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RDC

Au moins 26 morts dans le crash d'un avion sur Goma

Les résidents de Goma observent le crash d'un petit avion de ligne

Au moins 26 personnes sont mortes dans le crash dimanche matin d'un petit avion de ligne en République démocratique du Congo, qui s'est écrasé deux minutes après son décollage sur une maison d'un quartier populaire de Goma (est).

L'accident a tué les 19 personnes qui avaient pris place à bord du petit porteur de la compagnie Busy Bee (17 passagers et deux membres d'équipage), a indiqué dans un communiqué le vice-ministre des Transports Jacques Yuma Kipuya.

Sept personnes au sol ont également été tuées dans la chute de l'avion de type Dornier-228 sur une maison proche de l'aéroport de Goma, ajoute le communiqué. Il pourrait s'agir des membres d'une même famille.

Un accident d'un avion à Goma fait au moins 26 morts
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D'autres sources locales à Goma parlaient dimanche soir d'un bilan plus élevé, entre 27 et 29 morts, avec des blessés hospitalisés.

L'appareil s'est écrasé sur le quartier Birere/Mapendo peu après 09h00, à côté de l'aéroport construit près de la frontière avec le Rwanda au milieu de zones densément peuplées, selon des vidéos partagées sur les réseaux sociaux.

Une vidéo récupérée par l'AFP montre la carlingue de l'avion encore fumante encastrée dans le mur d'une maison, avec des habitants du quartier autour.

Une première vidéo sur les réseaux sociaux a montré l'avion en flamme et les habitants qui tentaient d'éteindre l'incendie avec des seaux d'eau.

L'appareil devait assurer une rotation vers Beni via Butembo à 350 km au nord de Goma. Le pilote a "raté son décollage", a rapporté le gouverneur du Nord-Kivu, Carly Nzanzu Kasivita, dans un communiqué.

"A priori, c'est un problème technique", a déclaré un technicien de la compagnie sur le lieu du crash, cité par le site d'information actualité.cd. L'avion aurait connu des problèmes de moteur dans les jours précédents.

"Congo profond"

La Mission des Nations unies au Congo (Monusco) a envoyé deux camions de pompiers en renfort des équipes congolaises.

Busy Bee est une compagnie qui dessert Goma, Beni et Butembo dans la province du Nord-Kivu. "Nous vous amenons vers le Congo profond", indique son site internet qui présente une flotte de trois appareils Dornier pour des vols réguliers et chaters, ainsi des évacuations médicales.

Depuis Beni, le gouverneur du Nord-Kivu Carly Nzanzu Kasivita a présenté ses condoléances aux familles des victimes.

Le gouverneur séjourne à Beni pour tenter de calmer la colère des habitants après les massacres de civils qui ont fait plus de 60 morts en un mois.

Depuis août-septembre 2018, Beni et Butembo sont aussi l'épicentre de l'épidémie d'Ebola qui a tué près de 2.200 personnes.

La piste de l'aéroport de Goma avait été rénovée et prolongée en 2015 après avoir été endommagée en 2002 par l'éruption du volcan Nyiaragongo.

L'aéroport est utilisé pour des vols réguliers (Ethiopian Airlines, Congo Airways, CAA, Busy Bee) mais surtout des appareils des Nations unies et d'organisations humanitaires.

Même en diminution, les risques d'accidents d'avions restent élevés en République démocratique du Congo, plus grand pays d'Afrique sub-saharienne (2,3 millions de km2).

Le 10 octobre, un Antonov-72 s'est écrasé dans le centre du pays après avoir décollé de Beni. Il transportait des équipes d'appui logistique au président Félix Tshisekedi, qui rentrait le même jour d'un déplacement dans l'est du pays.

Parmi les passagers victimes de l'accident de Goma, figure la coordinatrice d'une association de défense du droit des femmes, Mambo Zawadi, ont indiqué des ONG.

Il y avait également trois cadres de l'l'administration foncière "qui rejoignaient leurs postes de travail à Butembo et Béni après les séances de travail que j'ai organisées", a indiqué leur ministre de tutelle, Molendo Sakombi, dans un communiqué de condoléances aux proches.

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En RDC, les proches des "martyrs de la démocratie" demandent justice

La photo de Rossy Mukendi relayée sur les réseaux sociaux pour lui rendre hommage.

