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Visite-éclair de Jean-Pierre Lacroix secrétaire général adjoint de l'ONU à Beni en RDC

Le secrétaire général adjoint de l'ONU, Jean-Pierre Lacroix, arrive à Beni, au Nord-Kivu, en RDC, le 30 novembre 2019.

Deux personnes ont été lynchées samedi à Beni, dans l'est de la République démocratique du Congo, par la foule qui les accusait d'être des membres d'un groupe armé accusé d'avoir tué plus de 100 civils en un mois.

Dans ce contexte explosif, le secrétaire général adjoint des Nations unies, Jean-Pierre Lacroix, a passé quelques dizaines de minutes samedi à Beni, où des émeutes ont visé les Casques bleus, accusés de ne rien faire face aux massacres.

Un homme et une femme ont été tués samedi par plusieurs dizaines de personnes alors qu'ils voulaient prendre un taxi en centre-ville, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'armée congolaise a tiré pour éviter un autre lynchage, selon la même source.


"Ils n'avaient pas de cartes d'identité et en fouillant dans leurs baggages, nous avons trouvé des munitions, des tenues militaires et des chargeurs", a déclaré à l'AFP un témoin, Fabrice Muhindo, qui se présente comme responsable du parking où a eu lieu le lynchage.

"Ce sont des ADF qui tentaient de se rendre à une opération contre la population. Nous les avons neutralisés".

Groupe armé d'origine ougandaise, les Forces démocratiques alliés (ADF) sont accusées d'avoir tué dans la région de Beni plus de 100 personnes depuis le 5 novembre, et plus de 1.000 depuis 2014.

Au moins 14 personnes ont été tuées vendredi dans une nouvelle attaque en zone rurale au nord de Beni, a indiqué à l'AFP Janvier Kasahirio, membre de la société civile. Mais aucune source militaire ou onusienne n'a confirmé ces chiffres.

- "Il ne faut pas se tromper d'ennemis" -

"Le message est qu'il ne faut pas se tromper d'ennemis", a déclaré M. Lacroix, en visitant une base de l'ONU saccagée lundi à Beni par des émeutiers qui demandent le départ des Casques bleus.

"Nous, nous sommes du côté du peuple de cette région, du peuple congolais, a-t-il ajouté. "L'ennemi c'est ceux qui attaquent et tuent la population".

Il a aussi visé les agresseurs de "ceux qui aident les habitants de cette région à lutter contre Ebola".

Après Beni, le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU s'est rendu à Biakato, où trois agents de la riposte anti-Ebola ont été tués dans une attaque armée dans la nuit de jeudi à mercredi.

L'épidémie d'Ebola a tué 2.201 personnes en RDC depuis août 2018.

"Il faut des enquêtes sur tout ce qui s'est passé. Il ne faut pas qu'il y ait l'impunité", a déclaré M. Lacroix.

- "Tirer les leçons de ce qui s'est passé" -

"Nous allons tirer les leçons de ce qui s'est passé et renforcer notre partenariat" avec les autorités congolaises, a-t-il ajouté.

Il a très brièvement rencontré sur place le chef d'état-major de l'armée congolaise et une délégation du mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha).

Le mandat des Nations unies en RDC doit être renouvelé d'ici à fin décembre par le Conseil de sécurité.

"Une coopération plus étroite entre les FARDC (l'armée congolaise) et la Monusco (mission de l'ONU en RDC) est nécessaire pour renforcer les mesures de protections des civils", avait déclaré vendredi un porte-parole de l'Union européenne.

Les autorités congolaises ont annoncé lundi des opérations militaires "conjointes" avec les Casques bleus pour rétablir la sécurité à Beni.

L'armée congolaise avait lancé le 30 octobre des opérations militaires unilatérales contre les bases ADF autour de Beni.

Un porte-parole de l'armée congolaise a affirmé samedi à l'AFP qu'un important commandant des ADF avait été tué dans des combats vendredi. Il s'appelle Mohamed Mukubwa, selon la presse congolaise.

Les tueries de civils constituent des représailles des ADF aux opérations militaires en cours, selon les experts.

Les ADF sont historiquement des rebelles ougandais musulmans hostiles au régime du présiden Yoweri Museveni.

Ils se sont repliés dans l'est du Congo au milieu des années 90.

Ils ne lancent plus d'opérations contre la frontière ougandaise voisine. En début d'année, le groupe Etat islamique a revendiqué quelques-unes de leurs attaques dans la région de Beni, sans fournir aucune preuve.

Le nombre de combattants ADF est estimé à quelques centaines. Il ne s'agit pas d'"un groupe militaire qui est clairement identifiable", a déclaré mercredi le porte-parole de la Monusco.

Le mode opératoire des tueries est le même: à l'arme blanche, en pleine nuit, dans des zones souvent reculées, en décapitant ou en fracassant le crâne d'hommes, de femmes et d'enfants.

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L'Ouganda et le Rwanda s'accordent sur des mesures visant à normaliser leurs relations

(De g. à d.) Les présidents Paul Kagame (Rwanda), Yoweri Museveni (Ouganda), João Lourenço (Angola) et Félix Tshisekedi (RDC) à Katuna, à la frontière rwando-ougandaise,le 21 févirier 2020. (Twitter/Y. Museveni)

Le président rwandais Paul Kagame et son homologue ougandais Yoweri Museveni ont convenu vendredi d'une feuille de route qui permettra de normaliser les relations entre leurs pays.

De source officielle, l’Ouganda s'engage à vérifier les allégations faites par le Rwanda, selon lesquelles des forces hostiles à Kigali sont basées en territoire ougandais.

C’est la principale conclusion de la rencontre entre les deux chefs d’Etat en présence de leurs homologues Félix Tshisekedi de la République démocratique du Congo et João Lourenço de l'Angola, qui font office de médiateurs dans la crise qui les divise.

Les quatre chefs d'Etat se sont rencontrés à Gatuna, une localité située à la frontière Rwanda-Ouganda.

« Si [ces allégations] sont avérées, le gouvernement ougandais est prié de prendre toutes les mesures pour y mettre fin, ainsi que des mesures préventives pour que cela ne se répète pas », indique le communiqué final.

Une fois cette recommandation remplie et communiquée aux chefs d’Etat, les facilitateurs conviendront de la tenue d’un « sommet quadripartite dans les 15 jours », précise le texte.

Le désaccord entre le Rwanda et l’Ouganda remonte à l’an dernier. Récemment, les deux pays ont échangé des prisonniers, mais leurs frontières restent fermées.

Enième rencontre Kagame-Museveni pour tenter l'apaisement

Les présidents Paul Kagame (à g.) du Rwanda et Kaguta Yoweri Museveni de l'Ouganda à Entebe, Ouganda, 25 mars 2018. ( Michele Sibiloni / AFP)

Le président Paul Kagame du Rwanda et son homologue Yuweri Museveni de l’Ouganda devraient se rencontrer jeudi pour tenter de résoudre le conflit qui les oppose depuis quelque temps, a-t-on appris de source officielle.

C’est à Katuna, une localité située entre les deux pays, que les deux chefs d'Etat vont essayer d’enterrer la hache de guerre.

La rencontre, quatrième du genre, se tiendra sous la médiation de leur homologue congolais Félix Tshisekedi et de l'Angolais Joao Lourenço, précise une source à la présidence congolaise.

Signe avant-coureur que cette fois les choses pourraient progresser : les deux pays ont procédé à un échange de prisonniers avant la rencontre.

La tension entre les deux voisins s’est attisée l’année dernière. Kigali et Kampla s’accusaient mutuellement d’espionnage et de soutenir des rebelles. Les choses se sont calmées suite à la signature d'un accord de paix le 21 août à Luanda, la capitale angolaise.

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