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Nigeria

Procès de 47 hommes accusés d'homosexualité

Yahaya Makaho, chanteur pop de Kaduna

Le procès de 47 hommes accusés d'homosexualité, un délit passible de 14 ans de prison au Nigeria, a débuté devant la Haute cour fédérale de Lagos, a déclaré jeudi leur avocat à l'AFP.

Les inculpés, qui ont plaidé non coupables, avaient été arrêtés dans un hôtel de Lagos lors d'un raid de la police en 2017.

Ils sont accusés, d'après la police nigériane, d'avoir participé à une "soirée d'initiation gay", notamment "d'avoir commis des actes homosexuels et d'avoir encouragé des hommes à se rencontrer pour perpétrer des faits contre nature".

Selon leur défense, Me Chizelu Emejulu, "ils participaient à une soirée d'anniversaire. Certains se trouvaient dans la boîte de nuit de l'hôtel tandis que d'autres se relaxaient dans des chambres lorsqu'ils ont été arrêtés".

"Il y avait des hommes et des femmes (à cette soirée, ndlr), mais la police a laissé les femmes partir et a gardé les hommes en détention", a ajouté l'avocat.

"Notre ligne de défense est très simple, ils ne faisaient rien d'illégal".

Selon Me Emejulu, l'accusation - la police nationale - a échoué deux jours d'affilée, mercredi et jeudi, à produire le témoin qui devait appuyer sa réquisition à l'ouverture du procès.

L'audience a dû être ajournée au 4 février prochain.

L'ex-président nigérian Goodluck Jonathan a fait voter en 2014 une loi interdisant le mariage homosexuel, mais aussi la "cohabitation entre même sexe", et condamnant de 10 à 14 ans de prison toute démonstration publique de "relations amoureuses entre personnes de même sexe".

Dans certains Etats majoritairement musulmans du nord du pays où la charia est pratiquée en parallèle du système de justice fédéral et local, l'homosexualité est même passible de la peine de mort.

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Attaque djihadiste qualifiée d’extrêmement violente contre une base des Nations Unies

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Attaque "extrêmement violente" contre un centre de coordination humanitaire

Des maisons de boue ont été incendiées par des combattants islamistes de Boko Haram dans le village de Maiborti, à la périphérie de Maiduguri, dans le nord-est du Nigéria, le 17 décembre 2018.

Des djihadistes ont mené une "attaque extrêmement violente" contre le centre de coordination humanitaire géré par l'ONU dans le nord-est du Nigeria, près du Cameroun, en proie aux insurrections djihadistes de Boko Haram et de l'ISWAP, branche ouest-africaine du groupe Etat islamique, selon l'ONU.

Les djihadistes ont incendié des bâtiments et pillé de l'aide humanitaire, ont indiqué ces sources.

Des combattants islamistes sont arrivés samedi vers 20H00 à Ngala, à bord de camions équipés de mitrailleuses lourdes et ont attaqué le centre de coordination humanitaire, proche d'un camp de déplacés où 55.000 personnes ont trouvé refuge et dépendent de l'aide humanitaire.

"Les assaillants ont tiré avec des mitrailleuses (...) et utilisé des lance-roquettes RPG. Les soldats qui protègent les lieux ont réussi à évacuer le personnel humanitaire vers leur base à proximité pendant que les combats se poursuivaient", a indiqué un employé humanitaire. "Aucun membre du personnel humanitaire n'a été blessé".

Un autre travailleur humanitaire a déclaré à l'AFP que les djihadistes "avaient pillé des hangars emportant avec eux la nourriture et des médicaments et incendié cinq véhicules".

Une source militaire contactée par l'AFP a indiqué que les assaillants avaient été repoussés après de longs échanges. "Nous avons perdu un soldat et tué quatre +terroristes+", un bilan qui n'a été confirmé ni par l'ONU ni par les autorités nigérianes.

L'ISWAP, une faction djihadiste liée au groupe Etat islamique, a affirmé dans un message diffusé en ligne avoir attaqué des soldats dans la région samedi mais elle n'a pas précisé avoir ciblé le centre d'aide humanitaire.

Le coordinateur humanitaire de l'ONU au Nigeria, Edward Kallon, s'est dit "indigné par l'attaque extrêmement violente contre ce centre humanitaire très important dans la région".

