, a fait plus de 60 morts, a annoncé mercredi une source sécuritaire nigérienne.

"L'attaque a fait plus de 60 morts. Les terroristes ont pilonné le camp à l’aide d'obus et de mortiers. Les explosions des munitions et de carburant sont surtout à l'origine de ce bilan très lourd", a indiqué à l'AFP cette source.

Ce bilan est le plus lourd subi par l'armée nigérienne depuis le début des attaques djihadistes dans le pays, en 2015.

"Le président de la République, chef suprême des armées, Issoufou Mahamadou, a interrompu sa participation à la Conférence sur la paix durable, la sécurité et le développement en Afrique qui se tient en Égypte, pour rentrer à Niamey suite au drame survenu à #Inates", a indiqué la présidence sur twitter.

Mardi, le conseil des ministres avait prorogé pour une période de trois mois l'état d'urgence décrété depuis 2017 dans plusieurs départements pour lutter contre les attaques djihadistes.

Cette mesure accorde des pouvoirs supplémentaires aux forces de sécurité sur les théâtres des opérations, dont celui d'ordonner des perquisitions de nuit comme de jour dans un domicile. En outre, elle limite les déplacements dans les espaces concernés.

Le nord de la région de Tahoua et la région voisine de Tillabéri sont la cible d'attaques de plus en plus fréquentes, menées par des djihadistes venus du Mali proche.

Depuis octobre, il est formellement interdit aux organisations humanitaires de se rendre dans certaines zones sans escorte militaire.

Les djihadistes multiplient les actions meurtrières au Sahel, en particulier au Mali, au Niger et au Burkina, en dépit de la présence des militaires français de la force antiterroriste Barkhane.

Analyse: Une nouvelle attaque djihadiste contre l'armée fait 60 morts

Analyse: Une nouvelle attaque djihadiste contre l'armée fait 60 morts
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:52 0:00

Une position de l’armée attaquée par des hommes armés

Une position de l’armée attaquée par des hommes armés
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:00:57 0:00

Washington livre des équipements et véhicules militaires

Washington livre des équipements et véhicules militaires
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:17 0:00

Nouvelle attaque contre l'armée dans l'ouest

Un soldat nigérien à l'extérieur de la ville de Diffa, dans le sud-est du Niger, le 18 juin 2016.(Archives)

Des hommes armés ont attaqué mardi une position de l'armée nigérienne dans la zone d'Inates (ouest), près de la frontière du Mali, a indiqué à l'AFP une source sécuritaire.

"C'est une position de notre armée dans la zone d'Inates qui a été attaquée. Les assaillants venus par dizaines, et par petits groupes à motos, ont attaqué le camp qu'ils ont encerclé aux environs de 19H25 locales (18H25 GMT)", a expliqué cette source à l'AFP.

Elle n'a pas pu fournir de bilan dans l'immédiat.

"L'attaque a été repoussée et la situation est actuellement sous contrôle. Des renforts ont été envoyés sur place", a-t-elle cependant assuré.

Le 1er juillet 2019, 18 soldats nigériens ont été tués et 4 portés disparus lors de l'attaque de ce même poste militaire avancé d'Inates, revendiquée par le groupe Etat islamique.

Auparavant, c'est dans cette même zone d'Inates que 18 combattants de l'organisation Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS) avaient été tués lors d'une opération conjointe des forces armées nigériennes, françaises et américaines menée du 8 au 18 juin.

Le 14 mai, une embuscade de l'EIGS avait coûté la vie à 28 soldats nigériens dans une zone voisine.

En octobre 2017, l'EIGS avait revendiqué une attaque dans laquelle quatre soldats américains et cinq militaires nigériens avaient péri dans la zone de Tongo Tongo, située dans la région de Tillabéri (ouest), à une vingtaine de kilomètres de la frontière avec le Mali.

L'attaque de ce mardi est la deuxième en deux jours contre des positions de l'armée nigérienne.

Lundi, trois militaires nigériens et quatorze "terroristes" ont été tués dans une attaque contre un camp de l'armée dans la région de Tahoua (ouest) voisine de Tillabéri et proche du Mali, a indiqué mardi soir le ministère nigérien de la Défense.

Pays très pauvre, le Niger - comme ses voisins sahéliens, le Mali et le Burkina Faso - fait face à des attaques récurrentes des groupes jihadistes dans l'Ouest. Le Niger est aussi confronté aux raids du groupe islamiste nigérian Boko Haram dans le Sud-Est.

Avec AFP

Voir plus

XS
SM
MD
LG