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RDC

Des manifestations de colère violemment réprimées à Beni

Manifestations contre les attaques des ADF et le manque d'intervention de la part de la Monusco à Beni, dans le Nord-Kivu, en RDC, le 21 novembre 2019.

Des manifestants ont visé un camp des Nations unies vendredi à Beni dans l'est de la République démocratique du Congo où la police a violemment dispersé leur mouvement de colère face aux massacres attribués aux miliciens ADF.

Plusieurs dizaines de manifestants ont arraché des fils barbelés protégeant un camp de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) à l'entrée de Beni-ville, a constaté un correspondant de l'AFP.

Ils dénoncent l'impuissance de l'ONU et de l'armée congolaise contre les massacres des miliciens ADF, qui ont tué plus de 60 civils dans la région depuis début novembre, dont au moins sept à Beni mercredi.

Les forces de sécurité congolaises ont tiré des balles réelles et des gaz lacrymogènes pour tenter de disperser ces manifestants, selon le correspondant de l'AFP.

Plusieurs dizaines de jeunes ont lancé des pierres et des morceaux de bois en direction des forces de sécurité, avant de s'en prendre à la base de la Monusco.

Toutes les activités étaient paralysées dans d'autres parties de la ville, pour le deuxième jour de suite.

A Butembo, à 54 km de Beni, des manifestants ont barricadé les routes et incendié des pneus. Les magasins et les marchés n'ont pas ouvert et les taxis et les bus ne circulaient pas en signe de solidarité envers les habitants de Beni.

"Dix personnes ont été interpellées. La police va les interroger séparément pour qu'elles nous disent ce qu'elles faisaient sur la voie publique ce matin", a déclaré à l'AFP le maire de la ville de Butembo, Sylvain Kanyamanda.

"On ne peut pas pleurer des compatriotes tués en troublant l'ordre public. Dans quelques instants, l'ordre sera rétabli", a-t-il assuré.

L'armée congolaise a annoncé le 30 octobre des opérations militaires contre les bases des Forces démocratiques alliées (ADF), qui ont tué plus d'un millier de civils dans la région de Beni depuis octobre 2014.

L'armée congolaise n'a pas sollicité pour le moment le renfort des Casques bleus de la Monusco. La coopération onusienne se limite à des échanges de renseignements et des évacuations sanitaires.

A l'origine, les ADF sont des rebelles ougandais musulmans hostiles au président Yoweri Museveni, installés dans l'est de la RDC depuis 1995.

Un quart de siècle plus tard, ils n'attaquent plus les frontières ougandaises voisines et ne revendiquent aucun de leurs massacres en RDC. Leur recrutement s'est étendu à d'autres nationalités des pays voisins swahilophones (Tanzanie...).

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L'Ouganda et le Rwanda s'accordent sur des mesures visant à normaliser leurs relations

(De g. à d.) Les présidents Paul Kagame (Rwanda), Yoweri Museveni (Ouganda), João Lourenço (Angola) et Félix Tshisekedi (RDC) à Katuna, à la frontière rwando-ougandaise,le 21 févirier 2020. (Twitter/Y. Museveni)

Le président rwandais Paul Kagame et son homologue ougandais Yoweri Museveni ont convenu vendredi d'une feuille de route qui permettra de normaliser les relations entre leurs pays.

De source officielle, l’Ouganda s'engage à vérifier les allégations faites par le Rwanda, selon lesquelles des forces hostiles à Kigali sont basées en territoire ougandais.

C’est la principale conclusion de la rencontre entre les deux chefs d’Etat en présence de leurs homologues Félix Tshisekedi de la République démocratique du Congo et João Lourenço de l'Angola, qui font office de médiateurs dans la crise qui les divise.

Les quatre chefs d'Etat se sont rencontrés à Gatuna, une localité située à la frontière Rwanda-Ouganda.

« Si [ces allégations] sont avérées, le gouvernement ougandais est prié de prendre toutes les mesures pour y mettre fin, ainsi que des mesures préventives pour que cela ne se répète pas », indique le communiqué final.

Une fois cette recommandation remplie et communiquée aux chefs d’Etat, les facilitateurs conviendront de la tenue d’un « sommet quadripartite dans les 15 jours », précise le texte.

Le désaccord entre le Rwanda et l’Ouganda remonte à l’an dernier. Récemment, les deux pays ont échangé des prisonniers, mais leurs frontières restent fermées.

Enième rencontre Kagame-Museveni pour tenter l'apaisement

Les présidents Paul Kagame (à g.) du Rwanda et Kaguta Yoweri Museveni de l'Ouganda à Entebe, Ouganda, 25 mars 2018. ( Michele Sibiloni / AFP)

Le président Paul Kagame du Rwanda et son homologue Yuweri Museveni de l’Ouganda devraient se rencontrer jeudi pour tenter de résoudre le conflit qui les oppose depuis quelque temps, a-t-on appris de source officielle.

C’est à Katuna, une localité située entre les deux pays, que les deux chefs d'Etat vont essayer d’enterrer la hache de guerre.

La rencontre, quatrième du genre, se tiendra sous la médiation de leur homologue congolais Félix Tshisekedi et de l'Angolais Joao Lourenço, précise une source à la présidence congolaise.

Signe avant-coureur que cette fois les choses pourraient progresser : les deux pays ont procédé à un échange de prisonniers avant la rencontre.

La tension entre les deux voisins s’est attisée l’année dernière. Kigali et Kampla s’accusaient mutuellement d’espionnage et de soutenir des rebelles. Les choses se sont calmées suite à la signature d'un accord de paix le 21 août à Luanda, la capitale angolaise.

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