"Une section entière de l'installation a été incendiée ainsi que les rares véhicules que les agences des Nations unies utilisent pour se déplacer et acheminer l'aide", a-t-il expliqué.

M. Kallon a ajouté : "Cette attaque est la dernière d'un trop grand nombre d'incidents visant directement les acteurs humanitaires et l'aide que nous fournissons" dans le nord-est du Nigeria.

Selon l'ONU, 12 humanitaires ont été tués dans le pays en 2019, et deux sont toujours otages des djihadistes.

Le camp de Ngala a été installé en janvier 2016 après le retour de milliers de réfugiés nigérians, chassés du Cameroun.

Le conflit provoqué par Boko Haram et l'ISWAP a fait 35.000 morts et déplacé environ deux millions de personnes de leurs foyers depuis 2009.

L'ouest du Tchad meurtri par un nouvel attentat-suicide attribué à Boko Haram

Un nouvel attentat-suicide portant la marque de Boko Haram a tué neuf civils dans la nuit de dimanche à lundi dans la province du lac Tchad, où les attaques du groupe jihadiste se multiplient ces derniers mois.

"Une kamikaze s'est fait exploser hier (dans la nuit) à Kaiga Kindjiria" et a "provoqué la mort de 9 personnes, dont 2 femmes et 7 hommes", a indiqué à l'AFP un responsable de la sécurité dans la région sous couvert d'anonymat.

Cette attaque ainsi que le nombre de victimes ont été confirmés à l'AFP par le porte-parole de l'armée tchadienne, le colonel Azem Bermandoa.

- 'C'est Boko Haram' -

"Aux alentours de 23H00, une jeune femme kamikaze s'est infiltrée dans une concession où se trouvaient des jeunes femmes et hommes", a précisé à l'AFP un responsable local s'exprimant sous couvert d'anonymat.

"C'est Boko Haram, Il n'y a a pas doute", selon le porte-parole de l'armée.

Kaïga Kindjiria est un village d'environ 7.000 habitants situé dans la province du Lac Tchad. Il est régulièrement pris pour cible par le groupe djihadiste.

Le 14 août dernier, une kamikaze avait déjà fait exploser sa ceinture dans la même localité, tuant cinq civils et un militaire.

Depuis plusieurs mois, les attaques djihadistes se sont multipliées autour du Lac Tchad, une vaste étendue d'eau truffée d'îlots et de marécages partagée par le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Nigeria.

C'est au Nigeria qu'est née l'insurrection de Boko Haram en 2009, avant de se propager dans les pays voisins. La faction de Boko Haram affilié au groupe de l'Etat islamique, ISWAP, est particulièrement active dans cette zone.

Depuis 2015, les pays de la région luttent contre Boko Haram et ISWAP au sein de la Force multinationale mixte (FMM), une coalition régionale engagée autour du Lac Tchad avec l'aide de comités de vigilance composés d'habitants.

- Parly à N'Djamena -

Début janvier, l'ensemble des 1.200 Tchadiens de la FMM déployé depuis des mois au Nigeria sont rentrés au Tchad pour être redéployé sur les pourtours du Lac, côté Tchad, où les attaques se sont multipliées ces derniers mois. Mi-décembre, au moins 14 personnes ont été tuées dans un village de pêcheurs dans la même zone où a été perpétré l'attentat-suicide.

Chez son voisin camerounais, même constat: la région de l'Extrême-nord, qui borde une partie du Lac, est confrontée depuis plusieurs mois à un regain d'attaques de djihadistes nigérians de Boko Haram, selon Amnesty International. L'ONG décompte 275 personnes tuées en 2019, des civils pour la plupart.

Cet attentat-suicide intervient alors que la ministre française des Armées, Florence Parly, en visite à N'Djamena lundi, a souligné "l'engagement très fort" du Tchad dans la lutte contre le djihadisme au Sahel, où opèrent d'autres groupes djihadistes.

Présente au sein du G5 Sahel avec le Mali, le Niger, le Burkina Faso et la Mauritanie, l'armée tchadienne intervient bien en dehors de son territoire. Elle a ainsi récemment annoncé l'envoi d'un bataillon (480 personnes) dans la région des trois frontières, entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, victime de sanglantes attaques de groupes djihadistes.

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