Quelques trois cent personnes ont célébré mardi à Kinshasa une messe à la mémoire des "martyrs de la démocratie" tués début 2018 dans des marches demandant le départ de l'ancien président Joseph Kabila, a constaté l'AFP.

A l'origine de la messe et des marches de 2018, le collectif chrétien du Comité laïc de coordination (CLC) a demandé aux autorités "justice" pour les familles des victimes.

Le CLC a envisagé de "porter plainte et se constituer partie civile aux côtés de toutes ces victimes".

La messe a été dite à l'occasion du deuxième anniversaire de la mort du militant des droits de l'homme Rossy Mukendi, tué dans la dernière des trois marches le 25 févrierv 2018. Un policier avait été arrêté le jour suivant.

Une quinzaine de manifestants avaient été tués les 31 décembre 2017, 21 janvier et 25 février 2018.

Les noms des militants morts lors de ces marches étaient inscrits sur un pagne imprimé pour la circonstance.

C'étaient "des dignes fils qui ont donné leur vie pour la démocratie dans notre pays", a résumé l'officiant, Mgr Edouard Kisonga, évêque auxiliaire de Kinshasa.

"Le CLC demande avec insistance au gouvernement que la date du 16 février soit reconnue officiellement dans le calendrier national comme jour férié en hommage aux martyrs de la démocratie", a déclaré Gertrude Ekombe, membre de la coordination du Le CLC.

Une autre marche des chrétiens avait été sévèrement réprimée (plusieurs dizaines de morts) le 16 février 1992 sous l'ex-dictateur Mobutu Sese Seko.

Après la présidentielle organisée en décembre 2018, l'ancien opposant Tshisekedi a été proclamé vainqueur du scrutin et investi le 24 janvier 2019 en présence de son prédécesseur Kabila.

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RDC: des ONG demandent des sanctions contre un homme d'affaires israélien proche de Kabila

Une vue des installations de Tenke Fungurume Mining dans la province du Lualaba, l'ex-Katanga (sud-est), RDC, 29 janvier 2013.

Des ONG ont demandé aux autorités de la RDC des sanctions contre un homme d'affaires israélien proche de l'ancien président Joseph Kabila et soupçonné de corruption par les Etats-Unis.

Les ONG de la plate-forme "Le Congo n'est pas à vendre" ont demandé au président Félix Tshisekedi "le gel de tout compte en banque appartenant" au milliardaire Dan Gertler, propriétaire de plusieurs concessions minières et de blocs pétroliers en République démocratique du Congo.

En décembre 2017, tous ses comptes bancaires aux États-Unis ont été gelés. Le Département d'Etat le présente comme ayant bâti sa fortune "à travers des transactions minières et pétrolières opaques et corrompues".

Les Etats-Unis l'accusent d'avoir fait perdre à la RDC "1,36 milliard de dollars entre 2010 et 2012", en "sous-évaluant les actifs miniers vendus à des sociétés off-shore" qui lui sont liées.

Les ONG demandent un "audit indépendant" des entités étatiques ayant conclu des contrats avec M. Gertler.

L'ambassadeur américain à Kinshasa Mike Hammer a salué sur Twitter cette initiative, qu'il a qualifiée d'effort "louable" contre "ceux qui agissent contre le bien public congolais".

En visite en RDC il y a 15 jours, l'envoyé spécial américain pour les Grands lacs Peter Pham avait insisté sur le fait que Washington était prêt à aider la RDC à lutter contre la corruption et l'impunité.

Mi-décembre, le gouvernement congolais avait décidé de geler les avoirs d'un homme d'affaires libanais, propriétaire d'une boulangerie industrielle de Kinshasa, en application de sanctions du Trésor américain qui l'accuse de financer le Hezbollah.

M. Gertler est au coeur d'une autre affaire ces jours-ci en RDC.

Peu avant de passer sous sanctions américaines en décembre 2017, il a prêté 128 millions d'euros à la société minière congolaise Gécamines.

La Gécamines a expliqué avoir refusé de rembourser son prêt "en raison des sanctions économiques" contre M. Gertler.

En novembre, le tribunal de commerce de Lubumbashi a reconnu la créance de M. Gertler sur la Gécamines.

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