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RDC

Un 2ème ex-chef de guerre condamné par la CPI libéré à Kinshasa

Le général Germain Katanga assis au tribunal militaire de Kinshasa, le 3 février 2016. (AFP / PAPY MULONGO)

L'ancien chef de guerre congolais Germain Katanga, condamné par la Cour pénale internationale (CPI), a été libéré lundi à Kinshasa, vingt quatre heures après la libération d'un autre ex-chef de guerre, Thomas Lubanga, a appris l'AFP de sources concordantes.

"Le général Germain Katanga vient d'être libéré de la prison de Makala", a déclaré à l'AFP Emmanuel Cole, responsable d'une ONG locale de défense des droits des prisonniers.

"Oui, il a été libéré, il est sorti de prison", a confirmé à l'AFP son neveu Jeannot Malivo Kagaba.

Livré en 2007 à la CPI, M. Katanga, 42 ans, avait été condamné en 2014 à 12 ans de prison pour complicité de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité dans l'attaque d'un village en Ituri et qui avait fait environ 200 morts en 2003.

Surnommé Simba ("Lion" en swahili) pour sa férocité, M. Katanga était l'un des acteurs du conflit intercommunautaire qui a tué des dizaines de milliers de personnes en Ituri entre 1999 et 2003.

Il avait été promu général de brigade dans l'armée congolaise fin 2004 en échange de la reddition de sa milice. Il avait été arrêté en 2005 par les autorités congolaises.

Transféré à Kinshasa par la CPI en décembre 2015, le général Katanga devait sortir de prison le 18 janvier 2016.

Ce même jour, les autorités congolaises avaient indiqué qu'il ne serait pas libéré et que des poursuites avaient été ouvertes contre lui.

Le procès congolais de M. Katanga a été ouvert en février 2016. Avec six autres co-accusés, il était poursuivi pour "crime de guerre, crime contre l'humanité et participation à un mouvement insurrectionnel" dans la région aurifère de l'Ituri (nord-est).

Sa demande de mise en liberté provisoire avait été rejetée à plusieurs reprises et son procès était toujours en cours et les raisons de sa libération lundi restaient pour l'instant inconnues.

Cette libération intervient au lendemain de celle d'un autre ex-chef de guerre congolais, Thomas Lubanga, premier condamné dans l'histoire de la CPI. M. Lubanga avait purgé sa peine de 14 ans de prison qui lui avait été infligé pour enrôlement d'enfants, également dans le conflit en Ituri au début des années 2000.

Ces libérations interviennent alors que plus de 700 civils ont été tués dans de nouvelles violences en Ituri depuis décembre 2017, d'après les Nations unies qui parlent d'un possible "crime contre l'humanité".

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Est de la RDC: au moins 15 morts dans une attaque du groupe armé ADF

Un camp des FARDC à Beni, dans le Nord-Kivu, en RDC, le 7 décembre 2018. REUTERS/Goran Tomasevic

Au moins quinze personnes ont été tuées dans une attaque du groupe armé Forces démocratiques alliées (ADF) dans la région de Beni, dans l'est de la République démocratique du Congo.

Les ADF ont fait incursion dans le village de Baeti mercredi dans la nuit. Il y a "18 personnes tuées, des maisons incendiées", a déclaré à l'AFP Janvier Kasairio, rapporteur de la société civile de Beni, dans la province du Nord-Kivu. "Les ennemis ADF ont tué entre 15 et 18 personnes", a dit de son côté à l'AFP l'administrateur du territoire de Beni.

La principale rébellion burundaise délogée de son fief par l'armée dans l'est de la RDC

Des soldats des FARDC près de Beni, le 18 février 2020.

L'armée congolaise a annoncé avoir délogé de son fief de l'est de la République démocratique du Congo la principale rébellion burundaise des "Forces nationales de libération" du Burundi (FNL) après trois jours d'intenses combats.

