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RDC

Déjà 14 cas de coronavirus à Kinshasa, Tshisekedi annonce des "mesures musclées"

Un agent de la santé pulvérise du désinfectant sur une dame à Caracas, Venezuela, 18 mars 2020. (Photo: Reuters)

Sept nouveaux cas viennent de rallonger la liste de personnes déjà déclarées positives au COVID-19 à Kinshasa, ramenant à 14 le nombre d’individus testés positifs dans la capitale congolaise.

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a annoncé mercredi soir une série de mesures visant à ralentir la propagation de la pandémie du nouveau coronavirus dont le nombre de cas confirmés dans le pays s’élève désormais à 14.

Parmi ces mesures, on compte l’interdiction des vols en provenance des pays à risque et le renforcement de contrôles et d’identification pour tout voyageur, y compris pour les vols domestiques.

« Seuls les avions et les navires cargos et autres moyens de transport frets seront autorisés à accéder au territoire national et leurs personnels soumis aux contrôles », a déclaré le président Tshisekedi dans une adresse retransmise à télévision d’Etat.

Quelques heures plus tôt, le ministre congolais de la santé, le Dr. Eteni Longondo, avait révélé que sept nouveaux cas ont été confirmés à Kinshasa, la capitale du 4e pays le plus peuplé d’Afrique.

« Ils sont tous congolais mais cinq ont séjourné ou transité par la France. Deux séjournent à Kinshasa mais étaient en contact avec 1 cas positif venu de la France », a écrit le Dr. Longondo sur son compte Twitter.

La plupart des 14 cas sont venus d'Europe et on compte deux médecins parmi eux, selon Dr. Dédé Ndungi Ndungi, responsable du Programme national de l’hygiène aux frontières.

L’un des médecins est venu de France et l’autre vit à Kinshasa mais a été en contact avec une personne testée positive qu’il soignait, a précisé Dr. Ndungi Ndungi.

Les autres mesures annoncées par M. Tshisekedi concernent l’interdiction de tout rassemblement de plus de 20 personnes, y compris les cultes religieux et les activités sportives.

Les écoles et les universités sont fermées pour quatre semaines, ainsi que l’organisation des deuils. « Les dépouilles mortelles seront conduites directement de la morgue jusqu’au lieu d’inhumation et en nombre restreint d’accompagnateurs », a précisé le président Tshisekedi.

« Nous ne sommes qu’au début de cette pandémie. Il s’agit d’une menace sérieuse pour la santé publique qui appelle des mesures musclées pour nous protéger », a souligné le président congolais.

Le premier cas de coronavirus au Congo a été signalé il y a seulement 9 jours, le 10 mars.

L’augmentation des cas est un revers additionnel pour ce pays déjà aux prises avec Ebola. Par ailleurs, une épidémie de rougeole fait des ravages dans plusieurs provinces. A ces calamités s’ajoutent le paludisme – la plus grande cause de mortalité dans le pays -, le choléra (plus de 30.000 cas depuis 2019) et une crise humanitaire complexe, notamment dans le Nord-Kivu et en Ituri.

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Nouveaux cas d'Ebola dans le nord-ouest du Congo

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Destitution du maire de la ville de Beni, dans l'est congolais

Des militants du mouvement de la société civile, Lutte pour le changement (Lucha),à la procession funéraire d'un activiste congolais pro-démocratie tué à Goma, le 14 juin 2018.

Le maire de la ville-martyre de Beni dans l'est de la République démocratique du Congo a été démis de ses fonctions après avoir accusé le gouverneur et les élus d'entretenir l'insécurité dans cette ville, a-t-on appris dimanche de source administrative.

Après le décès le 21 mai à Beni d'un activiste du mouvement Lutte pour le changement (Lucha) dans la dispersion d'une manifestation contre des massacres des civils par des membres du groupe Forces démocratiques alliées (ADF), des jeunes avaient appelé à la démission du maire.

"Ceux qui tuent à Beni sont les politiciens", a dit le maire Bwanakawa Nyonyi, accusant "les députés nationaux et les députés provinciaux, malheureusement en complicité avec le gouvernement provincial" du Nord-Kivu (est) d'avoir instrumentalisé ces jeunes, dans une interview à une radio locale.

L'objectif poursuivi par ces responsables provinciaux, selon lui, est que la ville de Beni "puisse paraître comme ingouvernable", afin de justifier son remplacement par une personnalité choisie par le gouvernement provincial.

En réaction le gouverneur a décidé de le suspendre "par mesure d'ordre" public, peut-on lire dans l'arrêté consulté par l'AFP.

Le gouverneur reproche au maire suspendu d'avoir "brillé par des actes subversifs allant jusqu'à jeter l'opprobre sur l’exécutif", ainsi que d'avoir manqué au devoir "de réserve sur le plan communicationnel".

Le territoire et la ville de Beni sont le théâtre de massacres effectués par des membres du groupe armé violent ADF qui ont tué au moins 427 civils dans la province du Nord-Kivu depuis novembre, en représailles aux opérations militaires menées contre leurs fiefs.

La fermeture des frontières terrestres RDC-Rwanda affame les commerçantes

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La justice congolaise enquête sur la mort soudaine d'un juge qui présidait un procès de corruption

Les avocats quittent la prison de Makala à Kinshasa à la fin du procès en appel des assassins présumés de l'activiste Floribert Chebeya, le 27 novembre 2012, devant un tribunal militaire. (Photo Junior D. Kannah / AFP)

La mort soudaine et inattendue d'un juge qui présidait un procès très médiatisé sur la corruption en République démocratique du Congo a provoqué une onde de choc.

Mercredi le parquet du tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe a initié une information judiciaire après le décès du magistrat Raphaël Yanyi Ovungu, qui présidait le procès de Vital Kamerhe, l'ancien directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi, poursuivi pour détournement de fonds.

Le parquet a aussi ordonné une autopsie du corps du juge, qui a été déclaré mort dans la nuit de mardi à mercredi dans un centre médical de Kinshasa après s'être plaint d'un malaise.

Le parquet demande au médecin légiste d'établir une autopsie afin d'établir la cause du décès du juge.

"Nous requérons monsieur le médecin légiste ...(d’) examiner le corps du feu Raphaël Yanyi Ovungu," indique une note de réquisition du parquet que VOA Afrique a parcourue.

Le juge Raphael Yanyi était un magistrat "intègre", selon l'avocat de Vital Kamerhe
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M. Kamerhe comparaît avec deux autres prévenus pour détournement des fonds destinés aux travaux de construction dans le cadre de 100 premiers jours du nouveau chef de l’Etat. Il maintient son innocence.

L’audience, qui doit reprendre le 3 juin, est à l’étape de l’audition des témoins.

Dans sa réquisition du médecin légiste, le parquet dit avoir ouvert une information judiciaire.

Me John Kaboto, avocat de M. Kamerhe interviewé par VOA Afrique, a déclaré que son client et sa défense regrettaient le décès brutal d’un magistrat "intègre et attentif" qui accordait aux prévenus la latitude de se défendre.

"Ce décès va nous retarder en ce sens qu’il faut que les magistrats s’organisent pour la recomposition du tribunal et il leur faudra du temps pour compulser tous les documents et s’imprégner de l’affaire," a affirmé Me Kaboto.

Le juge Raphael Yanyi était un magistrat "intègre", selon l'avocat de Vital Kamerhe

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