Liens d'accessibilité

Dernières nouvelles

Nigeria

Un tueur en série présumé plaide finalement non coupable

Un tueur en série présumé du Nigeria, qui avait plaidé coupable de neuf meurtres sur les 10 dont il avait été accusé, a finalement plaidé non coupable jeudi devant un tribunal de Port-Harcourt (sud).

Gracious David-West, qui apparaissait une nouvelle fois devant la Cour, "a décidé de changer sa défense après avoir reconnu neuf accusations de meurtre" en octobre dernier, a précisé Chidi Ekeh, représentant du parquet de l'Etat de Rivers, à la fin de l'audience.

"Mon client peut plaider non coupable", a assuré à l'AFP Vincent Chukwu, avocat de l'accusé. "Ça ne change rien au niveau de la loi. Ce qui nous importe, ce sont les preuves et nous attendons de voir quelles preuves ils (l'accusation) montreront à la Cour".

Le tueur en série présumé comparaissait aux côtés d'une coaccusée, Nimi Thankgod, qui a été libérée sous caution en attendant le début du procès.

Lundi, le premier jour du procès de David-West avait été ajourné en raison de l'apparition de cette coaccusée dans l'enquête de police dont les résultats ont été communiqués à la justice la semaine dernière.

Le procureur général de Rivers, qui a souhaité prendre un main ce procès très médiatisé et très attendu dans l'Etat de Rivers, a assuré à l'AFP que le procès irait "jusqu'au bout", dans un pays où ils traînent souvent en longueur en raison des manquements des enquêtes policières.

Dix femmes ont été retrouvées mortes, étranglées, dans des hôtels de Port Harcourt, entre juillet et septembre, provoquant une grande inquiétude au sein de la population.

L'Etat de Rivers, où les taux de criminalité sont parmi les plus élevés du Nigeria, est gangrené par des affrontements entre des "groupes cultistes", dont David-West fait partie, selon les déclarations préliminaires de la police.

Ils utilisent la violence et les crimes rituels comme démonstration de force et sèment la terreur au sein de la population.

Des centaines de femmes étaient descendues dans les rues de Port Harcourt en septembre pour demander l'arrestation du meurtrier et protester contre l'insécurité régnant dans les rues de la ville.

La police n'a souhaité faire aucun commentaire à l'AFP.

Lors de son arrestation, la police locale n'avait pas hésité à faire parader celui qu'elle désignait déjà comme "l'assassin" ou le "tueur en série" et a publié une vidéo où Gracious David-West reconnaissait ses crimes sur Twitter.

Le procès de David-West et de sa coaccusée Nimi Thankgod reprendra à partir du 9 décembre prochain.

Toutes les actualités

Procès de 47 hommes accusés d'homosexualité

Yahaya Makaho, chanteur pop de Kaduna

Le procès de 47 hommes accusés d'homosexualité, un délit passible de 14 ans de prison au Nigeria, a débuté devant la Haute cour fédérale de Lagos, a déclaré jeudi leur avocat à l'AFP.

Les inculpés, qui ont plaidé non coupables, avaient été arrêtés dans un hôtel de Lagos lors d'un raid de la police en 2017.

Ils sont accusés, d'après la police nigériane, d'avoir participé à une "soirée d'initiation gay", notamment "d'avoir commis des actes homosexuels et d'avoir encouragé des hommes à se rencontrer pour perpétrer des faits contre nature".

Selon leur défense, Me Chizelu Emejulu, "ils participaient à une soirée d'anniversaire. Certains se trouvaient dans la boîte de nuit de l'hôtel tandis que d'autres se relaxaient dans des chambres lorsqu'ils ont été arrêtés".

"Il y avait des hommes et des femmes (à cette soirée, ndlr), mais la police a laissé les femmes partir et a gardé les hommes en détention", a ajouté l'avocat.

"Notre ligne de défense est très simple, ils ne faisaient rien d'illégal".

Selon Me Emejulu, l'accusation - la police nationale - a échoué deux jours d'affilée, mercredi et jeudi, à produire le témoin qui devait appuyer sa réquisition à l'ouverture du procès.

L'audience a dû être ajournée au 4 février prochain.

L'ex-président nigérian Goodluck Jonathan a fait voter en 2014 une loi interdisant le mariage homosexuel, mais aussi la "cohabitation entre même sexe", et condamnant de 10 à 14 ans de prison toute démonstration publique de "relations amoureuses entre personnes de même sexe".

Dans certains Etats majoritairement musulmans du nord du pays où la charia est pratiquée en parallèle du système de justice fédéral et local, l'homosexualité est même passible de la peine de mort.

Des chefs d’oeuvre alimentaires

Des chefs d’oeuvre alimentaires
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:06 0:00

Réintegration d'anciens combattants Boko Haram

Réintegration d'anciens combattants Boko Haram
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:29 0:00

14 personnes enlevées, dont 2 humanitaires, dans le nord-est

Quatorze personnes, dont deux travailleurs humanitaires de la Croix-Rouge, ont été enlevées dans le nord-est du Nigeria, confronté à une sanglante insurrection djihadiste, a-t-on appris jeudi de sources sécuritaires nigérianes.

Le groupe de voyageurs a été intercepté par des insurgés du groupe Etat Islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap) sur une route de l'Etat du Borno mercredi soir, selon ces sources.

"Les terroristes de l'ISWAP ont établi un point de contrôle le long de l'axe Maiduguri-Damaturu hier (mercredi) vers 20h30 et ont emmené 14 personnes qui les ont confondues avec des militaires en patrouille", a affirmé à l'AFP une source sécuritaire. "Ils arrêtaient les automobilistes qui se dépêchaient de rejoindre Maiduguri" à la nuit tombée. "Parmi les victimes enlevées figurent un sergent de l'armée et sa famille qui revenaient d'un voyage. Deux membres du personnel de la Croix-Rouge ont également été emmenés, ainsi que six habitants partis cueillir des sauterelles en brousse - une friandise locale".

Une seconde source sécuritaire a confirmé l'enlèvement, affirmant que les djihadistes avaient "trompé les automobilistes en montant un faux barrage sur la route près de Jakana".

"Un militaire et sa famille figurent parmi les otages. Deux employés de la Croix-Rouge également", a ajouté cette seconde source.

Dans un communiqué, l'ISWAP a revendiqué "avoir fait 14 prisonniers, dont deux employés de la Croix-Rouge, à un faux point de contrôle installé par ses combattants" dans le Borno, selon le site de surveillance Site Intelligence. Le groupe djihadiste a affirmé avoir "capturé" six soldats nigérians et huit civils chrétiens, dont deux employés de la Croix-Rouge.

L'identité des deux humanitaires restait floue jeudi.

Selon un représentant du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Nigeria joint au téléphone, l'organisation n'était pas en mesure de confirmer s'il s'agissait d'employés de la Croix-Rouge nationale ou du CICR. Des vérifications étaient en cours jeudi.

L'ISWAP est une faction dissidente du groupe djihadiste Boko Haram, qui a commis de nombreuses attaques et attentats contre des civils.

L'insurrection a fait plus de 35.000 morts et deux millions de déplacés dans le nord-est du Nigeria, et s'est étendue aux pays voisins.

L’art pour guérir les maux

L’art pour guérir les maux
Attendez s'il vous plaît

No media source currently available

0:00 0:02:01 0:00

Voir plus

XS
SM
MD
LG