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République du Congo

Un avion-cargo officiel porté disparu avec 8 personnes à bord

L'Antonov An-225 Mriya,le plus grand avion-cargo du monde, Kiev, Ukraine, le 10 mai 2016

Un avion-cargo qui assurait la logistique d'un déplacement du président congolais Félix Tshisekedi dans l'est de la République démocratique du Congo est porté disparu depuis jeudi, selon un communiqué de l'autorité de l'aviation civile (AAC) parvenu vendredi à l'AFP.

"Un avion-cargo de type Antonov 72 opéré par la force aérienne de la RDC, assurant la logistique présidentielle" jeudi et qui avait "à son bord 4 membres d'équipage et 4 passagers civils et militaires (...), a perdu contact avec le centre de contrôle (...) 59 minutes après son décollage" de Goma, écrit Jean Mpunga, directeur général de l'AAC.

Le président Félix Tshisekedi était rentré jeudi soir à Kinshasa, après une visite de quatre jours dans l'est de la RDC.

"Avec une autonomie de 6 heures de route, l'Antonov 72 devait atterrir à Kinshasa à 16H43 TU (temps universel). Depuis cette perte de contact, des réquisitions d'informations lancées à toutes les stations sur sa route n'ont donné aucune information sur sa localisation", a expliqué M. Mpunga.

"Des dispositions nécessaires sont en cours au niveau de l'opérateur pour engager les recherches le plus rapidement possible. L'opinion sera informée de la suite des investigations", a-t-il indiqué.

Des accidents d'avion impliquant des Antonovs sont régulièrement enregistrés en République démocratique du Congo avec parfois de lourds bilans humains.

En septembre 2017, le crash d'un Antonov de l'armée avait fait 12 morts après son décollage de l'aéroport de Kinshasa.

Le crash le plus meurtrier d'un Antonov en RDC remonte en janvier 1996 : l'appareil avait raté son décollage à cause de la surcharge et s'était écrasé sur un marché de Kinshasa, faisant près de 350 morts.

Avec AFP

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Gouvernement de 37 membres après un remaniement à Brazzaville

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Léger remaniement à Brazzaville, le ministre des Finances limogé

Le président de la République du Congo, Denis Sassou N'Guesso, à Glascow (Ecosse), 1er novembre 2021

Le nouveau gouvernement compte 37 membres dont cinq ministres d’État.

Le président congolais Denis Sassou Nguesso a procédé samedi soir à un léger réaménagement de son équipe gouvernementale, marqué par le limogeage du ministre des Finances, selon un décret lu à la télévision d’État par son directeur de cabinet Florent Ntsiba.

Le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public Rigobert Roger Andely, accusé de "mégestion" par une source pro-gouvernementale, a été remercié et remplacé par Jean-Baptiste Ondaye qui était jusque-là secrétaire général de la présidence congolaise.

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Surnommé "bic rouge" à cause de sa rigueur, M. Andely, 66 ans, avait déjà occupé le même poste entre 2002 et 2005. Il est originaire de la province de la Cuvette (nord) comme le président Sassou Nguesso.

Le Premier Ministre Anatole Collinet Makosso, nommé après la quatrième présidentielle remportée par Denis Sassou Nguesso en mars 2021, reste à son poste.

Le nouveau gouvernement compte 37 membres dont cinq ministres d’État.

Outre le ministre des Finances, deux autres personnalités y font leur entrée: Lydie Pongault, nommée ministre de l'Industrie culturelle, et Juste Désiré Mondélé, jusque-là conseiller politique du Chef de l’État et qui devient ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur.

Membre influent de la principale formation d’opposition, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), Honoré Sayi, précédemment ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique, hérite du portefeuille des Transports et de l’Aviation civile.

Souvent présenté comme le dauphin de son père, Denis Christel Sassou Nguesso conserve le ministère de la Coopération internationale et de la Promotion du partenariat public-privé.

Bien qu’ayant échoué à se faire élire députée aux législatives de juillet dernier, Lydia Jacqueline Mikolo a été reconduite ministre des Petites et moyennes entreprises.

