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RDC

L'ex-président congolais Joseph Kabila obtient l'exclusion d'un frondeur de sa famille politique

Joseph Kabila, alors président de la RDC, lors d'une session conjointe extraordinaire du parlement à Kinshasa, le 15 novembre 2016.

Le Front commun pour le Congo a suspendu le sénateur Modeste Bahati Lukwebo, qui avait présenté sa candidature au perchoir du Sénat face au ministre sortant de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba. Le président du Sénat remplace le chef de l'Etat en cas d'empêchement de celui-ci.

L'ex-président Joseph Kabila, patron d'une très vaste majorité parlementaire en République démocratique du Congo, a obtenu mardi l'exclusion d'un frondeur, qui ose défier son choix pour la présidence du Sénat.

Lancée il y a un an, sa coalition Front commun pour le Congo (FCC) a suspendu pour une "durée indéterminée" le sénateur Modeste Bahati Lukwebo, chef de l'une de ses composantes politiques, l'AFDC-A.

M. Bahati Lukwebo avait présenté la semaine dernière sa candidature au perchoir du Sénat face au candidat choisi par "l'autorité morale" du FCC, Joseph Kabila: le ministre sortant de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba.

Cette démarche dissidente "porte gravement atteinte aux intérêts politiques du FCC", a estimé mardi la coalition pro-Kabila. A l'issue d'une réunion de sa "conférence des présidents", elle a demandé la "mobilisation générale de tous les honorables sénateurs" autour de la candidature d'Alexis Thambwe Mwamba.

"Les chefs des regroupements réaffirment leur loyauté à l'autorité morale du FCC, l'honorable sénateur Joseph Kabila Kabange", selon un communiqué.

M. Bahati Lukwebo a annoncé qu'il maintenait sa candidature, dans une première réaction au site d'information actualité.cd, ajoutant qu'il prenait son "autonomie".

La candidature à la présidence du Sénat de M. Thambe Mwamba, 76 ans, n'est pas du goût d'un collectif de la société civile qui a rappelé lundi son passé de rebelle.

M. Thambwe Mwamba, 76 ans, avait été entendu en Belgique le 4 septembre dernier par la police judiciaire.

Une plainte avait été déposée contre lui à Bruxelles en mai 2017 par les familles des 50 passagers d'un Boeing 727 abattu dans l'est de la RDC le 10 octobre 1998.

Le missile avait été tiré par le mouvement rebelle Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), dont Alexis Thambwe Mwamba était alors l'un des dirigeants.

Mais Alexis Thambwe Mwamba "ne disposait ni d'une autorité, ni de compétence militaire au sein" du RCD, selon la ligne de défense de son avocat, Laurent Kennes.

Le président du Sénat remplace le président de la République en cas d'empêchement de ce dernier.

M. Kabila a transmis ses pouvoirs de président à Félix Tshisekedi le 24 janvier, l'opposant déclaré vainqueur de la présidentielle de décembre dernier.

Sa coalition, le FCC, dispose de plus de 300 sièges sur 500 à l'Assemblée. Le FCC revendique "une très large majorité de plus des deux tiers" au Sénat élu en mars sur fond d'accusation de corruption des "grands électeurs", les députés provinciaux.

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5 morts dans l'offensive qui a tué le chef FDLR

Les FARDC dans le Parc de Vurunga pour combatre les groupes armés Mai Mai et FDLR 1 er Juin 2017

Cinq personnes au total ont été tuées dans l'offensive qui a permis d'éliminer le chef de la rebellion hutu rwandaise poursuivi par la CPI dans l'est de la République démocratique du Congo, a déclaré jeudi l'armée congolaise, photos à l'appui.

L'armée avait annoncé mercredi avoir "neutralisé" (tué) le commandant suprême du Front démocratique de libération du Rwanda (FDLR), Sylvestre Mudacumura. Elle a diffusé jeudi la photo de son corps, ainsi que celle de son "secrétaire général".

"Le bilan définitif: cinq tués, dont Mudacumura et son secrétaire général, quatre capturés et quatre armes récupérées", a indiqué dans un message à l'AFP le porte-parole adjoint de l'armée, le colonel Sylvain Ekenge.

"Le corps du secrétaire général et les capturés arrivent très bientôt à Goma", a-t-il ajouté.

Depuis 2012, M. Mudacumura, 65 ans, était visé par un mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) pour des crimes dans le Nord-Kivu.

"La cour doit vérifier l'information et s'il s'agit ou non de la personne décédée", avait prudemment réagi mercredi la CPI.Si son décès est confirmé, les juges de la CPI mettront fin à la procédure contre lui".

L'armée congolaise affirme avoir tué Mudacumura dans la province du Nord-Kivu dans la nuit de mardi à mercredi.