"Les FARDC (Forces armées de la RDC) ont délogé et récupéré le quartier général de rebelles burundais FNL (Forces nationales de libération (du Burundi) dirigé par Aloise Nzabampema", écrit le capitaine Dieudonné Kasereka, porte-parole de l'armée au Sud-Kivu (est).

Les FNL sont considérées comme la principale rébellion burundaise présente dans l'est de la RDC.

L'armée congolaise affirme, dans le même communiqué, se battre aussi contre des rebelles burundais du CNRD (Conseil national pour le renouveau et la démocratie), dont un groupe résiduel est toujours actif dans deux localités de la plaine de la Ruzizi (Sud-Kivu), selon l'armée.

Le bilan de tous ces affrontements entre l'armée et des groupes rebelles burundais font état de "27 ennemis neutralisés" (tués), plusieurs armes et munitions récupérées et trois militaires des FARDC sont tombés sur le champ d'honneur, quatre autres blessés, précise le communiqué.

L'armée indique que "ces ennemis de la paix sont en débandade vers les forêts de Muranvia, Nyaburunda, Kashongo et la vallée Nyanzale Rudaga".

L'armée congolaise a lancé "des opérations de grande envergue" contre trois groupes rebelles burundais les FNL, le CNRD et Red Tabara qui a revendiqué plusieurs attaques sur le territoire burundais ayant fait, en septembre, des dizaines de morts parmi les forces de sécurité burundaise.

Début octobre, la ministre congolaise des Affaires étrangères Marie Tumba Nzeza avait été reçue par le président burundais Evariste Ndayishimiye. Le Burundi avait boycotté un sommet régional des chefs d’État préférant traiter des questions sécuritaires en bilatérale avec la RDC.

La RDC entretient des relations complexes avec ses voisins notamment le Rwanda et le Burundi, en raison de la présence de réfugiés et de rebelles de ces deux pays dans l'Est congolais traversé par des conflits multiples depuis près de trois décennies.

Tshisekedi annonce des consultations et promet des décisions qui “n’excluront aucun cas de figure”

Président Félix Tshisekedi à son bureau, Kinshasa, 23 octobre 2020. (Twitter/Présidence RDC)

Confronté à de vives tensions avec ses alliés du FCC, le président Félix Tshisekedi a choisi des consultations avec la classe politique et sociale dans l'optique de créer une nouvelle dynamique qui l’accompagnera pour le reste de son mandat.

Fustigeant “anti-valeurs” et “tactiques politiciennes”, le président congolais Félix Tshisekedi a annoncé vendredi qu'il allait initier dans les prochains jours des consultations avec "les leaders politiques et sociaux les plus représentatifs" dans le but de "créer une union sacrée de la nation".

Il l’a annoncé lors d’une adresse à la nation, trois jours après la prestation de serment controversée de trois des juges qu'il avait nommés à la Cour constitutionnelle. Un acte qui a aggravé une crise latente qui existait déjà avec le Front commun pour le Congo (FCC), la famille politique de son prédécesseur Joseph Kabila.

Le FCC accuse le président d'avoir violé la Constitution et opéré un passage en force.

Elu à la présidence fin 2018, M. Tshisekedi s’est retrouvé face à une majorité législative écrasante issue du régime de son prédécesseur.

Bon gré mal gré les deux ont conclu un "deal" et choisi de composer dans une coalition en lieu et place d’une cohabitation. Mais cela ne semble pas aller comme sur les roulettes.

Les rapports au sein de la coalition sont plutôt tendus, avec des épisodes de séismes récurrents quasiment tous les deux mois.

Le Chef de l’Etat congolais a, dans son allocution, dépeint en quelques mots les embûches qui se dressent dans la marche de la coalition CACH-FCC.

Il a parlé de "deux ans de divergence persistante qui plombe les ailes de l’espoir vers le développement".

Parmi lesquelles le manque de vision commune quant à la marche du pays, à l’Etat de droit et au fonctionnement des institutions.

