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La RDC annonce des opérations militaires "conjointes" avec l'ONU à Beni

Le président Félix Tshisekedi à sa descente d'avion à Beni, Nord-Kivu, le 16 avril 2019. (Facebook/Fatshi News)

La présidence de la République démocratique du Congo a annoncé lundi des "opérations conjointes entre l'armée nationale et la Monusco (Mission des Nations unies au Congo)" à Beni, dans l'est du pays, "afin d'assurer la paix et la sécurité à la population civile".

La présidence a également annoncé dans un communiqué "l'installation d'un quartier général avancé des forces armées à Beni", à l'issue d'une réunion urgente d'un "conseil de sécurité" à Kinshasa présidé par le chef de l'Etat Félix Tshiskedi, en présence de la cheffe de la Monusco, Mme Leila Zerrougi.

Aucune date n'a été précisée pour le lancement de ces opérations conjointes annoncées après un nouveau massacre de huit civils à Beni dans la nuit de dimanche à lundi.

La mission onusienne "va renforcer la coopération avec ses partenaires et travailler étroitement avec les autorités pour trouver conjointement des solutions en faveur de la population de Beni", a-t-elle indiqué dans un communiqué après l'annonce de la présidence.

La nouvelle tuerie attribuée au groupe armé ADF (Forces de défense alliées) a provoqué la colère des habitants de Beni, qui dénoncent l'"indifférence des autorités de Kinshasa et "l'inaction" des Casques bleus présents sur place.

Un bureau de l'ONU a été saccagé et partiellement incendié lundi à Beni par les manifestants, qui ont aussi mis le feu à la mairie de la ville.

Au total 77 civils ont été tués depuis le 5 novembre à Beni et ses environs, dans le Nord-Kivu, selon un comptage du Groupe d'étude du Congo (GEC) de l'Université de New York.

Il s'agit, selon les experts, de représailles des ADF après les opérations militaires annoncées contre leurs bases le 30 octobre par l'armée congolaise.

L'armée congolaise a annoncé son offensive sans la Monusco, qui dispose d'une force de quelque 16.000 hommes en RDC et d'une force d'intervention rapide à Beni.

Le mandat de la Monusco doit être renouvelé au Conseil de sécurité des Nations unies d'ici à la fin de l'année. C'est l'une des missions onusiennes les plus onéreuses au monde, avec un budget d'environ un milliard d'euros.

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Modeste Bahati Lukwebo élu président du Sénat de la RDC

Modeste Bahati Lukwebo, leader de l'AFDC-A (Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés), Kinshasa, 5 décembre 2018. (Facebook/Bahati Lukwebo).

Modeste Bahati Lukwebo, leader de la deuxième plateforme majoritaire au parlement, l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC) a été élu mardi président de la chambre haute de la RDC. C'est lui qui a fait basculer la majorité en faveur du président Félix Tshisekedi.

Une victoire sans surprise car M. Bahati, 65 ans, était le candidat unique au poste du chef du Sénat congolais.

Sur les 98 sénateurs présents, 89 ont voté en sa faveur.

Nommé "informateur" après les consultations au terme desquelles le président Félix Tshisekedi a proclamé la rupture de l’alliance de gouvernement conclue avec le Front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président Joseph Kabila, M. Bahati est parvenu à se positionner comme un incontournable dans la classe politique congolaise.

Comme informateur, sa tâche était d’identifier la nouvelle majorité. Ce qu’il a fait en permettant à l’Union sacrée, chère au chef de l'État, d'asseoir son emprise sur l'échiquier politique national.

Ancien du FCC, M. Bahati était en fait l’un de tous premiers transfuges à changer de bord.

Son départ avait déclenché l’avalanche d’autres traversées des Kabilistes qui jusque là avaient fait voeu de fidélité à l'ex-président.

Des indiscrétions du FCC affirment que M. Bahati avait demandé à M. Kabila le fauteuil du Premier ministre et s'était aussi proposé comme candidat à M. Kabila à la succession de M. Kabilia lors de la présidentielle de décembre 2018. En vain.

Frustré, M. Bahati, ancien syndicaliste et membre de la société civile, a bataillé dur et s’est fait allié au président Tshisekedi.

Cette alliance a même donné des ailes au président Tshisekedi qui, n’ayant pas la majorité, y a vu une opportunité de faire basculer le poids au parlement en sa faveur.

M. Bahati, pour sa part, confirmait ses appétits et ses ambitions.

Comme président du Sénat, M. Bahati devient la deuxième personnalité du pays et à ce titre, la Constitution lui accorde de remplacer le chef de l’Etat en cas d’empêchement.

L’élection de M. Bahati est le tout dernier mouvement dans le cadre de la vague de l’Union sacrée qui a fait tomber le bureau définitif de deux chambres, jusqu'ici dominées par des Kabilisites.

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