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RDC

Émeutes anti-ONU à Beni après un nouveau massacre de civils

Des responsables de la MONUC et des volontaires congolais poussent un avion de l'ONU le 25 juillet 2002

Des émeutiers ont envahi et mis le feu à un camp de l'ONU lundi à Beni, dans l'est de la République démocratique du Congo, où les habitants dénoncent un nouveau massacre de civils attribué au groupe armé des ADF et l'"inaction" des Casques bleus.

Une base civile de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) a été envahie et partiellement incendiée par des manifestants qui demandent le départ de la plus ancienne et la plus chère mission de maintien de la paix de l'ONU, a constaté un correspondant de l'AFP.

"Des maisons du personnel des Nations unies ont été attaquées et vandalisées", avait indiqué auparavant une porte-parole de la Monusco jointe par l'AFP. La Monusco a annoncé une réunion de crise en début d'après-midi.

Avant l'irruption des manifestants, deux hélicoptères des Nations unies s'étaient brièvement posés à l'intérieur de cette base dans le quartier Boikene, avant de repartir aussitôt, a constaté le correspondant de l'AFP.

Les forces de sécurité congolaises ont tiré dans la matinée à balles réelles, procédant le plus souvent à des tirs de sommation, pour tenter de contenir les manifestants à proximité du camp onusien et d'un autre à proximité, selon la même source.

Au moins un manifestant et deux policiers ont été blessés, selon le correspondant de l'AFP sur place.

En visite à Paris, la présidente du Parlement congolais, Jeanine Mabunda, s'est publiquement interrogée sur le rôle de la Monusco, estimant que la mission, d'un coût proche d'un milliard de dollars par an, "ne pouvait pas rester sans fin".

"Il y a un malaise entre la présence, le coût de la Monusco en RDC, et les résultats obtenus", a déclaré à l'AFP Mme Mabunda, jugeant "légitime que les populations se demandent pourquoi cette force persiste en RDC".

Avant de s'attaquer au camp onusien à Beni, des manifestants avaient incendié la mairie dans cette ville, qui a été partiellement détruite, selon le correspondant de l'AFP.

- Lutte anti-Ebola menacée -

C'est à Boikene, quartier nord à l'entrée de Beni, que huit civils ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi dans une nouvelle attaque attribuée au groupe ultra-violent des Forces démocratiques alliées (ADF), ont indiqué plusieurs sources.

Au total 77 civils ont été tués depuis le 5 novembre à Beni et ses environs, dans le Nord-Kivu, selon le Groupe d'Etude du Congo (GEC) de l'Université de New York.

Il s'agit, selon les experts, de représailles des ADF après les opérations militaires annoncées contre leurs bases le 30 octobre par l'armée congolaise.

Les manifestants dénoncent depuis plusieurs jours l'inaction de l'armée et des Casques bleus, présents dans la région, face aux tueries des ADF. Un manifestant a été tué samedi à Beni lors de la dispersion d'une marche par la police.

La Monusco se défend des accusations en soulignant que l'armée congolaise a lancé ses opérations contre les ADF de manière unilatérale.

"On ne peut pas participer aux opérations des Fardc (ndlr: l'armée congolaise) si les Fardc ne nous invitent pas à y participer", a déclaré dimanche le représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l'ONU en RDC, François Grignon.

Les volontaires des ONG présents à Beni ont été invitées à rester confinés chez eux ce lundi, "à l'abri des angles de tirs et loin de fenêtres et des portes", a-t-on appris de source humanitaire.

La lutte contre l'épidémie d'Ebola, qui sévit dans la région de Beni, est interrompue depuis vendredi.

"La situation à Beni empêche nos équipes de travailler. Les activités de la riposte sont toujours en veilleuse parce que les agents ne peuvent pas sortir", a déclaré à l'AFP le coordonateur de la riposte, le docteur Jean-Jacques Muyembe.

Les autorités sanitaires s'inquiètent d'une possible reprise des cas de contamination, en nette diminution ces dernières semaines.

"Il y a un risque en ce sens que les malades ne sont pas suivis", a détaillé le professeur Muyembe.

A l'origine, les ADF sont des rebelles ougandais musulmans hostiles au président Yoweri Museveni, qui se sont repliés dans l'est de l'actuelle RDC en 1995.

Ils ont évolué depuis, vivent repliés en autarcie et en famille dans la forêt et la jungle autour de Beni, terrorisent les populations et pillant les magasins et le bétail.

Des familles à Beni ont été endeuillées dimanche par le crash d'un petit avion à son décollage à Goma, également dans l'est de la RDC, alors qu'il devait rejoindre Beni. L'accident a fait 29 morts.

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Les criquets envahisseurs font leur apparition dans la province agricole de l'Ituri en RDC

Des essaims de criquets d'une ampleur historique

Après l'Afrique de l'Est, la République démocratique du Congo est à son tour touchée par l'invasion des criquets ravageurs, une première depuis 1944. Les experts redoutent des conséquences calamiteuses pour des populations déjà fragiles. 

Les experts craignent une famine comparable à celle de 1944 lors de la dernière apparition de ces insectes ravageurs dans ce territoire à vocation agricole dans le nord-est de la République démocratique du Congo.

"Un petit groupe de criquets pèlerins est arrivé le 21 février sur la rive occidentale du lac Albert près de Bunia, après avoir traversé le nord de l’Ouganda", selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

Ces insectes ont été aperçus pour la première fois dans le pays le 19 février dans le territoire d'Aru, en Ituri.