"Ces divergences portent notamment sur les questions relatives la paix et la sécurité nationale, la Commission électorale nationale, à l’organisation des élections, à la gestion du portefeuille de l’Etat, à la territoriale, à la diplomatie, à l’indépendance de la justice et à l’instauration de l’Etat de droit qui sont un enjeu majeur pour la nation", a étayé M. Tshisekedi.

"Je ne laisserai aucun arrangement politique, de quelque nature que se soit, primer sur mes prérogatives constitutionnelles et sur l’intérêt supérieur du peuple congolais. Je ne transigerai pas avec les intérêts supérieurs de la nation", a-t-il prévenu.

La vielle le FCC -- majoritaire au Sénat et à l'Assemblée nationale -- avait dans une déclaration inédite refusé de reconnaitre les trois nouveaux juges.

Des hauts cadres avaient carrément boycotté la prestation de serment des juges. La machine était donc grippée.

Pour Ferndinand Kambere, secrétaire permanent adjoint du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratique (PPRD) de l'ancien président Joseph Kabila, son clan attendait plutôt un discours conciliant de M. Tshisekedi.

"Le discours du président de la république est décevant", a déploré M. Kambere.

Pour lui, l'attente était que M. Tshisekedi rapporte ou révoque la nommination de trois juges nommés, selon lui, en violation de la Constitution.

Félix Tshisekedi s'adresse aux Congolais en pleine crise avec le camp pro-Kabila

Le président congolais Félix Tshisekedi dans son bureau à Kinshasa, 22 octobre 2020. (Twitter/Présidence RDC)

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a promis de s'adresser à la nation vendredi, en pleine crise avec ses partenaires de la majorité parlementaire fidèle à son prédécesseur Joseph Kabila.

"Le chef de l'État s'adressera à la nation ce vendredi 23 octobre 2020. A cet effet, la 54e réunion du conseil des ministres prévue le même jour est reportée à une date ultérieure", a indiqué jeudi soir la présidence de la République dans un bref communiqué.

Ces annonces interviennent alors que la tension est remontée cette semaine entre le président Tshisekedi et ses partenaires de la majorité parlementaire du Front commun pour le Congo (FCC), fidèle à son prédécesseur Joseph Kabila.

Mercredi, au siège du parlement, M. Tshisekedi a fait le signe de la victoire dans sa bataille politique autour de la très stratégique Cour constitutionnelle face au camp Kabila.

L'ancien président de la RDC Joseph Kabila a pris son siège de Sénateur à vie à la rentrée parlementaire à Kinshasa, 15 septembre 2020. (Facebook/Sénat RDC)
L'ancien président de la RDC Joseph Kabila a pris son siège de Sénateur à vie à la rentrée parlementaire à Kinshasa, 15 septembre 2020. (Facebook/Sénat RDC)

Malgré l'opposition du FCC, le président a assisté à la prestation de serment des trois nouveaux membres de la Cour constitutionnelle qu'il a nommés par ordonnance en juillet.

La cérémonie s'est déroulée à l'absence des présidents de l'Assemblée et du Sénat, Jeanine Mabunda et Alexis Thambwe Mwamba, du Premier ministre Sylvestre Ilunga et de même que les nombreux ministres et parlementaires pro-Kabila, majoritaires.

Jeudi, le FCC a qualifié d'"irrégulière" cette cérémonie de prestation de serment "des personnalités nommées de manière illégale". Pour cette plateforme politique, M. Tshisekedi a fait "le choix délibéré de violer la Constitution" à travers "un passage en force".

Investi le 24 janvier 2019, M. Tshisekedi gouverne en coalition avec le FCC de son prédécesseur Kabila avec qui il a signé un accord politique.

La Cour constitutionnelle a le pouvoir de valider ou invalider les candidatures à la présidentielle, mais également les résultats de ce scrutin.

Le quotidien La Prospérité propose d'analyser les deux dernières années dans le contexte de la prochaine élection présidentielle, prévue en 2023. Selon le quotidien, "le FCC ne jure que sur le retour de Joseph Kabila à la tête du pays."

Attaque de Beni: entretien avec Nicaise Kibelbel O’ka, éditeur du quotidien Les Coulisses

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