Ex-chef adjoint de la garde présidentielle à Kigali, il s'était replié dans l'est de l'ex-Zaïre après le génocide des Tutsi rwandais (800.000 morts selon l'ONU entre avril et juin 1994).

Avec des génocidaires, il avait fondé le FDLR, qui a lancé des attaques contre le Rwanda jusqu'en 2001, noué des alliances avec des milices congolaises, et terrorisé les civils congolais.

Sa mort a été saluée aussi bien en RDC qu'au Rwanda, deux voisins dont les relations sont en voie d'apaisement, après un quart de siècle de tensions.

"Sa mort confirme l'engagement du président (congolais) Félix Tshisekedi à combattre les forces négatives et ouvre la voie à une nouvelle ère de coopération positive et pacifique entre la RDC et les pays de la région", a indiqué le secrétaire d'État rwandais aux Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe.

Pas de cadeaux pour les ministres au nom de l'éthique

Le président Félix Tshisekedi arrive à la présentation du programme de ses 100 premiers jours, à Kinshasa, RDC, 2 mars 2019. (Twitter/Présidence RDC)

Ne pas recevoir des cadeaux de plus de 350.000 francs congolais (190 euros) par an: tel est l'un des engagements pris par les 67 membres du nouveau gouvernement de la République démocratique du Congo, tous invités à signer une sorte de charte éthique.

Cet "acte d'engagement des membres du gouvernement" leur interdit donc de "recevoir des cadeaux de plus de 350.000 francs congolais par an de ceux qui sont en relation professionnelle avec (eux), directement ou indirectement".

Selon le document, les ministres s'interdiront de se retrouver dans des affaires donnant lieu à un "conflit d'intérêts" en exerçant "toute activité commerciale" directement ou par personne interposées.

Ils se sont aussi engagés à agir dans l'exercice de leur fonction avec dévouement, honnêteté, intégrité, équité, dignité, impartialité et loyauté dans les relations avec les collègues et le public.

En cas de non-respect de ces engagements, "je renoncerai à mon mandat", selon le texte.

"L'on doit enlever dans la tête des Congolais cette idée de croire que la politique, c'est la carrière où on s'enrichit facilement", a commenté le professeur Saint-Augustin Mwendambali, un haut fonctionnaire lors de la cérémonie de signature.

Dévoilée le 26 août, l'équipe dirigée par le Premier ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, a été investi le 6 septembre.

C'est un gouvernement de coalition entre les forces politiques de Félix Tshisekedi, proclamé vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre, et de son prédécesseur, Joseph Kabila, qui a gardé la majorité au parlement et dans les 26 provinces de la RDC.

Les partisans de M. Kabila sont majoritaires dans cette équipe qui compte 83% d'hommes et 17% de femmes. Les 3/4 des ministres n'ont aucune expérience gouvernementale.

Le président Tshisekedi a promis de lutter contre la corruption durant son mandat.

14 morts dans une tuerie en Ituri

Région riche en or, l'Ituri est le théâtre des violences depuis des semaines, après une période d'accalmie.

Quatorze personnes ont été tuées et quatre blessées dans une attaque des miliciens contre un village dans la région aurifère de l'Ituri (est de la RDC), théâtre des violences depuis des mois.

"Nous avons compté 14 corps de civils et quatre blessés qui ont été conduits à l'hôpital" après l'attaque du village de Ngaddu en Ituri, a indiqué à l'AFP Désiré Malo, un responsable locale de la société civile.

Ce bilan a été confirmé par l'administrateur du territoire de Djugu.

"Nous espérons que l'armée pourra prendre toutes les précautions pour protéger la population", a dit l'administrateur du territoire de Djugu, confirmant le bilan de l'attaque.

"Nous poursuivons les assaillants, nous déplorons la mort des civils innocents", a réagi le lieutenant Jules Tshikudi, porte-parole de l'armée dans la région, sans avancer de bilan.

Région riche en or, l'Ituri est le théâtre des violences depuis des semaines, après une période d'accalmie.

En juin, 160 personnes ont été tuées et plus de 300.000 personnes se sont déplacées fuyant les violences d'une milice locale, selon des chiffres officiels impossibles à vérifier.

Fin 2017-début 2018, le territoire de Djugu a été secoué par des violences intercommunautaires, entraînant des dizaines de morts et des milliers de réfugiés vers l'Ouganda, de l'autre côté du lac Albert. Les violences avaient repris en juin.

L'Ituri avait déjà été le théâtre d'un conflit entre les communautés hema (éleveurs et commerçants) et lendu (agriculteurs) qui avaient fait des dizaines de milliers de morts entre 1999 et 2003 dans cette province frontalière de l'Ouganda et du Soudan du Sud.

Avec AFP

Urbanisme et innovation à Kinshasa

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