Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

RDC

Dix miliciens tués en Ituri

Floribert Kisembo (à g.), chef de cabinet de l'UPC, et Mathieu Ngudjolo du Front de résistance patriotique de l'Ituri (FRPI) à Bunia, en RDC, le 18 mai 2003. (Marco Longari / AFP)

Dix membres d'un groupe armé accusé du massacre de dizaines de civils en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, ont été tués et leur chef "grièvement blessé" par l'armée congolaise, a-t-on appris jeudi de source militaire.

"L'armée a été attaquée par un convoi des éléments du groupe armé Ngudjolo", du nom de son chef, dans le territoire de Djugu en Ituri, a déclaré à l'AFP Jules Ngongo, porte-parole de l'armée dans la région.

"Lors de ce combat, le chef rebelle Ngudjolo a été grièvement blessé et pour le moment nos hommes sur le terrain sont en train de quadriller la zone jusqu'à ce que nous le retrouvions vivant ou mort", a-t-il ajouté.

Le bilan est de "10 morts dont sept gardes" du chef rebelle, a-t-il détaillé, ajoutant qu'un militaire avait également été blessé.

Ngudjolo est le chef du groupe armé Coopérative pour le développement du Congo (Codeco) très actif depuis juin dans le territoire de Djugu.

Cette région du nord de l'Ituri a renoué avec les violences depuis fin 2017. Plus de 700 civils y ont été tués d'un conflit digne d'un "crime contre l'humanité", selon les Nations Unies.

Dans cette région aurifère et pourvue de pétrole, un conflit communautaire avait fait plusieurs dizaines de milliers de victimes entre 1999 et 2003, jusqu'à l'intervention d'une force européenne.

Le conflit opposait deux communautés, les Lendu, majoritairement agriculteurs, et les Hema, éleveurs et commerçants.

Le groupe armé Codeco est une milice pro-lendu. Un des enjeux majeurs du conflit actuel est "le contrôle des terres par les Lendu", selon un rapport conjoint de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) et du bureau des droits de l'homme, publié en janvier. Les victimes sont principalement des Hema depuis fin 2017.

Toutes les actualités

Des victimes de violences sexuelles en RDC témoignent

Des victimes de violences sexuelles en RDC témoignent
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:23 0:00

Tshisekedi veut voir clair dans le secteur minier congolais

Le président Félix Tshisekedi à Lubumbashi, Haut-Katanga, 12 mai 2021, (Twitter/Présidence RDC)

Le président Félix Tshisekedi est arrivé mercredi à Lubumbashi, chef-lieu de l’ancienne province stratégique du Katanga, riche en minerais.

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a promis de voir plus clair dans les pratiques des exploitants des concessions minières dans le pays.

M. Tshisekedi, qui a pris ses fonctions en 2019 et cherche à être réélu en 2023, s'exprimait à l'occasion d'un voyage dans la région du Katanga, riche en minerais.

"Ceux qui viennent exploiter s'enrichissent, et nous les propriétaires des minerais, nous restons toujours pauvres. Ces choses sont finies", a déclaré le chef de l'État.

Le gouvernement, mis en place il y a un mois, après la rupture de la coalition avec l’ancien président Joseph Kabila et la constitution d’une nouvelle majorité, a déclaré vouloir réunir au moins 12 milliards de dollars chaque année pour réaliser son programme d’action.

Mais il n'est pas sûr que les caisses de l'État ont du répondant.

"Dans l'avenir immédiat, le Congo sera au centre des convoitises, au centre des stratégies du monde entier pour le cobalt et le cuivre et d'autres minerais qu'on regorge. Mais c'est anormal que nous, les congolais nous puissions continuer à souffrir", a expliqué aux Katangais M. Tshisekedi.

M. Tshisekedi avait annoncé, avant de devenir président, qu’il renégocierait les contrats miniers.

Le Nord-Kivu et l’Ituri désormais sous autorité militaire
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:05 0:00


M. Tshisekedi a aussi remercié les Katangais de ne pas avoir suivi des "sorciers" qui s’activent à vouloir séparer le pays.

La région fait en fait l’objet d’attaques répétés de sécessionnistes appelés Bakata Katanga.

Des craintes s’étaient aussi élevées après la rupture avec l’ancien président Kabila qui s’était installé près de quatre mois dans la région avant de regagner Kinshasa il y a deux semaines.

La justice demande la levée de l'immunité du sénateur Matata Ponyo

La justice demande la levée de l'immunité du sénateur Matata Ponyo
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:42 0:00

Seul le Parlement réuni en congrès peut lever l'immunité de Matata Ponyo, selon le juriste Willy Wenga

Seul le Parlement réuni en congrès peut lever l'immunité de Matata Ponyo, selon le juriste Willy Wenga
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:07 0:00

La RDC confirme la présence d'un variant indien du coronavirus

La RDC confirme la présence d'un variant indien du coronavirus
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:01:02 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG