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RDC

Manifestation contre la corruption à Kinshasa

Manifestations à Kinshasa en RDC, le 20 décembre 2016.

Quelques centaines de personnes ont manifesté lundi dans les rues de Kinshasa contre la corruption en République démocratique du Congo, à l'appel d'un collectif catholique soutenu par l'opposition au nouveau président Félix Tshisekedi.

Les manifestants se sont rassemblés en différents points de la capitale à l'appel du Comité laïc de coordination (CLC), un collectif proche de l'Église catholique, à l'origine début 2018 de marches étouffées dans le sang pour obtenir le départ de l'ex-président Joseph Kabila.

Des ténors CLC et de l'opposition ont été vus à des points de ralliements notamment à la paroisse Saint Joseph à Kalamu (centre), à Ndjili (est) ou encore au quartier Kingabwa (nord), selon une équipe de l'AFP.

Cette manifestation est la première du CLC sous le mandat de l'ancien opposant Félix Tshisekedi, investi président en janvier. Elle n'a pas drainé autant de monde que fin 2017 - début 2018, lorsque ce collectif appelait à des manifestations contre Joseph Kabila.

La première colonne de manifestants conduite par les ténors du CLC a traversé trois communes populaires du centre de Kinshasa, alors que le secrétaire général du Mouvement de libération du Congo (MLC) Eve Bazaiba était à la tête des manifestants du quartier pauvre de Kingabwa.

Ces marches interviennent après l'affaire dite des 15 millions de dollars, le premier grand dossier de corruption présumée depuis l'investiture le 24 janvier du président Tshisekedi.

"Moyibi toboyi, 15.000.000$ Ezonga na caisse" ("nous nous opposons au vol, que les 15 millions de dollars retournent dans la caisse" de l'État), pouvez-t-on lire sur les T-shirt portés par des manifestants.

Tandis que des banderoles affichaient : "Non à l'impuissance de la justice", "où sont nos 15 millions de dollars ?".

"Nous ne voulons plus de la corruption, pas d'impunité et non plus une justice en déliquescence", a déclaré à l'AFP Isidore Ndaywel, historien et coordonnateur du CLC.

En juillet, une enquête de l'Inspection générale des Finances (IGF) qui parle d'"irrégularité" a révélé que 15 millions de dollars d'argent public n'ont pas été versés au Trésor public, mais sur un autre compte.

Ces 15 millions correspondent à une retenue de 15% prélevée sur une somme de 100 millions versée par l'État à sept compagnies pétrolières (dont Total) pour compenser le gel des prix à la pompe.

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Un leader des ADF et ses collaborateurs sanctionnés par le Trésor américain

Des soldats de la RDC déployés dans la région de Beni où les rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) lancent régulièrement des attaques à l'arme blanche, tuant des civils, à Beni, Nord-Kivu, RDC, 6 juin 2016. VOA/

Le Trésor américain a ajouté sur la liste de personnes sous sanctions américaines Musa Baluku, un leader des rebelles ADF (Forces démocratiques alliées), et cinq de ses collaborateurs.

"Depuis plus de deux décennies, les ADF se sont livrées à de graves atteintes aux droits humains, commettant des viols massifs, des tortures, des meurtres et des enlèvements persistants des civils," dénonce la section de Contrôle des actifs étrangers du Département américain du Trésor (OFAC).

"Musa Baluku est le chef des ADF, une entité qui a commis ou dont les membres se sont livrés à de graves atteintes aux droits humains liées à son mandat," précise l’OFAC sur son site internet.

Le Trésor américain rappelle qu’en 2014, l'OFAC et les Nations Unies avaient désigné les ADF comme "un groupe armé actif en RDC qui cible les enfants dans les situations de conflit armé" et s’illustre notamment "en tuant, violant, enlevant et déplaçant de force" les populations, "frappant la région des Grands Lacs".

Les Etats-Unis relèvent notamment que les ADF "continuent de perpétuer une violence généralisée et d'innombrables violations des droits de l'homme, notamment l'enlèvement, le recrutement et l'utilisation d'enfants lors d'attaques et d'autres opérations violentes".

Les autorités américaines déplorent que les raids nocturnes des ADF et les enlèvements de civils n’aient pas diminué même si l’armée congolaise a lancé depuis fin octobre une "grande offensive", neutralisant des leaders du groupe.

En plus de Musa Baluku, cinq autres membres de ce mouvement rebelle constitué en majorité d'Ougandais musulmans sont aussi frappés de sanctions : Amigo Kibirige, Muhammed Lumisa, Elias Segujja, Kayiira Muhammad et Amisi Kasadha.

Les cinq sont accusés d’avoir matériellement aidé, parrainé ou fourni un soutien financier, matériel ou technologique, ou des biens ou des services aux ADF.

Ils figurent parmi 18 personnes que le Trésor américain a sanctionnées. Les autres sont de Birmanie, du Pakistan, de la Libye, de Slovaquie, du Soudan du Sud.

Les sanctions consistent, entre autres, en la privation de visa pour les Etats-Unis et au gel des avoirs des intéressés dans ce pays.

Tension à Goma après la mort d'un jeune manifestant tué par la police

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Vive tension à Goma après la mort d’un jeune élève

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L'Union européenne maintient ses sanctions sauf pour deux officiels

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Une policière arrêtée pour avoir tiré à bout portant sur un jeune manifestant en RDC

Des policiers à Goma en RDC le 27 décembre 2018.

Une policière a été arrêtée après avoir tiré à bout portant sur un jeune manifestant qui est mort mardi lors d'un rassemblement contre l'insécurité à Goma dans l'est de la République démocratique du Congo, a indiqué la police.

"Je viens d'arrêter le policier qui a tiré à bout portant sur ce jeune. C'est une policière. Nous venons de la remettre entre les mains des autorités compétentes", a déclaré le commandant de police Jean-Baptiste Bukili à un correspondant de l'AFP.

"Un jeune d'environ 14 ans a été tué à bout portant par un policier", a témoigné un chef de quartier, Gervais Katembo.

Selon lui, les manifestants "ont brûlé le poste de police" pour dénoncer l'insécurité dans les quartiers nord de la ville.

"Les bandits ont opéré cette nuit vers Kisoko et ont emporté des biens de la population. Lorsque la population voulait poursuivre les bandits, la police les a empêchés, c'est qui a suscité la colère des habitants", a-t-il expliqué.

Largement diffusées sur Twitter, les photos d'un jeune garçon étendu sur le dos, son tee-shirt blanc ensanglanté, et de la policière arrêtée par un homme en tenue militaire, a provoqué de vives réactions jusqu'au sein du gouvernement central.

Le ministre de la Jeunesse Billy Kambale a dénoncé "la violence répétée des policiers sur les manifestants".

"Dans n'importe quelle situation on ne peut justifier le fait qu'un agent de l'ordre tire sur un élève. La justice doit se saisir du cas du policier qui vient de tirer à bout portant sur un élève à Goma", a écrit sur Twitte le ministre.

"Nous exigeons qu'il y ait ouverture du procès de flagrance sur le meurtre de ce jeune tué vers Kisoko. Ce n'est pas possible que le policier continue à utiliser les armes létales en pleine manifestations", a déclaré l'avocat, député provincial vice-président de l'Assemblée du Nord-Kivu, Jean-Paul Lumbulumbu.

A Goma à la mi-journée (10h00 GMT), la situation était toujours tendue entre policiers et manifestants. Les artères principales des quartiers Katoy et Majengo étaient barricadées et jonchées de pierres.

La circulation était quasi inexistante et les activités paralysées.

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