"Il y a un risque qu’ils se multiplient. Ils se promènent en couple et ravagent tout ce qui est vert, même les écorces, la pelouse", alerte Jean-François Kamate, inspecteur agricole dans l'Ituri.

La présence des criquets inquiète jusque dans les deux provinces voisines du Nord et du Sud-Kivu, en proie à l'insécurité alimentaire. Déjà, des dizaines de milliers de déplacés fuient les violences des groupes armés.

Les criquets pèlerins ont déjà frappé plusieurs pays d'Afrique de l’Est, parmi lesquels l'Ouganda, le Kenya et la Somalie.

Coronavirus: Des parents d’étudiants demandent de rapatrier leurs enfants

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Pour ces jeunes congolaises, la carrière d'abord, le mariage ensuite...ou jamais

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Coronavirus: l'inquiétude des parents d'étudiants congolais en Chine

Des enfants portent des masques de protection par précaution à l'école Matribhumi de Thimi, Bhaktapur, Népal, le 29 janvier 2020.

Un collectif affirmant représenter des parents d'étudiants congolais en Chine, a demandé jeudi leur rapatriement en République démocratique du Congo par mesure de prévention face au coronavirus.

Coronavirus : des milliers d'Africains toujours bloqués à Wuhan
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"Nous demandons avec insistance au gouvernement (congolais) d'intervenir auprès du gouvernement chinois pour faciliter la couverture médicale pour le rapatriement de nos enfants. Nous allons payer leurs billets d'avions nous-mêmes", a déclaré à l'AFP Frédéric Ndjawo-Wolo Loleke, porte-parole du collectif.

Au total, "140 étudiants congolais" sont concernés, a expliqué M. Ndjawo-Wolo, qui affirme que son propre fils de 23 ans étudie en Chine.

"Nos enfants courent un danger, ils sont (...) en quarantaine, ils achètent tout en ligne, ils vont bientôt être à court d'argent", a-t-il estimé.

Aucun cas de contamination au virus n'a été enregistré parmi ces étudiants, selon les autorités congolaises.

"Les parents peuvent se tranquilliser, le gouvernement suit la situation (...), nos étudiants, nos compatriotes sont dans une situation de quasi quarantaine ne leur permettant pas d'être contaminés", a déclaré à l'AFP le ministre de la Communication David-Jolino Diwampovesa Makelele.

"Le gouvernement est en train d'étudier les mesures nécessaires pour voir dans quelle mesure on peut les rapatrier", a-t-il ajouté.

Il n'y a pas de vol direct entre les deux pays et il faut transisiter par Addis-Abeba ou Nairobi.

Début février, la RDC avait appelé ses ressortissants à "s'abstenir" jusqu'à nouvel ordre de se rendre en Chine, un de ses principaux partenaires commerciaux.

Des contrôles sanitaires ont été mis en place à l'arrivée des vols internationaux à Kinshasa.

Coronavirus : témoignage d'un étudiant burkinabè à Wuhan
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Le très fragile système de santé publique de la RDC est éprouvé depuis août 2018 par une épidémie d'Ebola dans l'est du pays (2.264 morts). Aucun nouveau cas n'a été enregistré depuis une semaine.

"Inquiétudes" du FMI, qui juge "réaliste" que la RDC revoie son budget à la baisse

Le président Felix Tshisekedi (R) avec le président de la Banque mondiale David Malpass à Washington, le 30 septembre 2019. (Facebook / Présidence de la RDC)

Après des années d'absence, le Fonds monétaire international (FMI) a confirmé mercredi qu'il maintenait la pression sur la République démocratique du Congo, avec des "inquiétudes" sur l'exécution du budget 2020, en estimant qu'il est "réaliste" de le revoir à la baisse.

"L'exécution du budget jusqu'à la mi-février suscite des inquiétudes en raison des pressions sur les dépenses et de la faible performance des recettes", écrit le représentant du FMI en RDC dans un communiqué.

Ces pressions "ont entraîné des avances de la banque centrale au gouvernement et une érosion des réserves internationales de la BCC" (Banque centrale du Congo), s'inquiète le communiqué publié à l'issue d'une nouvelle mission du FMI à Kinshasa.

"La mission a souligné la nécessité de mettre immédiatement un terme aux avances de la banque centrale et de rembourser celles accordées", insiste le communiqué.

Votée en décembre, la loi de finances prévoit un budget 2020 de 10,59 milliards de dollars (au taux actuel du franc congolais) pour quelque 80 millions d'habitants, dont les 2/3 vivent avec moins de deux dollars par jour, sans la moindre protection sociale.

Annoncé mi-février sur le site du ministère des Finances, un "plan de trésorerie", qui tient compte de l'exécution du budget, ne prévoyait plus que 5,45 milliards de dollars de dépenses, pour des recettes légèrement moindres.

Ce plan de trésorerie est "conforme à des prévisions de recettes réalistes", juge le FMI.

Le ministère des Finances avait assuré que ce "plan de trésorerie" ne remettait pas en cause le budget 2020.

Après quatre ans d'absence, le FMI a accordé fin décembre un crédit d'urgence de 368 millions de dollars à la RDC pour répondre "à ses besoins urgents en matière de balance des paiements".

Pays riche en minerais (cobalt, cuivre, coltan, or...), la RDC est l'un des pays les plus pauvres au monde en termes de revenu moyen par habitant (490 dollars par an et par habitant d'après la Banque mondiale).

Avec son budget 2020 de 10 milliards de dollars, le gouvernement du président Félix Tshisekedi voulait financer la gratuité de l'enseignement primaire.

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