Signature à Brazzaville de cinq nouveaux accords de coopération Congo-Russie

Côté congolais, les accords ont été signés par Denis Christel Sassou Nguesso, ministre congolais de la Coopération internationale et de la promotion du partenariat public privé. (Photo d'archives)

Une entreprise russe a été désignée comme maître d’ouvrage pour un oléoduc de plus de 1.000 kilomètres que Brazzaville envisage de construire.

La République du Congo et la Russie ont signé vendredi à Brazzaville une nouvelle série d’accords de coopération.

"La signature de cinq accords de coopération (...) contribue à la consolidation de nos relations", a déclaré Denis Christel Sassou Nguesso, ministre congolais de la Coopération internationale et de la promotion du partenariat public privé.

Le ministre, qui est aussi le fils du chef de l’Etat congolais Denis Sassou Nguesso, a paraphé ces accords avec le premier vice-ministre russe de l’Energie, Pavel Sorokine.

Les accords conclus et mémorandums signés concernent les technologies de l’information et de la communication, la santé, la recherche, les technologies et activités innovatrices, la culture physique et les sports.

Le Congo et la Russie ont des accords de coopération depuis 1964. Cette coopération était plus axée jusqu'alors sur la formation militaire et l’éducation. Officiellement, la Russie reçoit en moyenne 150 étudiants congolais par an.

Brazzaville envisage par ailleurs de construire un oléoduc de plus de 1.000 kilomètres pour lequel l’entreprise russe Prometey a été désignée comme maître d’ouvrage. La durée des travaux et leurs financements ne sont pas encore précisés.

Depuis que la Russie a lancé son offensive sur l’Ukraine en février, le Congo-Brazzaville s’affiche comme un pays "neutre" dans ce conflit, à l'instar de nombreux autres pays africains.

En mars, il avait été parmi les 35 pays qui s'étaient abstenus lors du vote d'une résolution de l'ONU "exigeant que la Russie cesse immédiatement de recourir à la force contre l'Ukraine".

Entretien exclusif avec Macky Sall, président du Sénégal et de l'UA
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Congo: des états généraux pour tenter de soigner les maux de l'éducation

Des enfants devant l'école Itsali le 14 juin 2013 à Brazzaville.

Les autorités congolaises ont lancé mardi à Brazzaville des états généraux de l’éducation nationale pour tenter d’apporter des solutions aux nombreux maux qui minent ce secteur.

Venu lancer les assises, le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, a peint un tableau sombre du système éducatif congolais, allant du délabrement des infrastructures à la dégradation de la qualité des enseignements.

"Notre système éducatif - du préscolaire à l’université - présente des défis importants" en termes d'équité, d'"égalité du genre", de qualité des apprentissages ou encore d'"adéquation de la formation aux besoins de l’économie nationale et du marché de l’emploi", a déclaré le chef du gouvernement.

Il a également évoqué la qualité des enseignants, "pour la plupart bénévoles et sans formation" ainsi que "l’intensification de la violence" en milieu scolaire, comme autres défis à relever.

De nombreux experts sont d’avis que le système éducatif congolais s’est dégradé à cause des guerres civiles que le pays a connues pendant la décennie 90. Jadis, le taux d’alphabétisation frôlait les 100%. Il est désormais estimé en deçà de 80%.

Après le lancement de ces assises, des consultations locales sont prévues dans l’ensemble des départements du pays. Les états généraux, qui bénéficient d’un appui financier et technique d'institutions telles que la Banque mondiale, l’Unesco, l’Unicef, s'achèveront en décembre prochain.

À leur terme, un rapport sera adressé au chef de l’État Denis Sassou Nguesso, 79 ans, dont 38 cumulés à la tête du pays.

L’ambition de ces états généraux est de "construire un pacte social" sur l’école "pour les cinq ou dix prochaines années", de telle sorte que "les anciens ne regrettent plus la belle époque de leur école et que la jeunesse d’aujourd’hui ait confiance en son avenir", a expliqué Hellot Matson Mampouya, chargé de leur organisation.

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